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Images aléatoires

Jeudi 26 mars 2009
Donner droit de cité aux mouvements étudiants et à leurs mémoires !

Madame la Ministre,

A plusieurs reprises, les organisations étudiantes actuelles (UNEF, FAGE, UNI, PDE, Cé, SUD étudiant,… ), représentatives et à vocation représentative (réunies de manière inédite au sein d’un « comité national consultatif étudiant »), les différents acteurs des archives et mémoires étudiantes, archivistes,chercheurs et anciens des mouvements étudiants vous ont saisie de la nécessité de sauvegarder et valoriser, au plan national, ce pan de notre patrimoine commun (cf. courrier commun du 29 août 2008 et courrier de la Mission CAARME du 13 novembre 2008).

Car, comme vous le savez, malgré leur caractère éphémère, les mouvements étudiants constituent un important capital d’expériences pour l’ensemble de la société. Par-delà leurs différences, leurs divergences, ils constituent le levain et un levier pour le renouvellement de nos citoyennetés démocratiques. C’est justement la pluralité même des engagements étudiants qui fait de leurs archives et mémoires un des patrimoines collectifs de nos sociétés contemporaines.

Après la préfiguration à Reims, durant quatre ans, d’un Centre d'archives spécialisé sur les mouvements étudiants (CAARME), nous sommes d’autant plus convaincus de l’intérêt et de la nécessité de développer une Cité des mémoires étudiantes et de l’ancrer dans une région universitaire prête à investir sur ces mémoires riches d’avenir.

Il faut trouver les moyens nécessaires pour développer concrètement un pôle national de collecte, conservation, classement et valorisation des archives des mouvements étudiants. Pour un tel projet d’ambition nationale, le soutien d’une seule ville, d’une seule université ne suffit pas.

En tant que « ministre des étudiants », il nous semble normal que vous preniez la responsabilité de dégager des moyens pour soutenir nationalement notre démarche.

A la veille de l’année du vingtième anniversaire de la loi sur la représentativité étudiante, nous espérons que vous accéderez à notre demande.


Par David NOËL - Publié dans : Pétitions - Communauté : Les antilibéraux
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Jeudi 19 février 2009

L’Etat doit assurer sa responsabilité nationale pour l’information, l’éducation à la sexualité, et la prévention pour toutes et tous conformément à l’article 1 de la Loi 73-639 du 11 juillet 73.


L’Etat ne doit pas supprimer les lieux d’écoute et de parole, mais les développer.


L’Etat ne doit pas supprimer les interventions collectives, mais les développer.


L’Etat doit donner aux associations qui assurent ces missions, les moyens aujourd’hui nécessaires, pour le développement de leurs activités et de leurs interventions.


Tous ces acquis sont récents, ces droits sont fragiles,


Nous avons lutté pour les obtenir, luttons ensemble pour les défendre !


Pour signer la pétition du planning familial, c'est là :


Par David NOËL - Publié dans : Pétitions - Communauté : Les antilibéraux
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Jeudi 5 février 2009
Le réseau national Information Jeunesse a été créé à partir des années 70 à l’initiative du Ministère de la Jeunesse et des Sports.

A l’écoute de leur demande, le réseau Information Jeunesse accueille tous les jeunes pour les informer gratuitement, les accompagner dans leur démarche d’information et leur offrir des services pratiques adaptés à leurs besoins et en constante évolution sur : les études, la formation, l’emploi, l’insertion, les aides aux projets, la prévention, l’engagement, le logement, la mobilité, les loisirs, les sports…
Il contribue ainsi à l’autonomie et à la citoyenneté des jeunes, dans le respect des chartes nationale et européenne qui le régissent.

Grâce à l’animation des 80 Points Information Jeunesse mise en place par le CRIJ Nord-Pas de Calais, ce sont 240 000 jeunes reçus et informés en un an par les 170 professionnels de l’Information Jeunesse sur le territoire régional.
Cette mission de service public exercée depuis 1982 par le CRIJ Nord-Pas de Calais est aujourd’hui gravement remise en cause. En effet, la mise en place de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) entraîne un désengagement dramatique de l’État (Ministère de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative) dans le financement des CRIJ (près de 50% dans les deux ans à venir ; en attente de décision pour 2011).

La baisse des financements menace l’ensemble des CRIJ dont il était le soutien de base mais aussi l’ensemble des structures associatives de jeunesse.

Dans ces conditions, l’Etat n’assurera plus l’égal accès des jeunes à l’information.

Outre la fermeture de services dont les jeunes seront bien évidemment les premières victimes, ce sont également des professionnels de l’action de proximité qui se retrouveront dans une situation de demandeur d’emploi.

Le CRIJ Nord-Pas de Calais souhaite associer tous les partenaires, usagers, structures IJ en les invitant à signer cette pétition de soutien.

Par David NOËL - Publié dans : Pétitions - Communauté : Les antilibéraux
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Vendredi 30 janvier 2009
Il devra se présenter au tribunal le 18 février pour avoir vendu « l’Humanité Dimanche » au marché Dejean, dans le 18e arrondissement de Paris, où il est présent depuis vingt ans. Nous mettons en place un comité de soutien pour dénoncer ce déni de démocratie.

Lounis est là. Comme chaque dimanche. Bonnet rouge enfoncé sur son visage poupin, la jovialité pétillant dans ses yeux, babillard, c’est un Poulbot mué en homme râblé. Quant à son présentoir, au carré sur un bout de trottoir, l’« HD » bien en vue, c’est comme une borne, un repère dans la fourmillante Goutte-d’Or, ce quartier populaire du 18e arrondissement parisien. Voire beaucoup plus : « C’est un lieu de débat convivial, une tribune utile à la vie du quartier où les gens viennent parler de leurs problèmes », assure Sylvain Soufflet, venu en voisin tailler une bavette.

Lounis écoute les uns, tend un tract aux autres, affiche la même disponibilité pour tous. Qu’importe qu’il ait quitté son travail à 5 heures du matin la veille. Ouvrier du Livre aux Nouvelles Messageries de la presse parisienne (NMPP), il a charrié des quintaux de papier journal sur les quais du centre de Stains (Seine-Saint-Denis). Dehors, toute la nuit, lui qui traîne des problèmes cardiaques depuis l’enfance. Mais dans son sourire, immuable, aucune trace de lassitude. Voilà vingt ans que Lounis tient ce poste, vend aussi l’« HD » sur un autre marché le samedi matin, colle des affiches, distribue des tracts… « Toujours sur le terrain. Je suis admiratif de son engagement, avoue M. Geoffroy, le poissonnier du marché. Et puis il est prévenant, d’une grande gentillesse… Alors, qu’on vienne l’emmerder, c’est inadmissible ! » Le fait est qu’il a été interpellé sur ce marché en 2007 par la police pour « vente de marchandises dans un lieu public sans autorisation ». La marchandise en question, c’était l’« HD ». « Plusieurs fois déjà, des policiers étaient venus me chercher des histoires. À chaque fois, ils avaient abandonné parce que les gens autour réagissaient. Mais là, ils n’ont pas voulu céder. On était un mois et demi avant la présidentielle… », explique Lounis. À la section du PCF à laquelle il appartient, des camarades lui ont proposé de payer l’amende. Il a refusé : « Il faut se battre pour la liberté d’expression politique, particulièrement aujourd’hui. » Il passera donc devant les juges. « Ça fait partie de la vie militante, prend-il avec philosophie. Quand on défend des valeurs très fortes, il faut s’attendre à de vives confrontations. »

Il aura 50 ans et un jour quand il se présentera devant le tribunal. Dont presque trente années au service du PCF. « Le Parti, c’est un peu ma famille, celle qui m’a ouvert au monde », affirme cet homme, qui n’a vraiment connu son autre famille, biologique, qu’à l’adolescence. De problèmes de santé en soucis d’argent, ses parents ont été obligés de placer Lounis dans une famille d’accueil. Comme d’ailleurs quatre autres de ses six frères et soeurs. Puis il s’est rapidement émancipé, commençant à travailler dès 16 ans et s’installant dans un foyer de jeunes travailleurs à sa majorité. « À cette époque, je préférais lire “l’Équipe” plutôt que “l’Huma”, s’amuse-t-il. Jusqu’à ce que, au travail, je rencontre une femme, une vraie battante, qui était syndiquée à la CGT. C’est elle qui m’a fait prendre conscience des enjeux de classe. » Il s’est syndiqué à son tour, a adhéré aux Jeunes communistes en 1981, s’est également engagé auprès du Secours populaire français… Jusqu’à devenir le « militant convaincu et attachant, sur qui on peut toujours compter », que salue Gérald Briand, le maire adjoint (PCF) du 18e. Comme tous ceux qui s’engagent à ses côtés. Au marché Dejean, le poissonnier s’approche : « Vous avez de la chance d’en avoir un comme ça… Il faut le défendre ! »

FRED GARGAUD

Pour signer la pétition de soutien à Lounis Ibadioune, c'est ici :


Par David NOËL - Publié dans : Pétitions - Communauté : Parti Communiste Français
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Vendredi 16 janvier 2009
Alain BOCQUET, député PCF du Nord a déposé une proposition de loi visant à affecter les dividendes des entreprises à la garantie de l’intégralité des salaires des salariés subissant des périodes de chômage partiel.

Madame, Monsieur,

La crise qui résulte de la financiarisation de l’économie et de l’explosion de la spéculation boursière, frappe très lourdement le monde du travail. Fermetures et délocalisations d’entreprises, arrêts de productions, suppressions de milliers d’emplois intérimaires, chômage technique… tout est mis à profit et en œuvre, à grande échelle, pour faire supporter par les salariés une situation provoquée par les comportements et les excès des marchés financiers. Partout dans le monde les Bourses s’affolent et des milliards d’euros partent en fumée. Plus qu’une crise financière, c’est l’échec d’un système économique et financier qui saute aux yeux. Mais ce n’est pas au monde du travail de régler la facture de la faillite de ce système.

De plus, on ne peut pas d’un côté, au nom de cette crise, dilapider des milliards d’euros aux frais du contribuable, pour venir au secours des milieux bancaires et boursiers. Et de l’autre rester sourd aux difficultés grandissantes de milliers de salariés et de leurs familles aujourd’hui condamnés au chômage technique et à la diminution de leur pouvoir d’achat.

Comment ne pas déclarer là aussi « l’urgence » pour tous ces salariés victimes d’arrêts temporaires d’activité, et à qui l’on impose une diminution de salaire alors qu’ils ne demandent qu’à travailler ?

Comment ne pas prendre des mesures immédiates pour maintenir leur rémunération en pareille circonstance, alors que les grands groupes annoncent toujours des profits en hausse : + 12% pour les entreprises du CAC 40.

Les salariés ne peuvent pas être la variable d’ajustement d’un capitalisme exclusivement soucieux de ses intérêts propres et de ses profits.

Renault qui brise l’outil de production de Sandouville et impose le chômage technique, ne garantit pas l’intégralité des salaires de ses personnels alors que le groupe réalise 2,4 milliards d’euros de bénéfices en 2007.

La presse, mais elle n’est pas la seule, l’a noté avec beaucoup de netteté : “les dividendes de Renault permettraient de financer une masse salariale de 30.000 salariés. Pour Renault, les dividendes distribués en 2007 ont été de 860 Millions d’euros, soit de 3,80 € par action. Ils représentent 32 % du résultat net annuel consolidé et semblent être maintenus pour l’année 2009, malgré les difficultés économiques rencontrées. Prenons l’hypothèse d’un salaire moyen de 1500 € sur 13 mois avec les charges sociales, soit un salaire annuel de 28.275 €, la distribution de dividendes de l’année dernière permettrait de financer une masse salariale annuelle de 30.000 personnes. Ce chiffre est à comparer avec le plan de restructuration actuel de 4900 salariés.”

1 % des dividendes des actionnaires de Renault suffirait à maintenir le salaire des 20 000 employés du constructeur, concernés par le chômage technique à 100 %. Il en va de même pour le groupe PSA-Citroen qui a enregistré une multiplication par cinq de ses profits entre 2006 et 2007 pour atteindre 885 millions d’euros.

Dans la sidérurgie, ArcelorMittal a versé 2,2 Milliards d’euros de dividendes aux actionnaires en 2008. Et d’ores et déjà on annonce le versement de 1,8 Milliards de dividendes pour 2009.

Dans l’industrie pharmaceutique, l’entreprise Pfizer prétend supprimer 900 emplois d’ici juin 2009 alors que son bénéfice net a triplé au troisième trimestre. Avec un cash-flow qui pourrait atteindre 13 Milliards d’euros, ce groupe a de quoi voir venir la crise. En 2007, Pfizer a versé 5,5 Milliards d’euros à ses actionnaires.

La crise n’est pas la même pour tout le monde quand, avec l’oreille favorable du gouvernement, grand patronat et milieux d’affaires multiplient les pressions et les décisions pour en tirer des avantages et une rémunération supplémentaires. Le diktat des dividendes toujours en faveur des mêmes, est insupportable au monde du travail.

Cette proposition vise à apporter une réponse immédiate, d’urgence, en faveur des salariés privés d’activité durant des périodes imposées de chômage partiel. Il s’agit ici de garantir l’intégralité de leur rémunération par l’affectation en priorité, des dividendes des entreprises.

Ce que l’Etat est capable de faire en peu de temps pour le système bancaire, boursier et le CAC 40, il doit le réaliser pour tous ces salariés. C’est le sens de cette proposition de loi.

Article 1er

Après le 1er alinéa de l’article L.232-12 du code de commerce, insérer un alinéa ainsi rédigé :

« Les sommes distribuables sont au préalable, et prioritairement, affectées à la garantie de l’intégralité des salaires des salariés qui, tout en restant liés à leur employeur par un contrat de travail, subissent une perte de salaire imputable soit à la fermeture temporaire de la société qui les emploie, soit à la réduction de l’horaire de travail habituellement pratiqué. »

Article 2

L’article L.5122-1 du code du travail est ainsi complété :

« A l’exception des salariés dont l’employeur a constitué un bénéfice distribuable visé par les articles L.232-10 et suivants du code de commerce, pour lesquels la rémunération est intégralement garantie par les sommes distribuables ainsi prioritairement affectées. »

Pour soutenir le projet de loi d'Alain BOCQUET :

Par David NOËL - Publié dans : Pétitions
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