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Images aléatoires

Lundi 4 août 2008
LA REPUBLICA (extraits)
Montevideo

Pour les nouveaux esclaves de l’ère de l’économie mondialisée (qui, selon des statistiques récentes, sont presque 100 millions), pour les prolétaires forcés de regarder le monde d’en bas (le tiers de l’humanité) et pour quelques autres millions de personnes sensibles qui ne sont ni pauvres ni prolétaires, mais qui ont décidé de regarder le monde avec les yeux de ces derniers, le vieux Marx a encore des choses à dire, même si son buste est tombé des piédestaux érigés à sa gloire par des adorateurs d’une autre époque.

Quelles sont ces choses ? Qu’y a-t-il encore d’actuel dans l’œuvre du vieux Marx, après qu’il a été renié par ceux qui avaient bâti des Etats et des partis en son nom ? Marx a beau être un classique de la pensée socio-économique et politique, il n’est pas encore possible d’apporter à cette question une réponse qui soit du goût de tous, comme on le ferait peut-être pour un classique de la littérature. Ce n’est pas possible, parce que Marx est un classique qui a un point de vue très tranché sur une des questions qui divisent le plus les mortels : l’importance des luttes entre classes sociales. Cela oblige à une restriction lorsqu’on veut parler de ce qui est encore d’actualité chez Marx. Et la restriction est de taille : car la pensée de Marx est actuelle seulement pour ceux qui continuent à regarder le monde d’en bas, avec les yeux des malheureux, des esclaves, des prolétaires et des opprimés. Bien entendu, il n’est pas nécessaire d’être marxiste pour avoir ce regard. Il suffit d’avoir quelque chose qui ne court pas les rues ces temps-ci : de la compassion pour les victimes de la mondialisation néolibérale (qui est à la fois capitaliste, pré-capitaliste et postmoderne). Mais il faut malgré tout un peu de marxisme pour que la compassion ne tourne pas à la jérémiade, pour passer de la compassion à l’action.

Pour ceux qui pensent de la sorte, même s’ils sont souvent sans voix, Marx est aussi actuel que le sont Shakespeare ou Cervantès pour les amoureux de la littérature. Et ils ont d’excellentes raisons pour cela. En voici quelques unes. Marx a dit que le capitalisme a créé pour la première fois dans l’Histoire les bases matérielles de l’émancipation de l’humanité, mais que la logique interne du système menace de transformer les forces de production en forces de destruction. Nous en sommes toujours là. Le capitalisme a changé à beaucoup d’égards, mais cette menace est encore plus flagrante. Marx a dit que « chaque progrès de l’agriculture capitaliste est un progrès non seulement dans l’art d’exploiter le travailleur, mais encore dans l’art de dépouiller le sol ; chaque progrès dans l’art d’accroître sa fertilité pour un temps, un progrès dans la ruine de ses sources durables de fertilité ». Aujourd’hui, grâce à l’écologie et à l’écologie sociale, nous sommes plus conscients de cette ambivalence, mais des millions de paysans prolétarisés en souffrent dans le monde.

Marx a dit que la principale cause de la menace qui transforme les forces de production en forces de destruction et épuise ainsi « les sources d’où jaillit toute richesse » est la logique du profit privé, la tendance à tout ramener à la valeur argent, le fait de vivre dans « les eaux glacées du calcul égoïste ». Des millions d’hommes et de femmes, en Afrique, en Asie et en Amérique surtout, éprouvent aujourd’hui le sentiment que ces eaux sont encore plus froides aujourd’hui, ce que confirment les rapports annuels de l’ONU et d’autres organismes internationaux sur l’état du monde.

Cent vingt-cinq ans après la mort de Marx, on pourrait se poser la question en ces termes : avons-nous produit, depuis, quelque chose qui donne davantage d’espoir à ceux qui n’ont rien ? Et, si la réponse est non, qu’y a-t-il d’étrange à ce que, même au Royaume-Uni, la patrie classique du capitalisme (et du libéralisme moderne), on pense que Marx a été le plus grand penseur de tous les temps ?

Francisco Fernandez Buey
Professeur de philosophie politique à l’université Pompeu Fabra de Barcelone
Chroniqueur à Rebelion, le site d'information des altermondialistes hispanophones

Article paru dans Courrier International n°924 du 17 au 23 juillet 2008
par David NOËL publié dans : Revue de presse communauté : les anti-capitalistes
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Jeudi 6 mars 2008
undefinedUne ville à la loupe

Face à Marine Le Pen, qui pourrait prendre la ville, la gauche a surmonté ses divisions en envoyant Marie-Noëlle Lienemann pour seconder le maire sortant.

Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), envoyé spécial.

Hénin-Beaumont va-t-elle tomber entre les mains du Front national ? Alors que le parti d’extrême droite a subi un revers historique dans l’ensemble du pays lors des derniers scrutins, la petite ville de l’ancien bassin minier pourrait devenir le symbole de sa tentative de reconquête électorale. « Nos chances n’ont jamais été aussi grandes », affirme Bruno Bilde, directeur de campagne du tandem Steeve Briois-Marine Le Pen et quinzième sur la liste « Hénin-Beaumont pour vous ». Pour les frontistes, plusieurs éléments joueraient en leur faveur : les très bons résultats de Marine Le Pen aux législatives, dans un contexte national catastrophique, la gestion et la personnalité contestées du maire sortant, l’éclatement de la gauche sur trois listes et la forte probabilité d’une triangulaire le 16 mars.

Sur le matériel de campagne, la célèbre flamme tricolore a disparu au profit d’un coeur. Et le programme officiel n’a pas grand-chose à voir avec les discours traditionnels du Front national. « Notre parti est de bon sens. On retrouve sa philosophie dans nos propositions pour Hénin-Beaumont. Mais, en tant que républicains, nous ne pouvons pas aller contre la loi », justifie Marine Le Pen. Au placard les relents racistes, place à l’assainissement des finances de la commune, à la revitalisation du centre-ville, à la construction de logements sociaux, à l’aménagement d’un terril en parc familial ou encore à la modernisation d’un minigolf. N’ayant nullement abandonné les thématiques qui lui ont donné son assise électorale, le FN et son dirigeant local, Steeve Briois, labourent le terrain héninois depuis de nombreuses années. Conseiller municipal depuis 1995, ce petit-fils de mineur entretient une véritable relation de proximité avec les habitants. Loin de l’image du patriarche milliardaire incarnée par le président du Front national.

À gauche, après des années de luttes intestines au sein des différents partis, l’union a fini par être réalisée derrière le maire, Gérard Dalongeville (divers gauche), grâce en particulier à l’arrivée de la députée européenne socialiste Marie-Noëlle Lienemann sur la liste. « Il était important que les habitants sortent du climat de rumeurs et de tensions dans lequel le FN les avait installés. Après toutes les querelles locales, ce n’est pas étonnant que les gens se disent : "Tous pourris !" Maintenant que la gauche est rassemblée, nous allons pouvoir consacrer notre énergie à mieux répondre sur le terrain et à franchir une nouvelle étape dans la démocratie locale », explique le numéro deux de la liste « Hénin-Beaumont pour tous », soutenu par le PS, le MJS, le PCF, le MRC et le PRG.

Aux critiques souvent justifiées du bilan de la précédente mandature, les acteurs du nouveau contrat municipal répondent sans ambages : « Le FN capte une partie des couches populaires parce que la gauche n’est plus en symbiose avec eux. Ici, on ne fait plus de politique. Mais pour moi, il est hors de question de ne faire que de la gestion municipale. Il faut une gauche qui gère, tout en se mobilisant dans les luttes ! » tranche Marie-Noëlle Lienemann.

Alors que le Parti communiste avait pris des distances avec Gérard Dalongeville, il a finalement rejoint la liste conduite par le maire sortant. « Nous avons la volonté de battre le FN et j’ai la conviction qu’il fallait une liste avec les partis de gauche et un discours de gauche pour cela. Nous serons un allié exigeant et lucide, pas un vassal », prévient David Noël, responsable de la section du PCF et l’un des deux candidats communistes sur la liste. Le maire, de son côté, affirme que la page est tournée mais ne rougit pas de son bilan : huit cents logements construits, l’accueil d’un Ikéa qui a permis de créer des emplois, la mise en place de la première crèche… et promet « un gros coup » en termes d’implantations d’entreprises.

Outre les listes de l’UMP et de la LCR, qui devraient jouer un rôle mineur dans la bataille, celle de l’Alliance républicaine vient semer le trouble. Menée par Daniel Duquenne, exclu du Parti socialiste, cette alliance ratisse large : le Modem, les Verts, de nombreux anciens socialistes et même deux personnes classées à droite, mais qui « ne partagent pas le projet de l’UMP », selon la tête de liste, avant tout motivée par une aversion viscérale pour son ancien camarade, Gérard Dalongeville. « C’est un antirépublicain qui bâillonne l’opposition », accuse celui qui se revendique toujours socialiste. C’est surtout l’ambiguïté sur son attitude au soir du premier tour qui interroge, ayant déclaré qu’il ne choisirait pas « entre la peste et le choléra », et se maintiendrait quoi qu’il arrive. « C’est une petite phrase de campagne. J’aurai un comportement républicain et je ferai tout pour battre le FN », assure-t-il. Dans ce cas, se maintenir serait-il vraiment responsable ?

Ludovic Tomas

L'Humanité

Article paru le 4 mars 2008
par David NOËL publié dans : Revue de presse communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Dimanche 21 octobre 2007
Editorialiste au Nouvel Observateur, Jacques Julliard a d'abord été un historien du syndicalisme avant de devenir le chante du social-libéralisme. Semaine après semaine, il invite dans les colonnes du Nouvel Observateur la gauche à être plus réaliste, plus sociale-démocrate, en un mot, plus à droite.
Il était vendredi, avec d'autres historiens, l'invité de Libération, pour lequel il a écrit un éditorial particulièrement lucide :

"Le pouvoir vient de passer des réformes gratifiantes (l’héritage, les heures sup, le bouclier fiscal) aux réformes pénalisantes (les régimes spéciaux, la franchise sur les médicaments, la traque des immigrés). Les premières bénéficiaient principalement aux couches aisées de la population ; les secondes frappent d’abord les couches populaires.
De sorte que la vraie nature du régime Sarkozy, sa nature de classe comme on disait naguère, est en train d’apparaître au grand jour. D’autant plus que les scandales s’accumulent : les chefs d’EADS spéculaient contre leur entreprise, l’UIMM (Union des industries métallurgiques et minières) se donnait les moyens d’acheter par appartements la conscience française… Comme si la France était livrée tout entière aux détenteurs de l’argent.
"

Pour une fois que ce n'est pas nous qui le disons...
par David NOËL publié dans : Revue de presse
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Samedi 30 juin 2007
Profits.jpgLibération s'est penché hier sur les riches. Un constat : les riches se portent bien. Une étude de l'économiste Camille Landais, de l'Ecole d'Economie de Paris, révèle l'envolée des revenus des Français les plus aisés depuis 1998.

"Les très, très riches Français (disons les 1 % les plus riches, soit un bataillon de 350 000 foyers) ont vu leurs revenus augmenter de 19 % entre 1998 et 2005. Et ce chiffre explose littéralement quand on monte encore plus haut dans la hiérarchie sociale : + 32 % pour les 0,1 % les plus riches (35 000 foyers), et carrément + 42,6 % pour le petit club des 0,01 % les plus fortunés (3 500 foyers). Il semble que les riches Français vivent sur une autre planète économique. Car, pendant la même période, le revenu moyen par foyer a connu lui une hausse modeste de 5,9 %, soit une croissance moyenne annuelle de 0,82 %. Soit moins que la croissance du PIB ou même du PIB par habitant.

[...]
Assez classiquement, plus on est riche, plus la part de son patrimoine placé en valeurs mobilières (actions et autres produits financiers) est importante. Pour les 3 500 des plus riches, la part du revenu du patrimoine peut ainsi représenter jusqu’à 40 % de leur revenu total. «L’évolution de la Bourse n’y est pour rien. Cela s’explique par le fait que les entreprises versent des dividendes de plus en plus importants à leurs actionnaires»,  assure Camille Landais. En sus, les très riches ont vu leurs salaires exploser sur la période : entre + 13,6 % et + 51 % pour le top du top de ces happy few."

http://www.liberation.fr/actualite/evenement/evenement1/264193.FR.php
par David NOËL publié dans : Revue de presse communauté : Les antilibéraux
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Lundi 4 décembre 2006
Ne ratez pas le nouveau numéro du Journal du Pays !
 
A l'issue de notre assemblée fédérale du 14 octobre dernier, qui avait lieu à Hénin-Beaumont, nous avions envoyé au bimensuel gratuit un compte-rendu de réunion qui figure donc dans le nouveau numéro du Journal du Pays, actuellement distribué dans toutes les boîtes aux lettres du secteur.

 L'article accompagné d'une photo en page 14 revient sur cette assemblée qui a réuni 150 personnes à la Salle des Fêtes d'Hénin-Beaumont, en présence d'Alain Bocquet, de Jacky Hénin, d'Yves Coquelle, de Dominique Watrin, de Cathy Apourceau et de Jean-Claude Danglot.

Notre assemblée fédérale avait été consacrée à la préparation des élections législatives et la fédération du Pas-de-Calais du Parti Communiste Français avait présenté ses candidats dans toutes les circonscriptions, dont la XIVe circonscription du Pas-de-Calais.
par David NOËL publié dans : Revue de presse
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