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Jeudi 24 janvier 2008
undefinedJ'ai rencontré Vincent Vilmain en 2002 à l'université de Lille III. A l'époque, avec une poignée de camarades, nous animions le Bretzel, un journal étudiant altermondialiste dont Vincent signait les éditos.
Agrégé d'histoire, Vincent prépare un doctorat. Ses recherches portent actuellement sur le sionisme et l'histoire des minorités. 
Le livre qu'il co-dirige avec une collègue sort aujourd'hui.

EN LIBRAIRIE LE 24 JANVIER
sous la direction de
Stéphanie Laithier et Vincent Vilmain

L'histoire des minorités est-elle une histoire marginale ?
Préface d'Esther Benbassa
 
Voici un livre qui va au-delà des préjugés et tente de répondre aux problèmes soulevés par la diversité, sans céder à la facilité.

Au moment où, en France, on songe à introduire la diversité dans le préambule de la Constitution, cet ouvrage définit clairement les enjeux de la question minoritaire. Qu’est-ce qu’une minorité selon les époques et les contextes politiques ? Quelles sont les dynamiques qui guident les rapports des minorités à la majorité ou des minorités entre elles ?

Certains groupes minoritaires revendiquent aujourd'hui légitimement leur appartenance à l'Histoire. Noirs, Arabo-musulmans, Turcs, Juifs, gays, lesbiennes et bien d’autres tentent de percer la cloison de la mémoire collective de la Nation pour y prendre leur place.

Toutefois, entre souci de visibilité et tendance à la victimisation, leur attitude reste ambiguë. S'agit-il pour les minorités de s'intégrer à l'histoire majoritaire ou bien de développer une histoire qui leur soit propre? L’Histoire est en effet parfois considérée comme un instrument de domination au service de la majorité, sentiment qui favorise l'émergence de mémoires minoritaires tant émancipatrices qu'exclusives.

Confronté à ce conflit, ce livre contribue à restituer à l'Histoire son ambition intégratrice et fédératrice dans un contexte propice aux guerres des mémoires. Il touche indéniablement, mais dans le cadre d'une approche distanciée, aux questions identitaires si prégnantes de ce début de XXIe siècle.

Il est le fruit de la réflexion de jeunes étudiants-chercheurs européens et américains, et non moins citoyens responsables, dirigés par deux d’entre eux, Stéphanie Laithier et Vincent Vilmain, brillants agrégés d'histoire.

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par David NOËL publié dans : Histoire
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Jeudi 18 octobre 2007
Le 12 décembre 1995, en pleine grève, le sociologue renouait avec la tradition du compagnon de route du mouvement ouvrier, dans son discours demeuré célèbre de la gare de Lyon.

"Je suis ici pour dire notre soutien à tous ceux qui luttent, depuis trois semaines, contre la destruction d'une civilisation, associée à l'existence du service public, celle de l'égalite républicaine des droits, droits à l'éducation, à la sante, à la culture, à la recherche, à l'art, et, par-dessus tout, au travail. Je suis ici pour dire que nous comprenons ce mouvement profond, c'est-à-dire à la fois le désespoir et les espoirs qui s'y expriment, et que nous ressentons aussi ; pour dire que nous ne comprenons pas (ou que nous ne comprenons que trop) ceux qui ne le comprennent pas, tel ce philosophe qui, dans le Journal du Dimanche du 10 décembre, découvre avec stupéfaction "le gouffre entre la compréhension rationnelle du monde", incarnée selon lui par Juppé - il le dit en toutes lettres -, "et le désir profond des gens".

Cette opposition entre la vision à long terme de "l'élite" éclairée et les pulsions à courte vue du peuple ou de ses représentants est typique de la pensée réactionnaire de tous les temps et de tous les pays ; mais elle prend aujourd'hui une forme nouvelle, avec la noblesse d'Etat, qui puise la conviction de sa légitimité dans le titre scolaire et dans l'autorité de la science, économique notamment : pour ces nouveaux gouvernants de droit divin, non seulement la raison et la modernité, mais aussi le mouvement, le changement, sont du côté des gouvernants, ministres, patrons ou "experts"; la déraison et l'archaïsme, l'inertie et le conservatisme du côté du peuple, des syndicats, des intellectuels critiques.

C'est cette certitude technocratique qu'exprime Juppé lorsqu'il s'écrie : "Je veux que la France soit un pays sérieux et un pays heureux". Ce qui peut se traduire : "Je veux que les gens sérieux, c'est-à-dire les élites, les énarques, ceux qui savent où est le bonheur du peuple, soient en mesure de faire le bonheur du peuple, fut-ce malgré lui, c'est-à-dire contre sa volonté ; en effet, aveuglé par ses désirs dont parlait le philosophe, le peuple ne connaît pas son bonheur - en particulier son bonheur d'être gouverné par des gens qui, comme M. Juppé, connaissent son bonheur mieux que lui". Voilà comment pensent les technocrates et comment ils entendent la démocratie. Et l'on comprend qu'ils ne comprennent pas que le peuple, au nom duquel ils prétendent gouverner, descende dans la rue - comble d'ingratitude ! - pour s'opposer à eux.

Cette noblesse d'Etat, qui prêche le dépérissement de l'Etat et le règne sans partage du marché et du consommateur, substitut commercial du citoyen, a fait main basse sur l'Etat ; elle a fait du bien public un bien privé, de la chose publique, de la République, sa chose. Ce qui est en jeu, aujourd'hui, c'est la reconquête de la democratie contre la technocratie : il faut en finir avec la tyrannie des "experts", style Banque mondiale ou F.M.I., qui imposent sans discussion les verdicts du nouveau Leviathan (les "marchés financiers"), et qui n'entendent pas négocier mais "expliquer" ; il faut rompre avec la nouvelle foi en l'inévitabilité historique que professent les théoriciens du libéralisme ; il faut inventer les nouvelles formes d'un travail politique collectif capable de prendre acte des nécessités, économiques notamment (ce peut être la tache des experts), mais pour les combattre et, le cas écheant, les neutraliser.

La crise d'aujourd'hui est une chance historique, pour la France et sans doute aussi pour tous ceux, chaque jour plus nombreux, qui, en Europe et ailleurs dans le monde, refusent la nouvelle alternative : libéralisme ou barbarie. Cheminots, postiers, enseignants, employés des services publics, étudiants, et tant d'autres, activement ou passivement engagés dans le mouvement, ont posé, par leurs manifestations, par leurs déclarations, par les réflexions innombrables qu'ils ont déclenchées et que le couvercle médiatique s'efforce en vain d'étouffer, des problemes tout à fait fondamentaux, trop importants pour être laissés à des technocrates aussi suffisants qu'insuffisants : comment restituer aux premiers intéressés, c'est-à-dire à chacun de nous, la définition éclairée et raisonnable de l'avenir des services publics, la santé, l'éducation, les transports, etc., en liaison notamment avec ceux qui, dans les autres pays d'Europe, sont exposés aux mêmes menaces ? Comment réinventer l'école de la Republique, en refusant la mise en place progressive, au niveau de l'enseignement supérieur, d'une éducation à deux vitesses, symbolisée par l'opposition entre les grandes ecoles et les facultés? Et l'on peut poser la même question à propos de la santé ou des transports. Comment lutter contre la précarisation qui frappe tous les personnels des services publics et qui entraîne des formes de dépendance et de soumission particulièrement funestes dans les entreprises de diffusion culturelle (radio, télévision ou journalisme), par l'effet de censure qu'elles exercent, ou même dans l'enseignement?

Dans le travail de réinvention des services publics, les intellectuels, écrivains, artistes, savants, etc., ont un rôle déterminant à jouer. Ils peuvent d'abord contribuer à briser le monopole de l'orthodoxie technocratique sur les moyens de diffusion. Mais ils peuvent aussi s'engager, de maniere organisée et permanente, et pas seulement dans les rencontres occasionnelles d'une conjoncture de crise, aux côtés de ceux qui sont en mesure d'orienter efficacement l'avenir de la societé, associations et syndicats notamment, et travailler à élaborer des analyses rigoureuses et des propositions inventives sur les grandes questions que l'orthodoxie médiatico-politique interdit de poser : je pense en particulier à la question de l'unification du champ économique mondial et des effets économiques et sociaux de la nouvelle division mondiale du travail, ou à la question des prétendues lois d'airain des marchés financiers au nom desquelles sont sacrifiées tant d'initiatives politiques, à la question des fonctions de l'éducation et de la culture dans des économies où le capital informationnel est devenu une des forces productives les plus déterminantes, etc.

Ce programme peut paraître abstrait et purement théorique. Mais on peut récuser le technocratisme autoritaire sans tomber dans un populisme auquel les mouvements sociaux du passé ont trop souvent sacrifié, et qui fait le jeu, une fois de plus, des technocrates.

Ce que j'ai voulu exprimer en tous cas, peut-être maladroitement - et j'en demande pardon à ceux que j'aurais pu choquer ou ennuyer -, c'est une solidarité réelle avec ceux qui se battent aujourd'hui pour changer la societé : je pense en effet qu'on ne peut combattre efficacement la technocratie, nationale et internationale, qu'en l'affrontant sur son terrain privilégié, celui de la science, économique notamment, et en opposant à la connaissance abstraite et mutilée dont elle se prévaut, une connaissance plus respectueuse des hommes et des réalités auxquelles ils sont confrontés."

Pierre Bourdieu
par David NOËL publié dans : Histoire communauté : Les antilibéraux
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Mercredi 22 août 2007
En hommage à notre camarade Anicet Copin, qui fut adjoint au Maire entre 1983 et 1989, conseiller municipal jusqu'à sa mort en 1994 et anima la Commune Libre de Darcy entre 1963 et 1991, nous mettons en ligne sur notre blog, avec l'autorisation de l'auteur, un récit sur la ducasse de la Cité Darcy paru sur le site internet http://www.histoires-de-chtis.com/.
Merci à Roger, un habitant de la Cité Darcy qui anime le site http://videochti.blog4ever.com/.

Din m'cité tous les ans vers l'quinze aout i avot l'ducasse, qui durot cinq jours, tout l'monde i l'intindot, oh! i avot pas grand quose, un tiot manège d'autos, un manège d'avions, et un d'chenille, un tir à l'carabine, eun' lot'rie, et eun' barraque à nougat, ch'comité chétot rien qu'des mineurs, des gins de l'cité. I avotes récupéré un vieux barraqu'mint, chétot l'restaurant un i minjo des bonnes frite moules, et i avotes récupéré l'ancienne guinguette de biache St Vaast et i l'avotes armonté à coté de ch'barraqu'mint, et chétot ch'bal, et cha a duré plus trente ans, jusqu'au jour qui zont du fermer ch'barraqu'mint et ch'bal pour cause de sécurité. Et la pu ducasse, et ch'président qui sapp'lot ANICET COPIN, i n'est mort l'année d'après, j'ai écrit sin nom un grand, parce que chétot eun' personne bien.

Pour ar'venir à l'ducasse de m'cité, ch'comité i organiso des jeux pour tous, des courses à sacs à patates, i fallot grimper din l'sac et sauter pour invincher, l'course avec eun' cuillère à soupe avec un oeuf posé d'sus et l'mette à s'bouque, l'course au trésor, et l'pu terripe chétot l'mat cocagne, chétot l'genre d'un poteau électrique un bos, un haut eun' reule de velo avec des cadeaux tout l'tour, un gambon, eun' bonne boutelle champagne etc... et i fallot monter jusqu'un haut et décrocher un lot, seul'mint ch'poteau i étot rimpli d'savon noir, alors pour monter un haut chétot pas évident. Des rute parties plaijir aussi…

Tous les jours i avot eun' sait quoi, l'vendredi chétot l'élection de ch'maire, l'sam'di, l'réveil in fanfare, l'diminche l'défilé d'majorettes, lundi réception des anciens, et l'mardi l'interr'mint de l'ducasse, tout l'monde i s'déguisot, et i avotes fait un mannequin rimplit d'paille, et un sprom'not din tout l'cité un quantant, et un dinchant, et après avoir fait l'tour un brulot ch'mannequin un plein milieu de l'ducasse, qu'est ce qu'à sa bien amusé ! Et avec chés bénéfices de l'ducasse, à Noël i distribuotes eun' coquille, eun' orange, et eun' boite d'chocolat à chaque infant de l'cité, et mint'nin i na pu rien, et l'cité, elle est bien triste.
par David NOËL publié dans : Histoire communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Mardi 10 juillet 2007
Emile Martin était militant du Parti communiste d'Hénin-Liétard. En 1926, il était membre du comité du rayon communiste de Lens.

D'après le Dictionnaire Biographique du Mouvement Ouvrier Français (1789-1939)
par David NOËL publié dans : Histoire communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Mercredi 31 janvier 2007
Eugène Maréchal était militant du Parti communiste d'Hénin-Liétard. En 1926, il était membre du comité du rayon communiste de Lens.

D'après le Dictionnaire Biographique du Mouvement Ouvrier Français (1789-1939)
par David NOËL publié dans : Histoire
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