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Commémorations

Samedi 8 avril 2006 6 08 /04 /2006 13:42
Nous étions une vingtaine réunis ce matin pour rendre hommage, comme nous le faisons chaque année, à notre camarade Joseph Fontaine.

Après le dépôt d'une gerbe de fleurs, je suis intervenu pour rappeler le sens que nous donnions à la commémoration de l'assassinat de Joseph Fontaine.

L’assassinat de Joseph Fontaine s’inscrit dans la foulée du 6 février 1934, cette journée qui aurait pu faire basculer l’histoire, quand les ligues d’extrême droite réunies à Paris ont tenté un coup de force contre l’Assemblée Nationale.

Le 6 février 1934 a marqué l’histoire : de la Ligue des Droits de l’Homme à la CGT, du Parti Communiste à la SFIO, toute la gauche politique, syndicale et associative a pris conscience qu’elle devait s’unir pour combattre l’extrême droite. Deux ans plus tard, le Front Populaire était élu !

    C’est dans ce contexte que notre camarade Joseph Fontaine est mort : le 11 avril 1934, alors que le Parti Communiste manifestait contre la tenue d’une réunion des Camelots du Roi, les troupes de choc de l’Action Française, Joseph Fontaine se faisait assassiner par un des militants d’extrême droite. Joseph Fontaine aura donc été la première victime héninoise du fascisme.

    Plus de 70 ans plus tard, le combat antifasciste reste d’actualité. L’extrême droite nationaliste et autoritaire est toujours aussi menaçante et rêve de conquérir Hénin-Beaumont.
Ses thèmes de campagne n’ont pas changé : l’hostilité au parlementarisme, hier incarné par le parti radical, aujourd’hui par l’« UMPS » ; à 70 ans de distance, le populisme et le poujadisme de l’extrême droite sont les mêmes. Leur antifiscalisme, leur détestation des fonctionnaires n’ont pas varié. Leur xénophobie latente se cache désormais derrière une islamophobie que le 11 septembre a rendu acceptable y-compris dans les rangs d’une partie de la droite modérée.
Comme les ligues des années 30, le FN est le pire ennemi du mouvement ouvrier. Son programme est parfaitement ultralibéral. Aujourd’hui, alors que la jeunesse lutte contre le CPE, les dirigeants du FN multiplient les déclarations martiales à l’encontre des syndicats et annoncent leur intention, s’ils arrivaient au pouvoir d’interdire les grèves de solidarité. Leur soutien aux mesures de précarisation des salariés est sans faille, ils voudraient même aller plus loin que Villepin, plus loin que Sarkozy !
Oui, décidément, l’extrême droite n’a pas changé. Elle est juste devenue plus présentable, elle a cessé de faire peur… 

    Contre les héritiers des ligues, nous devons plus que jamais retrouver l’esprit du 1er mai 1934 et de juin 1936 qui a vu le peuple se lever contre le fascisme et conquérir de nouveaux droits. 
Par David NOËL - Publié dans : Commémorations
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Lundi 1 mai 2006 1 01 /05 /2006 09:04
Les militants communistes d'Hénin-Beaumont ont participé hier aux cérémonies de la journée de la déportation.

Au nom de la section d'Hénin-Beaumont du Parti Communiste, David NOËL et Guy CREUZE ont déposé une gerbe sur la plaque commémorative dédiée à notre camarade Blanche Volanti (1909-1987), ancienne combattante de la Résistance et déportée.

Comme Blanche Volanti, de nombreux communistes ont payé cher leur engagement contre le nazisme et pour la libération de la France. Nombre d'entre eux ne sont pas revenus des camps de la mort.

Nous leur devons beaucoup : leur combat pour une France libre et une société plus juste ne sera pas oublié !
Par David NOËL - Publié dans : Commémorations
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Lundi 1 mai 2006 1 01 /05 /2006 16:45
Les militants communistes héninois se sont retrouvés ce matin dès 10h30 dans les salons d'honneur de l'Hôtel de ville pour assister à l'inauguration d'une exposition de l'Institut d'Histoire Sociale de la CGT consacrée au 70ème anniversaire du Front Populaire.

La commémoration du 70ème anniversaire du Front Populaire nous tenait particulièrement à coeur et le rôle de Guy CREUZE a été déterminant dans l'obtention de cette exposition, qui devrait intéresser les Héninois de tous âges.
 
Les communistes héninois n'ont pas oublié les acquis sociaux de 1936 : congés payés, semaine de 40 heures, création de la SNCF... A l'heure où la droite réactionnaire et l'extrême droite prétendent remettre en cause ces grandes conquêtes sociales, il était important de se souvenir du Front Populaire.
C'est l'unité des travailleurs en lutte, ce sont les grèves de juin 1936 qui ont permis au gouvernement de Léon Blum, soutenu par le Parti Communiste, d'arracher au patronat les conquêtes sociales que les travailleurs attendaient.

Après la victoire dans la lutte contre le CPE, c'est une leçon que les militants du mouvement social doivent garder à l'esprit.
Loin des accords électoraux de sommet, c'est dans les luttes que se construira l'alternative anticapitaliste que les citoyens attendent aujourd'hui et à laquelle le PCF travaille de toutes ses forces.
Par David NOËL - Publié dans : Commémorations
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Mardi 9 mai 2006 2 09 /05 /2006 22:17
Les militants communistes héninois étaient présents cet après-midi au cimetière centre pour rendre hommage à Vasil Borik.

 Vasil Borik était ukrainien. Ancien élève de l'école militaire de Karkhov, il fut fait prisonnier pendant la Seconde guerre mondiale. Vasil Borik parvint à s'évader du camp de prisonniers de guerre soviétiques de Beaumont-en-Artois. Hébergé par des résistants, il devint le chef des partisans russes FTP du bassin minier.

Blessé et arrêté le 25 avril 1944, il s'évada à nouveau le 19 juin, mais fut repris par la Gestapo le 22 juillet 1944 et fusillé le jour même à Arras. Il avait 22 ans.
Par David NOËL - Publié dans : Commémorations
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Samedi 11 novembre 2006 6 11 /11 /2006 12:19
Les Héninois et Beaumontois célébrent aujourd'hui le 88ème anniversaire de l'armistice du 11 novembre 1918.

En hommage aux victimes et à tous les combattants de la Première guerre mondiale, nous vous offrons aujourd'hui sur notre blog un très beau texte de Louis Barthas.

Né en 1879, tonnelier à Peyriac-Minervois dans l'Aude, militant de la SFIO et syndicaliste, Louis Barthas était déjà un militant pacifiste convaincu au moment de l'entrée en guerre. Mobilisé au 280ème régiment d'infanterie de Narbonne avec le grade de caporal, Louis Barthas participa à toutes les grandes batailles de la Première Guerre Mondiale, à Notre-Dame-de-Lorette, à Verdun, dans la Somme, et au Chemin des Dames.

Durant quatre ans, Louis Barthas rédigea son journal, qui est aujourd'hui un témoignage irremplaçable et sans consession sur les conditions de vie des soldats durant la guerre.

Louis Barthas est mort en 1952 et ses carnets de guerre ont été découverts des années plus tard par l'historien Rémy Cazals. Edités en 1978, ils ont été réédités en 2003 aux Editions La Découverte.
L'épisode de fraternisation qu'il évoque dans la scène ci-dessous se déroule à Neuville-Saint-Vaast.

"Dans cette période, la situation des troupes en ligne était lamentable. En certains endroits, boyaux et tranchées avaient complètement disparu sous l’eau, presque tous les abris s’effondrèrent et notre section fut privilégiée d’avoir un abri qui tint bon et où nos heures de travail finies nous pouvions nous réfugier et nous étendre bien entendu sur la terre humide.
[…]
Le lendemain 10 décembre en maints endroits de la première ligne les soldats durent sortir des tranchées pour ne pas s’y noyer ; les Allemands furent contraints d’en faire de même et l’on eut alors ce singulier spectacle : deux armées ennemies face à face sans se tirer un coup de fusil.
La même communauté de souffrances rapproche les cœurs, fait fondre les haines, naître la sympathie entre gens indifférents et même adversaires.
[…]
Français et Allemands se regardèrent, virent qu’ils étaient des hommes tous pareils. Ils se sourirent, des propos s’échangèrent, des mains se tendirent et s’étreignirent, on se partagea le tabac, un quart de jus ou de pinard. Ah ! si l’on avait parlé la même langue.
Un jour, un grand diable d’Allemand monta sur un monticule et fit un discours dont les Allemands seuls saisirent les paroles mais dont tout le monde comprit le sens, car il brisa sur un tronc d’arbre son fusil en deux tronçons dans un geste de colère. Des applaudissements éclatèrent de part et d’autre et l’Internationale retentit.
Ah ! que n’étiez-vous là, rois déments, généraux sanguinaires, ministres jusqu’au-boutistes, journalistes hurleurs de mort, patriotards de l’arrière, pour contempler ce sublime spectacle.
[…]
Cependant nos grands chefs étaient en fureur. […] Et nos artilleurs reçurent l’ordre de tirer sur tous les rassemblements qui leur seraient signalés, et de faucher indifféremment Allemands et Français […]. De plus, dès qu’on put établir tant bien que mal la tranchée de première ligne on interdit sous peine d’exécution immédiate de quitter la tranchée et on ordonna de cesser toute familiarité avec les Allemands.
C’était fini, il aurait fallu un second déluge universel pour arrêter la guerre, apaiser la rage et la folie sanguinaire des gouvernants.
Qui sait ! Peut-être un jour sur ce coin de l’Artois, on élèvera un monument pour commémorer cet élan de fraternité entre des hommes qui avaient l’horreur de la guerre et qu’on obligeait à s’entre-tuer malgré leur volonté."

Extrait des « Carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier, 1914-1918 ».
Par David NOËL - Publié dans : Commémorations
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Vendredi 13 avril 2007 5 13 /04 /2007 05:27
Les militants de la section communiste d'Hénin-Beaumont seront présents ce soir, à 19h, pour l'inauguration de la nouvelle maison de quartier située boulevard Basly.

La section communiste d'Hénin-Beaumont se félicite que la municipalité ait choisi de donner le nom de Maurice Thorez à cette maison de quartier.

C'est un hommage auquel le grand secrétaire général du Parti Communiste, natif de Noyelles-Godault, avait bien droit.

Je participerai donc ce soir aux côtés de Gérard Dalongeville, Guy Creuze et Nadine Tavernier, représentants de la municipalité et de Jean-Claude Danglot, secrétaire fédéral, sénateur du Pas-de-Calais et conseiller régional, à l'inauguration de cette nouvelle maison de quartier qui devrait rapidement devenir un lieu de vie pour les habitants du quartier Nord et Ouest.
Par David NOËL - Publié dans : Commémorations
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Dimanche 29 avril 2007 7 29 /04 /2007 16:22
Les communistes héninois ont participé ce dimanche aux cérémonies de la journée de la déportation.

Nous nous sommes d'abord rendus à 11h30, avec la municipalité et les sociétés patriotiques, au square Blanche Volanti où nous avons déposé une gerbe à notre camarade Blanche.

Les communistes héninois se sont ensuite rendus devant la plaque dédiée à Joseph Fontaine, première victime du fascisme, assassiné par les Camelots du Roi le 11 avril 1934.

Enfin, nous nous sommes rendus au cimetière centre où nous avons rendu hommage à Vasil Borik, ce prisonnier de guerre ukrainien évadé et héros de la Résistance exécuté par les Allemands.

A l'heure où dans les anciens pays de l'Est, certains voudraient réécrire l'histoire, il était important pour les militants communistes héninois de rendre hommage aux héros du Parti Communiste et de saluer leur combat contre le fascisme et pour la paix.

Ce combat, les communistes héninois le poursuivront !
Par David NOËL - Publié dans : Commémorations - Communauté : Les antilibéraux
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Mardi 23 octobre 2007 2 23 /10 /2007 08:06
Les militants communistes du Pas-de-Calais ont rendu hommage à Guy Môquet et à tous les résistants qui ont combattu pour libérer la France des nazis et construire une société plus juste.

Hier matin, Dominique Watrin, accompagné de militants communistes d'Hénin-Beaumont et de Rouvroy, s'est rendu aux portes du lycée Darchicourt pour distribuer 600 exemplaires du hors-série de L'Humanité consacré à Guy Môquet. Les lycéens étaient particulièrement réceptifs. Beaucoup d'entre eux avaient entendu parler de Guy Môquet aux informations du weekend sans forcément savoir qui était le jeune communiste fusillé à Châteaubriant le 22 octobre 1941. Les lycéens de Darchicourt ont donc particulièrement apprécié cette distribution de journaux, une distribution qui a eu lieu hier aux portes de nombreux établissements de la région comme à Lens, Calais ou encore Somain.

Fusillé à l'âge de 17 ans en compagnie de responsables syndicalistes confiés aux allemands par les autorités de Vichy qui voulaient en finir avec le Front Populaire, Guy Môquet incarne l'esprit de 1936 et celui de ces militants communistes anonymes qui se sont engagés sans réserve dans la Résistance. 

Dans notre région, le puits du Dahomey, à Montigny-en-Gohelle, symbolise la lutte patriotique de la classe ouvrière contre l'occupant allemand et pour construire une autre société. La grande grève des mineurs de mai-juin 1941 est partie de là, avec Michel Brulé. Du 26 mai au 10 juin 1941, 100 000 mineurs du Nord et du Pas-de-Calais se sont mis en grève, menés par d'anciens délégués mineurs, souvent membres de la CGT ou du Parti Communiste. Ces militants paieront au prix fort leur engagement : plusieurs centaines de personnes sont arrêtées, 270 mineurs sont déportés en Allemagne et 130 d'entre eux y laisseront la vie. Michel Brulé, devenu clandestin et à l'origine de nombreux attentants contre les Allemands, est fusillé le 14 avril 1942.

Au-delà de Guy Môquet et des 26 autres fusillés de Châteaubriant, la Fédération communiste du Pas-de-Calais a tenu hier à rendre hommage à tous les résistants, aux mineurs et à leurs femmes qui ont payé au prix fort leur engagement contre les Allemands.

Une centaine de militants et d'élus communistes étaient présents hier soir, au puits du Dahomey, pour se souvenir et leur rendre hommage.
Jean-Claude Danglot, sénateur du Pas-de-Calais et secrétaire fédéral, a appelé les militants communistes à être dignes de l'exemple de Guy Môquet et de ses camarades en poursuivant leur combat. C'est ensuite Cathy Poly qui a lu la lettre de Guy Môquet. La cérémonie s'est achevée à 18h avec l'écoute du Chant des Partisans.

Contestable, l'initiative de Nicolas Sarkozy aurait pu le rester et être marquée du sceau de la récupération politique.
En rendant hier hommage, au-delà de Guy Môquet, à tous les résistants qui se battaient aussi pour le programme du CNR que le MEDEF veut aujourd'hui démanteler, les communistes ont tout simplement rappelé que le combat des résistants reste plus que jamais d'actualité. Ce combat, les communistes continueront de le poursuivre !
Par David NOËL - Publié dans : Commémorations
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Lundi 12 novembre 2007 1 12 /11 /2007 06:03
11-11-07.JPG Les communistes ont assisté, hier matin, à la traditionnelle cérémonie du 11 novembre.

C'est un enfant de l'école Breuval qui a lu la lettre d'Alain Marleix, secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants, avant les remises de gerbe de la municipalité et des présidents des associations patriotiques.

Dans la soirée, les militants communistes se sont rendus à la maison de quartier Maurice Thorez où avait lieu une lecture-spectacle des Carnets de guerre de Louis Barthas. En ce 11 novembre, la lecture du très beau texte du tonnelier de l'Aude était particulièrement émouvante.

Artisan tonnelier de Peyriac Minervois, Louis Barthas avait 35 ans en 1914. Louis Barthas n'avait pour seul bagage que son certificat d'études, mais était un véritable autodidacte lecteur de Marx, Zola et Victor Hugo.
A la veille de la première guerre mondiale, Louis Barthas militait à la SFIO et à la CGT et possédait une solide culture socialiste et pacifiste qui explique pourquoi il n'a jamais adhéré à un patriotisme qui lui répugnait.

Tout au long de ses Carnets de guerre, rédigés sur 19 cahiers d'écolier soigneusement recopiés après la guerre, Louis Barthas condamne la bêtise des officiers et des journalistes "patriotards", il célèbre les scènes de fraternisation, comme celle de Neuville-Saint-Vaast et les trêves localisées qu'on observe dans de nombreux endroits du front, il évoque les mutineries de 1917 et les soldats refusant d'aller au combat en chantant l'Internationale ou en criant : "Paix ou révolution" ! Il termine ses carnets en se promettant de lutter "sans trêve ni merci jusqu'à [s]on dernier souffle pour l'idée de paix et de fraternité humaine".

Alors, certes, toute la question, du point de vue de l'historien, est de démêler la reconstruction pacifiste opérée après guerre, des sentiments réels des auteurs de carnets de guerre, mais rien ne permet de mettre en doute la sincérité de Louis Barthas.
On sait maintenant qu'en 1914, beaucoup de Français ont d'abord ressenti de la consternation à l'annonce de la déclaration de guerre, une consternation qui a pu laisser place à de la résolution, mais on peut douter qu'il y ait eu une réelle ferveur patriotique. Loin d'être consentants, la plupart des soldats ont été contraints de faire la guerre par tout un appareil d'Etat à la fois policier et idéologique.  

Depuis sa tombe, Louis Barthas nous crie paix et fraternité. La section communiste d'Hénin-Beaumont remercie l'Escapade pour avoir organisé cette émouvante lecture-spectacle décentralisée à la Maison de Quartier Maurice Thorez.

A l'heure où des jeunes gens se font tuer en Irak et en Afghanistan, Louis Barthas nous rappelle que la guerre est toujours un crime et ses promoteurs des assassins. En ce 11 novembre, quel meilleur hommage pouvait-on rendre aux combattants de la première guerre mondiale ?  
Par David NOËL - Publié dans : Commémorations
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Lundi 21 avril 2008 1 21 /04 /2008 06:15
Comme chaque année, les militants de la section d'Hénin-Beaumont du PCF se sont rendus samedi matin devant la pâtisserie "Le Gâteau des Rois" où une plaque dédiée à Joseph Fontaine est apposée.

En présence de Danielle Rouzé, sa petite fille, David Noël a rendu hommage à la première victime héninoise du fascisme en déposant une gerbe à sa mémoire.

Pierre Ferrari et ses camarades du MJS avaient tenu à s'associer à l'hommage rendu à Joseph Fontaine et nous les en remercions chaleureusement.

Assassiné par un Camelot du Roi le 11 avril 1934 à l'âge de 56 ans alors qu'il manifestait à l'appel du PCF et de la SFIO contre la tenue d'une réunion de l'Action Française, Joseph Fontaine est l'un des martyrs de la lutte antifasciste à Hénin-Beaumont.

74 ans après sa mort, la lutte contre l'extrême droite reste au coeur de la pensée et de l'action du Parti Communiste et nous sommes fiers d'avoir pris toute notre part à la victoire de la liste de rassemblement de la gauche les 9 et 16 mars dernier.

Le Front National représente tout ce que Joseph Fontaine combattait. Aujourd'hui encore, ce qui reste de l'Action Française forme un parti-satellite du FN. Dans les années 80, de nombreux dirigeants de l'organisation royaliste d'extrême droite ont rejoint le parti de Jean-Marie Le Pen, notamment via le journal Présent.

Les communistes d'Hénin-Beaumont sont déterminés à poursuivre le combat antifasciste et à combattre le racisme et la xénophobie sous toutes ses formes ; c'est le meilleur moyen d'honorer la mémoire de notre camarade Joseph Fontaine.  
Par David NOËL - Publié dans : Commémorations
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