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Images aléatoires

Jeudi 7 août 2008
Hier matin, à l'initiative de Pierre Ferrari et du MJS, les jeunes socialistes et les militants de la section d'Hénin-Beaumont du PCF ont rendu un hommage commun à Jean Jaurès, assassiné au coeur de l'été, il y a 94 ans, le 31 juillet 1914.

Intellectuel brillant, formidable orateur, Jean Jaurès était un grand républicain, admirateur de Michelet et de la Révolution française.
Nicolas Sarkozy, qui citait Jaurès pendant la campagne présidentielle et se félicite que "Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit" doit ignorer que Jaurès est devenu socialiste en 1892, après la grève des mineurs de Carmaux.
Révolté par toutes les injustices, Jaurès a mis sa plume et son énergie au service de Dreyfus pour exiger la révision du procès. En 1905, son rôle est déterminant au moment du vote de la loi de Séparation de l'Eglise et de l'Etat. Fondateur de l'Humanité, Jaurès a tout fait pour unir les socialistes au sein d'un grand parti socialiste. En 1914, la SFIO, dont il est la principale figure, compte 102 députés.
Son assassinat à la veille de la Première Guerre Mondiale privera le mouvement ouvrier français et l'Internationale Socialiste d'un chef irremplaçable, qui s'était battu jusqu'au bout pour empêcher la guerre.

Pierre Ferrari pour le MJS et David Noël pour le PCF ont rappelé au cours de leurs interventions qui était Jaurès et ont montré toute l'actualité des combats du grand leader socialiste. Après les discours, Pierre Ferrari, David Noël et Yvette Soudet, secrétaire de la section socialiste de Noyelles-Godault, ont déposé ensemble une gerbe sur la place Jean Jaurès.

A l'heure où le PS et le PCF préparent leur congrès, beaucoup de militants, dans nos sections s'interrogent. Le PS  ira-t-il encore plus loin dans la mue sociale-libérale ? Le PCF doit-il changer de nom et se dissoudre dans une confédération de la gauche antilibérale ? Au PS comme au PCF, les sociaux-libéraux et les liquidateurs ont le soutien des principaux médias qui opposent archaïsme et modernité.
Ne tombons pas dans ce piège. Contre la logique destructrice du capitalisme et de l'impérialisme, et si la modernité, paradoxalement, c'était de revenir à Jean Jaurès ?
par David NOËL publié dans : Commémorations communauté : Les antilibéraux
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Vendredi 27 juin 2008

Le samedi 29 juin 1968, veille du second tour des élections législatives, le jeune ouvrier communiste Marc LANVIN était lâchement assassiné par des hommes de main du candidat de la droite gaulliste, l’UDR Paul Theeten.

Marc était l’un des 6 enfants d’une famille ouvrière des Blancs-Monts particulièrement estimée, il venait d’avoir 18 ans.

Ouvrier à l’usine textile de la Maille à Arras, il était militant des Jeunesses communistes. Il avait accepté d’aider des copains socialistes, pour une dernière tournée de surveillance de l’affichage en faveur du candidat d’union de la gauche Guy MOLLET, député maire d’Arras.

Dans la rue Pasteur à Achicourt, la voiture dans laquelle il avait pris place se trouva face à l’estafette des colleurs d’affiches adverses bloquant la route. Descendu sans méfiance, pour parlementer, Marc fut foudroyé par une balle de 7,65 tirée à bout portant depuis le véhicule de l’UDR. D’autres coups de feu de 22 long rifle atteignirent la DS noire des militants socialistes. Tandis que le malheureux jeune garçon, atteint en plein cœur, était en vain transféré par ses camarades à l’hôpital d’Arras, le commando meurtrier s’enfuyait et se réfugiait dans une ferme à Rouvroy, où il fut cueilli dès le lendemain matin.

L’enquête et le procès (à St Omer en mars 1969) révélèrent que les tireurs étaient : Jean-Claude WALLEIN, 26 ans, un instructeur arrageois à la tête du groupe des cinq nervis recrutés par l’UDR et André VERLAY, ex baroudeur des guerres coloniales, alcoolique notoire, surnommé  « le légionnaire » . 
L'autopsie ayant déterminé que le coup de feu mortel avait été porté par une balle de calibre 7,65, Jean-Claude Wallein sera inculpé d'homicide volontaire.  André Verlay, auteur de deux coups de 22 long rife, est, lui, accusé d'homicide involontaire. Jacques Thuilliez, 28 ans, voyageur de commerce, Francis Clerdan, 25 ans, instituteur et Michel Nourry, 18 ans, commis d'architecte, sont considérés comme complices.

On apprit par la suite que l’arme du crime avait été fournie à Marseille par des membres du SAC, le trop fameux service d’ordre gaulliste, créé en 1960 par Pasqua et ses amis. Recrutant dans la pègre, et auteur de nombreux coups tordus le SAC fut dissous en 1982 après la sanglante tuerie d’Auriol. Comme le déclara Me BLEITRACH, aux assises : « Il y en a d’autres qui ont une responsabilité aussi grande que celle des accusés et qui ne sont pas sur le banc des témoins »

Une foule immense et des personnalités venues de la France entière assistèrent aux funérailles de Marc, célébrées par l’évêque d’Arras.


Marc Lanvin, communiste assassiné le 29 juin 1968 à Arras
envoyé par pcfarras

C’est Marcel ROGER, secrétaire de la section communiste d’Arras qui prononça l’éloge funèbre de son jeune camarade. Comme il le rappelait en 1990 à l'occasion de l'inauguration d'une salle Marc-Lanvin à Méricourt, «  Marc Lanvin est à la fois le rappel des événements de mai-juin 1968, de la bataille pour l'union de la gauche et de l'engagement sans réserve d'une jeunesse qui aspirait au changement ».

Une place d’Arras perpétue le nom de Marc LANVIN et une plaque, 45 rue Pasteur à Achicourt rappelle le souvenir de ce jeune ouvrier communiste assassiné.

Condamné à 8 ans de prison, l’assassin bénéficia vite d’une remise de peine qui indigna la population arrageoise.

La Fédération Communiste du Pas-de-Calais et la section communiste d’Arras appellent à commémorer le souvenir de Marc LANVIN sur les lieux mêmes de sa mort tragique, 45 rue Pasteur à Achicourt, vendredi 27 Juin 2008 à 19 H 00.

par David NOËL publié dans : Commémorations
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Dimanche 8 juin 2008
Ambiance de fête, hier matin, dans la cour de l'école Fallières. Pour le centenaire de son école, Françoise Dupuis, directrice, avait convié les représentants de la municipalité, de l'Inspection académique et toute la population à ce qui s'annonçait comme un temps fort de retrouvailles et de souvenir.

Sous le préau, les visiteurs venus nombreux ont pu admirer la fresque murale de Bernard Dhaisnes, des Amis des Beaux-Arts. A l'intérieur, plusieurs salles de classe accueillaient une exposition d'Hennium : élus, anciens élèves ou habitants du quartier ont pu admirer la reconstitution d'une salle de classe du début du siècle ou encore d'une cuisine de mineurs.

En présence Gérard Druon, Inspecteur de l'Education Nationale accompagné de son prédécesseur Pierre-Marie Fontaine et des élus d'Hénin-Beaumont, Brigitte Bombeke, Adjointe au Maire déléguée aux affaires scolaires, Marie-Noëlle Lienemann, Claudine Policante, Annick Genty, Guy Creuze, Jean-Marc Legrand, Pierre Ferrari et David Noël, Adjoints au Maire, de Brigitte Dujardin, conseillère municipale déléguée, ainsi que de Jean-Pierre Wirtgen, vice-président  de la CAHC, les enfants des CM1 et CM2 de l'école Fallières, habillés en mineurs ou en trieuses ont chanté Les lionnes, la belle chanson de Yannic Noah qu'ils avaient apprise pour l'occasion.

Mme Dupuis a été mise à l'honneur par M. Druon avant de recevoir une médaille pour l'école Fallières remise par les membres du Souvenir Français. Après une dernière Marseillaise, parents et enfants ont pu boire le verre de l'amitié offert par la municipalité et déambuler le long d'une exposition à découvrir jusqu'au 14 juin aux horaires d'ouverture de l'école.
par David NOËL publié dans : Commémorations
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Samedi 10 mai 2008
Journée d'hommage et de mémoire, hier, à Hénin-Beaumont, pour clôturer les dernières célébrations autour du 8 mai.

Hier après-midi, un dépôt de gerbes avait lieu au monument Ukrainien du Cimetière Centre, en présence de Gérard Dalongeville, Maire d'Hénin-Beaumont, du Colonel Vitaliy Fesenko, Attaché de défense à l'Ambassade d'Ukraine en France, de Pierre Ferrari, Adjoint au Maire et de Chantal Sabato, Conseillère Municipale déléguée, pour rendre hommage à Vasil Borik, fusillé le 22 juillet 1944.

Ancien élève de l'école militaire de Karkhov, Vasil Borik avait été fait prisonnier pendant la Seconde guerre mondiale. Après s'être évadé du camp de prisonniers de guerre soviétiques de Beaumont-en-Artois, Vasil Borik a été hébergé par des résistants, avant de devenir le chef des partisans russes FTP du bassin minier.
Blessé et arrêté le 25 avril 1944, il s'évada à nouveau le 19 juin, mais fut repris par la Gestapo le 22 juillet 1944 et fusillé le jour même à Arras. Il avait 22 ans.

Charles Noël, membre du Comité de Section, représentait le Parti Communiste et c'est avec beaucoup d'émotion qu'il a déposé une gerbe au pied du monument ukrainien. Hier, nous commémorions l'anniversaire de la capitulation allemande ; si nous sommes libres aujourd'hui, c'est grâce au sacrifice de milliers de héros comme Vasil Borik. Nous ne les oublierons jamais.

Dans la soirée, David Noël s'est rendu dans le hall de l'Hôtel de Ville pour l'inauguration de l'exposition "Signes de la collaboration et de la résistance", organisée par l'ONAC (Office National des Anciens Combattants).

En présence de nombreux élus, dont Gérard Dalongeville, Maire, Jean-Marc Legrand, Annick Genty, Pierre Ferrari, Claudine Policante, Maryline Carlone et Claude Duberger, Adjoints au Maire, de Chantal Sabato, conseillère municipale déléguée et de plusieurs anciens combattants, Lucas Martinez, délégué à la mémoire combattante pour l’ONAC, a présenté au public une exposition très riche en documents.

De nombreuses affiches de propagande allemandes ou vichystes témoignent de la volonté des autorités d'occupation de gagner la bataille des signes et des slogans. V de la victoire, Gamma de la Milice, francisque, sigles du RNP et du PPF, les formations collaborationnistes et l'Etat français ont mis en place un vaste dispositif de propagande. Dans l'Alsace-Moselle annexée, ce sont les autorités nazies elles-mêmes qui s'efforcent de "germaniser" les populations.

Avec nettement moins de moyens, la Résistance gaulliste comme communiste va mener et finalement gagner la bataille des signes.

Très riche, l'exposition de l'ONAC est visible à l'Hôtel de Ville jusqu'au 15 mai. Plusieurs classes des écoles primaires sont déjà venues la voir, nous ne pouvons que conseiller les enseignants, mais également les parents à venir voir cette exposition avec leurs enfants.
par David NOËL publié dans : Commémorations communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Lundi 28 avril 2008
Les élus et militants communistes héninois ont participé hier matin aux commémorations du 63ème anniversaire du Souvenir de la Déportation en se rendant au Cimetière Centre, puis au monument aux morts de Beaumont, au square Blanche Volanti et enfin au square Jean Moulin.

Comme chaque année, la section d'Hénin-Beaumont du PCF déposait une gerbe à la mémoire de notre camarade Blanche Volanti, ancienne résistante et déportée.

Aux côtés de Michel Volanti, David Noël, adjoint au Maire et secrétaire de section et Sandy Soudé, conseillère municipale déléguée, ont déposé une gerbe au pied de la plaque dédiée à Blanche Volanti.

C'est toujours avec beaucoup d'émotion que nous rendons hommage à tous ces combattants de la liberté qui ont été déportés en Allemagne, ont souffert et parfois ne sont jamais revenus.

Hier, les cérémonies de la Journée nationale du souvenir de la Déportation avaient un goût amer, au moment où on apprenait le nouveau grave dérapage de Jean-Marie Le Pen.

Depuis son passage à l'Heure de Vérité en 1987 et ses propos sur les chambres à gaz, c'est la troisième fois que le leader du Front National récidive et insulte la mémoire des victimes de l'univers concentrationnaire nazi.

Tant que les idées qui ont permis à l'enfer concentrationnaire de voir le jour continueront d'exister et d'être portées par des formations politiques, des journées de souvenir comme celle d'hier resteront utiles et le combat des communistes contre toute forme de racisme et de xénophobie continuera, il est même plus nécessaire que jamais.

par David NOËL publié dans : Commémorations communauté : Un PCF de lutte des classes !
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