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Images aléatoires

Jeudi 9 juillet 2009
Selon les prévisions de la Commission des Comptes de la Sécurité sociale, le déficit atteindrait plus de 20 milliards d’euros fin 2009. La dégradation de l’emploi fait fondre les recettes. L’urgence d’un vrai plan de relance économique et de reconquête de l’emploi est plus que jamais d’actualité.

Le déficit du régime général devrait doubler cette année. Toutes les branches seraient impactées. Principal responsable ? L’effondrement des recettes. L’emploi, les salaires, sont pour la Sécu le nerf de la guerre.

Devant ces sombres perspectives pour la Sécu, les propositions de relèvement de l’age ouvrant droit à la retraite faites par le gouvernement ne sont pas la bonne solution. Pas plus que celle de confier à d’autres opérateurs des pans entiers de la protection sociale.

Au contraire, il faut d’urgence une toute autre politique économique ainsi qu’une révolution des critères de gestion des entreprises avec l’intervention des salariés. Le Parti Communiste porte des propositions de financement permettant de garantir un développement pérenne de la protection sociale avec notamment l’emploi, les salaires, un autre type de croissance.

Il s’agit d’un nouveau crédit pour l’emploi et la formation, d’un bouleversement du rôle et du statut de la BCE, d’une extension du secteur public, d’une véritable sécurisation de l’emploi et de la formation source même de nouvelles rentrées de cotisation, une cotisation nouvelle sur les revenus financiers des entreprises et des institutions financières pourrait apporter de nouvelles recettes dans l’urgence, etc.
Par PCF - Publié dans : Actualité - Communauté : Parti Communiste Français
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Mercredi 13 mai 2009
L’INSEE vient de publier les résultats de son enquête sur les salaires en entreprise. Le constat est sans appel : les plus hauts revenus ont fortement augmenté, les bas salaires stagnent et les prix augmentent. En 2007, un salarié sur dix gagne moins de 1083 euros par mois, et, comble du comble, c’est dans le secteur financier que les salaires augmentent le plus.

La seule et unique conclusion possible de cette enquête est simple : les salariés qui se mobilisent sans cesse depuis plusieurs mois ont raisons, et les revendications syndicales doivent être entendues.

Dans quelques jours, le rapport Cotis sur le partage des profits et les rémunérations sera remis à Nicolas Sarkozy. A moins d’une manoeuvre incroyable, il confirmera encore une fois les ravages de la politique à sens unique de Sarkozy. N’en déplaise au Président de la République, l’heure est au bilan.

Le constat actuel est évident : Nicolas Sarkozy est le Président de l’injustice sociale et du pouvoir d’achat des très riches.

Ce dont la France a besoin, c’est d’une politique qui apportent des réponses aux véritables problèmes, et non pas d’une politique qui accroit la gravité de la situation. Dans cet esprit, le 28 mai, les députés communistes et républicains déposeront plusieurs propositions de loi. Marie-George Buffet défendra, à l’Assemblée nationale, une proposition de loi visant à prendre des mesures urgentes de justice sociale et Roland Muzeau défendra une proposition pour promouvoir une autre répartition des richesses.
Par PCF - Publié dans : Actualité - Communauté : Parti Communiste Français
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Lundi 11 mai 2009

Depuis maintenant des mois, le pays souffre de la crise engendrée par le système capitaliste. Il souffre mais il se bat et exige un véritable changement de cap. Les mobilisations sociales engagées ne faiblissent pas. La droite au pouvoir craint le mouvement populaire qui se développe et les prolongements politiques qu’il peut se donner. Elle craint pour cette raison l’élection européenne du 7 juin prochain. Elle fait tout pour en dénaturer l’enjeu et dévoyer les colères, les luttes, les exigences de changement dans de nouvelles impasses.

C’est dans ce contexte qu’est relancée ces derniers jours une opération de recomposition politique baptisée par le directeur de Libération, Laurent Joffrin, « la grande coalition de l’après-Sarkozy ».

De quoi s’agit-il ? Pour préparer la défaite de Nicolas Sarkozy en 2012, il faudrait échapper à la « réponse classique », « la vieille soupe de l’union de la gauche », et construire « un espace politique culturel et social neuf », une nouvelle « coalition » réunissant « les forces écologistes, les socialistes à l’ancienne comme Jean-Luc Mélenchon, le PS, les partisans de François Bayrou, et les gaullistes sociaux et républicains tentés par Dominique de Villepin ». Cette construction devrait exclure le PCF, « qui ne regroupe plus personne sous son drapeau mité ». Le NPA, mis en avant à toute occasion dans les même colonnes de Libération, devient un utile repoussoir pour justifier la recomposition en question. Puisqu’ « il récuse toute alliance de gouvernement », « l’union de la gauche se déploie dans un espace politique trop étroit », justifie Laurent Joffrin. Et voilà la boucle bouclée. La fracture irrémédiable de la gauche est théorisée pour mieux tourner le dos à toute ambition de rupture réellement ancrée à gauche, tout projet de changement à vocation majoritaire.

En vérité, la « coalition » préconisée par Laurent Joffrin n’est que le énième recyclage d’une opération de recomposition qui vise la bipolarisation définitive de la vie politique, organisant, dans le cadre immuable du système capitaliste, l’alternance entre un bloc de droite ultra-libéral et un bloc démocrate à l’américaine. Evidemment, tout le débat sur les causes de la crise actuelle, sur les responsabilités politiques dans cette crise et sur la nature des solutions à mettre en oeuvre pour réussir un réel changement progressiste est évacué de cette construction. « L’après-Sarkozy sera aussi, on peut l’espérer, un après-crise », se contente d’écrire Laurent Joffrin sans jamais le démontrer. Et pour cause. Car sans rupture avec les logiques capitalistes, avec les convictions libérales de François Bayrou ou Dominique de Villepin, social-libérales de la majorité du PS, sans rupture avec les principes actuels du traité de Lisbonne, comment viendra la sortie de crise et où sera le changement réclamé par notre peuple ?

Cette grande coalition serait à coup sûr celle de l’échec. C’est d’ailleurs déjà cette même tentation qui a fait le lit de la victoire de Nicolas Sarkozy en 2007, permis le retour au pouvoir de Berlusconi en Italie. Allons-nous recommencer ?

On comprend pourquoi, dans ces conditions, l’élection européenne est évacuée du raisonnement. Car au coeur du choix européen figure précisément la question de savoir si on continue ou si on arrête avec les choix politiques qui ont conduit à la crise actuelle. Le Front de gauche pour changer d’Europe, dont l’initiative a été prise par le PCF, dérange parce qu’il ne rentre pas dans le cadre de telles recompositions. Il porte une condamnation claire de Nicolas Sarkozy et de sa politique. Il propose de rompre sans ambiguïté avec les choix libéraux de l’Union européenne. Il ouvre un espace politique de rassemblement prometteur pour l’avenir. En répondant présent tout à la fois sur le projet et sur l’ambition unitaire, il apporte une réponse pertinente aux urgences sociales et politiques qu’exprime le mouvement populaire. D’autres préféreraient voir les électeurs rater cette première marche et verser dans des chemins de traverse.

Voter Front de gauche le 7 juin, c’est déjouer ce piège, porter dans les urnes des propositions réellement alternatives aux choix libéraux mis en oeuvre en France et dans toute l’Union européenne, c’est refuser la désunion et ouvrir le chemin d’un nouvel espoir à gauche pour toutes les échéances à venir.

Comité Exécutif National du PCF

Paris, le 5 mai 2009

Par David NOËL - Publié dans : Actualité - Communauté : Parti Communiste Français
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Jeudi 7 mai 2009
Les sénatrices et sénateurs du groupe Communiste, Républicain, Citoyen et des Sénateurs du Parti de Gauche expriment leur plus vive solidarité avec les surveillants de prison qui appellent au blocage des établissements pénitentiaires à partir d’aujourd’hui 4 mai.

Nous avons pu constater les conditions de travail déplorables dans lesquelles étaient placés les surveillants et l’ensemble du personnel lors de visites d’établissements et à l’occasion des nombreux contacts que nous avons eus avec les représentants syndicaux des personnels pénitentiaires. Les choses ne cessent de s’aggraver avec la politique incohérente en matière de justice que mène un ministère plus soucieux de soigner sa communication que d’accorder les moyens nécessaires pour assurer ses responsabilités.

Comment, en effet, ne pas partager les préoccupations des personnels : la surpopulation carcérale est non seulement la cause de suicides de détenus mais également de plus en plus de surveillants. Si l’on y ajoute un déficit de personnels, la situation dans les prisons risque de devenir rapidement explosive et incontrôlable.

Loin de vouloir améliorer rapidement les conditions carcérales, la Garde des Sceaux annonce avoir décidé d’un moratoire concernant la mise en place des Règles pénitentiaires européennes, alors que l’application de ces règles, que les États signataires doivent respecter, est demandée par tous les acteurs de la vie carcérale. Dans le contexte actuel, cette décision relève quasiment de la provocation et le gouvernement confirme ainsi qu’il préfère dilapider des milliards d’euros pour les banques et les grands groupes au lieu de respecter ses obligations en répondant aux aspirations justifiées des personnels.

Qu’attend le gouvernement pour faire adopter la loi pénitentiaire, pourtant votée en urgence au Sénat au mois de mars, mais qui aujourd’hui semble jetée aux oubliettes du calendrier parlementaire ?

Le gouvernement, dont la responsabilité dans la condition carcérale actuelle est importante, ne peut tenir longtemps un double discours sur les prisons : il est temps pour lui de mettre un terme définitif à ce qui est toujours une « honte pour la République ».

Nous ne manquerons pas dans les prochains jours d’apporter notre soutien appuyé aux personnels dans leur lutte en leur rendant visite et en agissant à notre niveau dans le but de faire aboutir leurs revendications légitimes.

Lens le 4 Mai 2009

Jean-Claude DANGLOT, Sénateur du Pas de Calais

Jacky HENIN, Député Européen

Photographie : Jean-Claude Danglot, sénateur PCF du Pas-de-Calais accompagné de militants, à la rencontre du personnel de la maison d'arrêt d'Arras.
Par David NOËL - Publié dans : Actualité
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Dimanche 19 avril 2009
Qui a dit : « Ici, quand on recourt à la violence, ce n’est pas pour se distraire, ce n’est jamais pour nuire à autrui, c’est parce qu’on est désespéré. C’est parce qu’on n’a plus de recours et qu’on se sent condamné à la mort économique et à la mort sociale » ? Jean Jaurès ? Karl Marx ? Marie-George Buffet ? Jean-Luc Mélenchon ? Christian Picquet ? Aucun d’eux ! C’est monsieur Sarkozy, le 3 avril 2007, devant les marins pêcheurs de Lorient. À l’époque, il était en campagne électorale. Ces jours-ci, dans la région de Marseille, avec ses grands airs, il a une nouvelle fois tourné casaque. Il a fustigé, pêle-mêle, les prétendues violences des mouvements sociaux et syndicaux, des actions, où en désespoir de cause des salariés ont retenu leurs dirigeants dans leur bureau, et les mouvements pacifistes contre l’OTAN.

Après le bouclier fiscal, voilà monsieur Sarkozy transformé en bouclier patronal ! La droite appelle alternativement à l’unité nationale et s’en prend avec hargne aux mouvements sociaux. Elle somme les salariés, les privés d’emploi, les précaires, les licenciés à se taire et à payer la facture d’une crise dont les forces de droite sont les seules responsables. Comme à chaque moment difficile, la grande bourgeoisie et la haute finance assimilent les classes populaires à des classes dangereuses.

Quand monsieur Sarkozy aura-t-il une parole de président de la République contre cette violence sociale dont souffrent chaque jour les salariés, avec le stress, les cadences infernales, la précarité, les écarts et les baisses de rémunération, la brutalité des licenciements et les menaces de licenciements ? A-t-il pensé un seul moment à ces salariés, à ces cadres qui, au bout du rouleau, se suicident sur leur lieu de travail, à ce syndicaliste qui s’est donné la mort, subissant les problèmes de ses camarades et de son entreprise comme un échec ? Que dire des humiliations, des expulsions de travailleurs immigrés, à jour de leurs cotisations sociales et auxquels on refuse des papiers ? Que dire de celles et ceux qui dorment sur les trottoirs et au bord du périphérique ? Que dire de ceux qui font les poubelles pour pouvoir manger ?

Où est la violence, Monsieur le Président ? Où est passé le président des fausses promesses du pouvoir d’achat et de la Sécurité sociale professionnelle ? Les fem­mes et les hommes qui ne peuvent plus avoir de projet et dont les enfants n’ont pas d’avenir ne resteront pas sans réaction. L’exaspération, la révolte continueront de monter tant qu’on humiliera le peuple, qu’on le fustigera au moment même où monsieur Sarkozy a promis un nouveau cadeau à ses amis du Fouquet’s : la diminution de l’impôt sur les grandes fortunes, après avoir annoncé la suppression de la taxe professionnelle. Pour eux, c’est toujours bingo, et ceinture pour les classes populaires. Voilà la vraie nature de classe de ce pouvoir sarkozyste. Le scénario monté à Strasbourg entre le pouvoir et des hordes bien organisées, casquées, masquées, chargées de semer la terreur sert à criminaliser les mouvements sociaux et citoyens, à empêcher toute expression de la gauche sociale et politique et surtout à camoufler au peuple les néfastes décisions prises au sommet de l’OTAN, ainsi que l’action et les propositions des mouvements pacifistes.

Il ne faut pas se laisser intimider. Si le peuple s’était plié aux injonctions de la droite et la haute finance, il ne se serait jamais uni dans le Front populaire, le Conseil national de la Résistance, Mai 68, pour la mise à bas du CPE et le « non » majoritaire au référendum sur la Constitution européenne en 2005. Pour trouver une issue à la crise et inventer un autre avenir, le peuple, uni dans sa diversité, ne peut compter que sur lui-même. Dans l’action le 1er mai avec toutes les organisations syndicales. Le 7 juin prochain, dans l’unité populaire, avec le Front de gauche, il peut bousculer la donne politique.

C’est avec calme et détermination que nous pouvons faire reculer la féroce loi et la violence du capitalisme.
Par David NOËL - Publié dans : Actualité - Communauté : Parti Communiste Français
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