Concours

Images aléatoires

Mercredi 1 octobre 2008
"Ce n'est pas un flic, c'est Al Capone avec une plaque !". A l'heure où s'ouvre la septième et dernière saison de The Shield, le jugement sévère du capitaine David Aceveda sur Vic Mackey, dans le pilote de l'excellent cop show de la chaîne câblée FX, n'a jamais paru aussi proche de la vérité.

Tout au long des six saisons écoulées, Vic Mackey (campé par le formidable Michael Chiklis), inspecteur de police à Farmington, un des quartiers les plus chauds de Los Angeles, a plus d'une fois franchi la ligne rouge.

Flic et ripou, Vic Mackey subjugue les téléspectateurs, qui lui pardonneront facilement ses accords avec des indics, ou sa violence lorsqu'il arrête des suspects ou qu'il mène un interrogatoire. Face aux gangs qui font régner la terreur dans les rues de Farmington, les méthodes de choc de Vic Mackey et de Shane, Lem et Ronnie, ses quatre coéquipiers de la Strike Team, sont efficaces et c'est tout ce qu'on lui demande.

Père d'un fils autiste et d'une fille adolescente, séparé de sa femme, Corinne, qui ne veut pas voir le côté sombre de Vic, Mackey aime sa famille et s'efforce de la protéger sans voir que ce sont ses crimes et ses mensonges qui ont brisé son foyer et qui mettent sa famille réellement en danger.

Alors, Vic Mackey, s'est créé une deuxième famille : la Strike Team. L'équipe de choc du district de Farmington est plus soudée que beaucoup de familles. Plus qu'un chef, Vic est le modèle de Ronnie, Lem et surtout de Shane, prototype du redneck odieux, lâche et raciste.

Sauf que cette famille de remplacement est soudée par les crimes et les mensonges. Dès l'épisode pilote de la série, Vic et Shane commettent l'impensable : au cours d'une intervention contre un dealer, ils abattent froidement Terry, un de leurs coéquipiers infiltré dans la Strike Team à la demande de David Aceveda pour faire confondre Mackey. Désormais, Vic et Shane sont liés par un pacte de sang, un pacte qui fait trembler Shane, qui s'enfonce au fils des saisons du côté obscur, jusqu'à se lier en affaires, dans la saison 4 avec les pires gangsters de Farmington.

Dès l'épisode pilote, le téléspectateur se prend le meurtre de Terry comme un coup de poing en plein visage. Vic Mackey ne peut plus être sympathique et on se prend à souhaiter le voir tomber, mais il passe, systématiquement, entre les mailles du filet.
Dans la saison 1, les doutes du capitaine Aceveda, des inspecteurs Dutch Wagenbach et Claudette Wyms n'y feront rien. Le meurtre de Terry sera mis sur le dos du dealer abattu et Mackey et Shane sortiront blanchis mais ce meurtre continuera de les hanter et menacera la cohésion de la Strike Team quand John Kavanaugh, un inspecteur de l'IGS rouvrira l'enquête dans la saison 5.

A la fin de la saison 2, c'est le braquage du train de l'argent de la mafia arménienne qui renforcera encore un peu plus les liens de la Strike Team. Mis sur le compte des Mexicains, le braquage du train de l'argent par la Strike Team déclenche une sanglante vendetta dont Vic Mackey et ses complices portent la responsabilité directe.
Vic et la Strike Team doivent effacer les traces pour éviter que la brigade financière qui avait marqué les billets ne remonte jusqu'à eux.

A Farmington, il est bien difficile de garder les mains propres. Pour le capitaine David Aceveda, l'arrestation de Vic Mackey serait un coup d'éclat qui boosterait sa carrière politique. Car David Aceveda a une ambition : devenir maire de Los Angeles. Elu conseiller municipal de Farmington, Aceveda devient au fil des saisons une caricature de politicien fourbe, véreux et manipulateur.

Dans la saison 5, l'inspecteur Kavanaugh, de la police des polices, joué par un Forest Whitaker génial dans un rôle de flic tourmenté sera à deux doigts de faire tomber Mackey, mais son action l'entraîne de plus en plus loin, jusqu'aux menaces sur une petite droguée et au faux témoignage. Kavanaugh quitte Farmington au début de la saison 6 quand il comprend qu'il ne viendra pas à bout de Mackey sans y perdre son intégrité.

Comment rester intègre quand on travaille à Farmington ? Les agents Danny et Julian le sont à leur manière, même si Danny, qui admire Vic et a été sa maîtresse mettra longtemps avant de voir son vrai visage. Julian, son coéquipier, se ment à lui même et s'efforce de cacher son homosexualité pour ne pas remettre en cause sa foi qu'il a chevillée au corps et pour éviter les brimades des collègues.

L'autre lueur d'espoir du Barn, le commissariat de Farmington, vient des inspecteurs Dutch Wagenbach et Claudette Wyms. Enquêteurs hors pair, Dutch et Claudette sont capables de démêler les affaires les plus embrouillées. Dutch, qui est la risée de ses collègues qui se moquent de sa ringardise et de son manque d'assurance avec les femmes n'est jamais aussi bon que lorsqu'il s'agit de confondre les pervers, les violeurs ou les tueurs en série.
Aussi douée que lui, Claudette, une inspectrice noire admirable d'intégrité et qui n'a aucune illusion sur Aceveda et Mackey est promue capitaine au début de la saison 6.

Poussé vers la retraite anticipée, sous surveillance, Mackey pourra-t-il longtemps échapper à ses responsabilités ?  A Farmington, tout se paie et les mailles du filet pourraient se resserrer sur la Strike Team et dévorer Shane, qui suit l'exemple de Vic avec infiniment moins de talent, Ronnie et le grand Vic lui même. Aceveda sera-t-il élu maire ? Vic paiera-t-il enfin pour ses actes ? Restera-t-il en vie ? C'est là tout l'enjeu de la septième et dernière saison de The Shield, que l'on attend avec impatience en France dans quelques mois. 
Par David NOËL - Publié dans : Chroniques télévisuelles
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Mercredi 9 août 2006
"Les hommes font leur propre histoire, mais ils ne la font pas arbitrairement, dans les conditions choisies par eux, mais dans des conditions directement données et héritées du passé." écrivait Karl Marx au début du 18 Brumaire de Louis Bonaparte. Et d'ajouter que "la Révolution de 1789 à 1814 se drapa successivement dans le costume de la République romaine, puis dans celui de l'Empire romain."

De fait, on dit qu'au 73e jour après la Révolution d'Octobre, Lénine se mit à danser sur la neige entre les murs du Kremlin pour saluer une durée venant de dépasser celle de la Commune de Paris.
Les communards ont en partie rejoué 1848 et 1789 tandis que les Révolutionnaires de 1789, Gracchus Babeuf en tête rejouaient la République romaine.
Une République romaine qui s'achève après les tentatives de réformes démocratiques et sociales des Gracques par la réaction aristocratique syllanienne et pompéienne avant que César puis Octave-Auguste n'établissent leur pouvoir personnel.
Comme la Révolution française s'achève avec la réaction thermidorienne et le 18 Brumaire, comme la Seconde République s'achève dans les fusillades des journées de juin et le coup d'Etat du 2 Décembre, comme la Commune de Paris s'achève par la Semaine sanglante et l'élection de Mac-Mahon en attendant la restauration de la monarchie souhaitée par les royalistes majoritaires à l'Assemblée...

L'histoire se répète parfois et l'Antiquité romaine offre des modèles politiques qui peuvent aider à mieux comprendre le monde d'aujourd'hui.
C'est la raison pour laquelle il n'est peut-être pas inutile de regarder Rome, une série remarquablement réaliste dont la première saison qui vient d'être diffusée par Canal + nous plonge dans les méandres des guerres civiles de la fin de la République romaine.

Série événement diffusée initialement sur la chaîne cablée américaine HBO, qui nous a habitués à ce qui se fait de meilleur en terme de création télévisuelle (on pense à Oz ou à Band of Brothers), Rome ne nous a pas déçus.

Il faut dire que Rome est la série la plus chère de l'histoire de la télévision. Tournée dans les studios de Cinecittà à Rome, elle a coûté plus de 100 millions de dollars. HBO a coproduit la série avec BBC Films et en a confié la réalisation à Michael Apted.

Les 12 épisodes de la première saison de Rome sont un véritable chef d'oeuvre et mélangent habilement la grande et la petite histoire : la grande histoire, c'est celle de César quittant la Gaule, franchissant le Rubicon et marchant sur Rome avant de poursuivre Pompée en Grèce, de débarquer en Egypte et de revenir à Rome après avoir écrasé les derniers Pompéiens à Utique.
Chacun connaît la suite : après une série de réformes établissant son pouvoir personnel, César meurt assassiné le jour des ides de mars 44 par une poignée de sénateurs républicains parmi lesquels se trouve Brutus, le fils adoptif de César.
Fin de la première saison...

Au fil des épisodes de la série, on rencontre tous les grands personnages de l'histoire romaine : si Pompée Magnus (Kenneth Cranham) n'a pas le charisme de César (formidable Ciaran Hinds), il reste néanmoins un adversaire redoutable, mais désabusé et mal conseillé par les sénateurs républicains qui l'entourent et se divisent. Si Cicéron et Brutus sont prêts au compromis avec César, le vieux Caton, pétri de préjugés aristocratiques veut se battre jusqu'au bout contre César en qui il voit un tyran, jusqu'à son suicide héroïque à Utique.
Du côté de César, Marc-Antoine (James Purefoy) est d'abord présenté comme un soudard, mais on découvre qu'il est capable de bravoure et possède une certaine finesse politique.

Si Atia (Polly Walker), la très ambitieuse mère d'Octave et d'Octavie est le personnage le plus antipathique de la série, le jeune Octave (Max Pirkis) est indéniablement sympathique. Observateur plus que véritablement acteur de la guerre civile qui se joue, il est sans doute celui qui comprend le mieux César ; il est d'ailleurs le seul à voir César faire une crise d'épilepsie et gardera le secret.

Octave est initié au sexe et au maniement des armes par Titus Pullo, un des légionnaires de César.
Dans Rome, la petite histoire rejoint la grande histoire : les deux héros de la série sont Lucius Vorénus (joué par Kévin McKidd), un officier de la légion, issu d'une famille de chevaliers et attaché à la vieille République et Titus Pullo (Ray Stevenson), un grand gaillard amateur de femmes, de vin et de jeu.
Ce sont eux qui escortent Octave jusqu'au camp de César au début de la série, ce sont eux qui accompagnent Marc-Antoine à Rome pour y être élu tribun de la plèbe. En Grèce, ils vont rencontrer Pompée en fuite et le laisser s'échapper. En Egypte, ils vont escorter Cléopâtre jusqu'à Alexandrie.
De retour à Rome et à la vie civile, Vorénus, repéré par César, va devenir, malgré ses principes politiques, un des nouveaux sénateurs nommés par César pour remplacer les vieux sénateurs républicains morts ou en fuite.
La série montre bien à quel point le retour à la vie civile est difficile pour des hommes comme Vorénus et Pullo, qui vont être tentés de faire les mauvais choix.
La femme de Vorénus, Niobé (Indira Varma), sans nouvelles de son mari qu'elle croyait mort est bouleversée par son retour et lui cache un terrible secret...

La chaîne HBO a reconduit la série pour une saison supplémentaire, une saison qui selon toute vraisemblance sera centrée sur la guerre civile qui va opposer Octave et Marc-Antoine.
En attendant, les téléspectateurs pourront se consoler avec le coffret DVD de cette magistrale première saison, à paraître le 6 septembre prochain.

Pour télécharger ma chronique télévisuelle sur Rome parue dans le numéro du 18 au 24 août de Liberté 62, cliquez sur le lien ci-dessous :

Rome ou le retour gagnant du peplum à la télévision
Par David NOËL - Publié dans : Chroniques télévisuelles
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Samedi 10 juin 2006
C'est le 21 juin que sortira en coffret DVD la saison 6 d'A la Maison Blanche. En attendant la saison 7, sans doute l'année prochaine...
Aux Etats-Unis où la septième et dernière saison s'est achevée en mai, A la Maison Blanche (The West Wing) est déjà une série culte.

Tout commence en 1999. Aaron Sorkin et John Wells (le producteur d'Urgences) imaginent une série télévisée qui se déroulerait dans l'aile ouest de la Maison Blanche. Il s'agit de rendre la politique accessible aux télespectateurs américains.
A la Maison Blanche raconte le quotidien du président "Jed" Bartlet, un président démocrate charismatique, incarné par Martin Sheen. Catholique, prix nobel d'économie, ancien gouverneur de Nouvelle Angleterre, Bartlet est le prototype même du "liberal" (on dirait "progressiste" en France). Il est entouré de collaborateurs tous plus brillants et attachants les uns que les autres : Léo MacGarry, son secrétaire général et son plus vieil ami, Joshua Lyman, le secrétaire général adjoint chargé des affaires de politique intérieure, Toby Ziegler, le très taciturne directeur de la communication, Sam Seaborn, le directeur-adjoint de la communication, CJ Cregg, la porte-parole de la Maison Blanche.
Autour de ces cinq collaborateurs de premier plan gravitent des secrétaires, des conseillers politiques, des sondeurs, des députés et des sénateurs, des journalistes...

La première saison se déroule un an après l'élection de Bartlet. Déjà, les problèmes s'accumulent pour l'administration Bartlet. Les sondages sont mauvais, la chambre des représentants contrôlée par le Parti Républicain bloque les projets de lois des démocrates. Malgré cela, il faut préparer les élections de mi-mandat pour tenter de regagner la chambre des représentants.
Bartlet se représentera-t-il ? Dans la saison 2, il va devoir faire face aux conséquences d'un mensonge qui pourrait lui coûter la réélection.
Bartlet sera finalement réélu au début de la saison 4.
Dans la deuxième partie de la saison 6, les collaborateurs du président se sépareront pour préparer la succession de Bartlet. Certains se rangeront derrière le vice-président Bob Russell, d'autres soutiendront Matt Santos, un jeune député démocrate d'origine hispanique.

Durant sept ans, la série aura évoqué toutes les grandes questions qui secouent les Etats-Unis : peine de mort, avortement, mariage gay, contrôle des armes à feu...
En matière de politique étrangère, le conflit israélo-palestinien comme la "guerre contre le terrorisme" ont été généralement traités avec justesse, sauf au cours de la saison 3 (2001-2002) où les scénaristes, traumatisés par les attentats du 11 Septembre ont multiplié les épisodes sur ce thème.

A la Maison Blanche tire sa révérence après sept années de succès amplement mérité. Les téléspectateurs français frustrés par la diffusion erratique et nocturne de la série sur France 2 ont dû se replier sur les coffrets DVD pour profiter d'une série qui aurait amplement mérité une case horaire digne de ce nom.

Aux Etats-Unis, Martin Sheen, auréolé par son rôle de président, est devenu l'icône du mouvement anti-guerre. Après Ronald Reagan et Arnold Schwarzenegger, Martin Sheen pourrait-il à son tour se lancer dans une carrière politique ? La réalité rejoindrait alors la fiction...

En France, nous n'en sommes pas encore là... Encore que Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal ont adopté de toute évidence des méthodes de marketing politique à l'américaine.
Quant au recentrage "blairiste" de Ségolène Royal, il rappelle celui de Bill Clinton et du Parti Démocrate américain au début des années 90.

En fait, c'est surtout en matière de fiction télévisée que la France a un retard à rattraper.
A quand une fiction politique française aussi bien écrite et aussi pédagogique qu'A la Maison Blanche ?
Par David NOËL - Publié dans : Chroniques télévisuelles
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Jeudi 14 juillet 2005
Depuis le 5 juillet, les téléspectateurs de TF1 peuvent retrouver chaque mardi vers 23h les palpitantes aventures de l’agent Bauer.
Après une première diffusion sur Canal + – sous le nom de 24 heures chrono – la saison 3 de 24 arrive enfin sur TF1, et devrait rapidement sortir en DVD.

24, c’est cette série réalité qui fait sensation ; le concept y est pour beaucoup, car c’est une seule et même journée qui occupe toute la saison, mais une journée qui tiendra en haleine le téléspectateur, plongé 24 heures durant, le temps de 24 épisodes d’une heure chacun (publicités incluses) dans la vie de l’agent Jack Bauer, de la Cellule Anti Terroriste (CAT) de Los Angeles.

Série à suspense, 24 bénéficie d’un budget digne des meilleurs films d’action et d’une réalisation soignée. Les créateurs de 24, Joël Surnow et Robert Cochran, ont multiplié les effets visuels : chronomètre qui apparaît et qui égrène les secondes, interminables, split screen – écran divisé en 3 ou 4 petites fenêtres – permettant de suivre parallèlement les actions de plusieurs personnages.

Durant la première saison, Jack Bauer (Kiefer Sutherland) doit empêcher un groupe de terroristes serbes d’assassiner le sénateur David Palmer (Dennis Haybert), un démocrate noir, le jour des élections primaires de Californie. Les terroristes poussent le raffinement jusqu’à enlever la femme et la fille de Jack Bauer qui devra assassiner lui-même le sénateur Palmer s’il veut les revoir vivantes. Jack Bauer est pris au piège, surveillé en permanence par un agent double de la cellule anti-terroriste dont l’identité ne nous sera dévoilée que dans les dernières minutes de l’ultime épisode…

En toile de fond, la guerre au Kosovo, lors de laquelle Palmer avait commandité l’assassinat d’un chef serbe coupable de crimes de guerres ; c’est l’agent Bauer qui avait dirigé l’opération sur le terrain, opération sanglante qui avait coûté la vie à une partie de la famille du chef serbe.

Si la première saison traitait des thèmes de la famille, de la vengeance et esquissait déjà une réflexion politique, la deuxième saison nous emmène encore plus loin puisque la menace vient cette fois de terroristes arabes décidés à faire exploser une bombe nucléaire à Los Angeles. Pendant ce temps, David Palmer, devenu président, prépare la riposte contre les pays du Moyen-Orient soupçonnés d’avoir planifié l’attentat.
La guerre peut-elle encore être évitée ? Et si les responsables de l’attentat étaient ailleurs ? L’agent Bauer et le président Palmer vont se retrouver bien seuls pour enrayer la mécanique de guerre qui se met en place.

Les attentats du 11 septembre et la guerre en Irak ne sont pas loin…
La saison 3 que diffuse actuellement TF1 est, de l’avis unanime, un peu au-dessous des deux premières saisons, mais le spectacle est toujours au rendez-vous. Jack Bauer devra affronter des terroristes en possession d’un virus mortel dont la dispersion provoquerait une catastrophe sans précédent.

Plus qu’une série d’action, 24 est la série-miroir d’une Amérique inquiète, traumatisée par les attentats du 11 septembre 2001. Bien sûr, Jack Bauer et le président Palmer parviendront au final à sauver l’Amérique, happy end oblige, mais à quel prix ? Celui du mensonge d’Etat pour Palmer et d’une descente aux enfers pour un Jack Bauer devenu accro à l’héroïne et qui ira jusqu’à tuer un de ses partenaires pour préserver sa couverture et empêcher l’irréparable.

Quand les démocraties en viennent à agir comme leurs ennemis dans une guerre contre le terrorisme – le scandale de Guantanamo le rappelle tous les jours – qui semble ne pas avoir de fin, il y a besoin de fictions de la qualité de 24 pour ne pas se perdre.

Pour télécharger ma chronique télévisuelle sur 24 parue dans le numéro du 14 au 21 juillet de Liberté 62, cliquez sur le lien ci-dessous :

"24", série miroir d'une Amérique inquiète
Par David NOËL - Publié dans : Chroniques télévisuelles
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