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Images aléatoires

Samedi 28 mars 2009
Nous ne paierons pas pour leurs crises
Le 28 Mars, imposons nos solutions face au G20

Le G20, qui regroupe les gouvernements des 20 pays parmi les plus riches du monde, se réunira le 2 avril à Londres avec la prétention d’apporter des réponses à la crise. Nous qui intervenons sur les terrains sociaux, économiques, écologiques, de la paix ou de la solidarité internationale savons les dégâts qu’ils ont eux-mêmes causés.

Ces dégâts sont la conséquence d’un modèle ultra-libéral fondé sur le laisser-faire, l’accumulation des profits à court terme par une minorité, la spéculation financière, la répartition inégale des richesses, un système commercial injuste, le recours à l’endettement irresponsable et/ou illégitime, le productivisme, le pillage des ressources naturelles, la privatisation des services publics et la militarisation des rapports internationaux...

Cette crise frappe l’humanité dans son ensemble, à commencer par les plus vulnérables au Nord et les populations des pays du Sud qui sont victimes d’une crise dont elles ne sont pas responsables. Les moyens utilisés pour sortir de la crise se limitent, pour l’essentiel, à socialiser les pertes en vue de sauver sans réelle contrepartie le système financier et les multinationales. Où sont les moyens pour répondre aux demandes des populations ?

Le monde n’a pas besoin seulement de régulations placées sous la surveillance d’institutions internationales en partie responsables de la crise actuelle (FMI ou OMC notamment) ; il a besoin d’un nouveau système démocratique fondé sur le respect de tous les droits de l’homme, la satisfaction des besoins sociaux, le travail décent, la souveraineté alimentaire, le respect de l’environnement et la restauration des écosystèmes, la diversité culturelle, l’économie sociale et solidaire et une nouvelle conception de la richesse, basée sur son réel partage et une conception écologique et sociale du développement.

Face à la volonté du G20 de décider au nom de tous les pays et à la place des peuples du monde entier, il est important de faire entendre et d’imposer d’autres solutions pour sortir de la crise et de les inscrire dans les dynamiques sociales déjà engagées, en France comme dans d’autres pays. En cohérence avec les mobilisations syndicales du 29 janvier et du 19 mars en France, la journée mondiale d’action organisée le 28 mars en lien avec la réunion du G20 doit nous permettre de porter ces propositions et revendications au cœur du système néolibéral. A cette occasion, nous appelons la population à participer massivement aux actions qui seront organisées dans notre pays.

Rejoignez le mouvement international de mobilisation du 28 mars 2009 !

A Paris, rendez-vous Place de l’Opéra le 28 mars à 14 heures Pour des actions de rue et une manifestation.

Associations et syndicats signataires de l’appel :
Agir contre le chomâge - AC !, Aitec/Ipam, Les Amis de la Terre France, Association pour l’emploi, l’information et la solidarité - APEIS, Attac France, Cedetim, Confédération générale des SCOP – CGSCOP, CGT Finances, Convergence pour les services publics, Centre de recherche et d’information pour le développement - CRID, Fédération Artisans du Monde, Fondation Copernic, France Amérique Latine, Fédération syndicale unitaire - FSU, Habitat international coalition - HIC, Ligue des Droits de l’Homme - LDH, Marches européennes, Mémoire des luttes, Mouvement de la Paix, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples - MRAP, Réseau féministe Ruptures, Syndicat national de l’enseignement supérieur - SNESUP, SUD PTT, Union syndicale Solidaires

Organisations politiques en soutien :
Les Alternatifs, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti de Gauche, Les Verts, Parti Communiste Français
Par David NOËL - Publié dans : Altermondialisme - Communauté : Les antilibéraux
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Lundi 18 août 2008
La crise financière déclenchée aux États-Unis à la suite d'une politique du crédit aussi absurde que dangereuse n'en finit pas de s'étendre et de produire ses dégâts. Pourtant, ce ne sont pas les avis rassurants qui ont manqué, ni les tentatives désespérées des banquiers centraux pour voler au secours des banquiers ordinaires au bord du gouffre.

Ainsi se vérifient trois axiomes de la finance mondiale :

1) la liberté de circuler du capital a un prix, celui de la baisse du « coût du travail », de la dégradation de l'emploi et de l'amputation des droits sociaux ;
2) les banques centrales abreuvent de liquidités un système financier spéculatif, pendant la montée d'une bulle et aussi après l'éclatement de celle-ci pour éviter les faillites en cascade ;
3) les gains sont pour les actionnaires, les pertes pour la collectivité.

Il n'y aura pas de bout du tunnel tant que les dogmes néolibéraux n'auront pas été abandonnés. La loi du profit maximal, la concurrence débridée et le marché sans entraves conduisent inexorablement aux crises financières répétées, au délabrement social, à la crise alimentaire pour une fraction importante de l'humanité, à l'impuissance face à la crise écologique planétaire et finalement à des politiques sécuritaires et agressives pour pallier les contradictions d'un système délirant.

Attac le répète depuis sa création, il y a dix ans : il est urgent de désarmer les marchés financiers, d'imposer des restrictions drastiques à la circulation des capitaux, de taxer toutes les transactions financières, de mettre le système bancaire sous contrôle démocratique, de placer les institutions internationales sous l'égide d'une ONU démocratisée, de supprimer les paradis fiscaux, d'annuler la dette des pays pauvres, d'assurer à tous les humains l'accès aux biens communs et de sortir enfin l'Europe du carcan libéral. Tant que cela ne sera pas fait, le tunnel n'aura pas de fin car les richesses continueront de se concentrer dans quelques mains, la pauvreté et la faim s'aggraveront, et la démocratie ne sera qu'un vain mot. Telles sont les vraies leçons à tirer d'une crise née des subprimes américains mais, au-delà, de la nature même du capitalisme néolibéral.

Attac en appelle à la conscience citoyenne de tous pour préparer des mobilisations fortes à la rentrée qui, seules, pourront mettre au pas les acteurs financiers. Attac donne rendez-vous à tous ses adhérents et sympathisants pour en débattre lors de son Université citoyenne du 22 au 26 août à Toulouse.

Attac France
Montreuil, le 13 août 2008
Par David NOËL - Publié dans : Altermondialisme - Communauté : Les antilibéraux
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Mercredi 6 août 2008
Attac prend acte de l’échec - un de plus - du Cycle de Doha et se félicite qu’un très mauvais accord ait été évité.

Ce qui était sur la table aurait eu des conséquences graves pour les pays du Nord, dont la France, notamment dans le domaine agricole et dans celui des services (à cause de l’AGCS), de même que pour les pays du Sud, en particulier dans le domaine de l’agriculture vivrière et des industries encore trop jeunes pour soutenir la concurrence des pays industrialisés. À force de vouloir que tout soit marchandise, que tout profite aux plus fortunés - hommes ou pays - on court forcément à l’échec. L’OMC ne sert plus à rien. Arrêtons de nous acharner sur ce Cycle de Doha. Sept ans, ça suffit !

Attac estime que cet échec doit être saisi immédiatement comme une occasion de proposer d’autres règles du commerce, respectant les besoins de l’ensemble des pays et des travailleurs du monde, ainsi que les équilibres écologiques de la planète. Il faut refuser que certains secteurs soit assimilés à des marchandises : l’eau, l’éducation, la santé, les services sociaux et tous les autres domaines qu’il faut préserver de la cupidité financière. Il faut accepter la leçon de la crise alimentaire et reconnaître que la souveraineté alimentaire est un droit qui doit transcender les règles marchandes. Il faut respecter le travail : les milliers de pages des textes de l’OMC ne contiennent pas un mot sur les droits des travailleurs. Il en va de même pour l’environnement, dont la protection est le plus souvent considérée comme un obstacle au commerce.

Il est grand temps que les États qui veulent aller de l’avant se réunissent pour tracer un autre cadre que celui de l’OMC, afin de fournir des règles justes au commerce. À cet égard, l’esquisse qui était contenue dans la Charte de La Havane de 1947 constitue une bien meilleure base que celle de l’OMC. Le mouvement altermondialiste, qui s’appelle dans ce domaine « Our World is not for Sale » (« Notre monde n’est pas à vendre ») et sa branche européenne, dont Attac-France fait partie, sont prêts à participer à ce travail d’élaboration d’un nouveau cadre qui vise le partage, la justice, le respect des droits humains et de l’environnement.

Attac France
Montreuil, le 30 juillet 2008
Par David NOËL - Publié dans : Altermondialisme - Communauté : Les antilibéraux
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Jeudi 10 juillet 2008
Depuis 1975, les principales puissantes de la planète se réunissent à huis clos pour échanger et proposer des réponses aux problèmes mondiaux. Lors de ses premières réunions, il s’agissait pour le G8 – Allemagne, Etats-Unis, France, Japon, Royaume Uni, rejoints en 1976 par le Canada et l’Italie, puis en 1999 par la Russie – de trouver des solutions à la fin du système monétaire international adopté en 1944 lors des accords de Bretton Woods (qui avait pour principe la convertibilité du dollar en or) et au premier choc pétrolier de 1973. D’emblée, ces Sommets annuels ont manifesté leur caractère oligarchique : les principales puissances mondiales se réunissent entre elles pour décider de ce qui est bon pour l’ensemble des peuples !

Rapidement, les réunions du G8 ont couvert l’ensemble de l’actualité mondiale ; et sont devenues le lieu du pouvoir mondial. Le G8 a en effet toujours émis des recommandations (le G8 ne prend aucune décision mais émet « seulement » des recommandations) permettant de mettre en place l’ordre néolibéral que l’on connaît aujourd’hui, grâce aux institutions financières internationales (Fonds monétaire international - FMI - et Banque mondiale - BM) où les Etats membres du G8 détiennent la majorité des voix.

Véritable directoire mondial, le G8 est illégitime : aucun des chefs d’Etat ou de gouvernement présents lors des Sommets des Huit ne dispose du moindre mandat démocratique pour gérer les affaires concernant l’ensemble de la planète. Le G8 ne saurait trop rappeler des époques passées lorsque les grandes puissances se partageaient le monde lors de discussions fermées...

Toutefois aujourd’hui le pouvoir du G8 est affaibli par celui de puissances émergentes. Mais ce ne sont pas les propositions de son élargissement aux membres du G5 (Chine, Inde, Brésil, Mexique, Afrique du Sud) qui pourront lui retirer son caractère illégitime !
Il est au contraire nécessaire de réformer et de renforcer une institution telle l’Organisation des Nations unies (ONU) afin qu’un véritable espace démocratique puisse voir le jour pour aborder les sujets concernant l’ensemble des peuples.

Mais peut-être sont-ce justement les peuples que les gouvernements voudraient ne pas voir...
A l’instar de la construction européenne où les chefs d’Etat ou de gouvernement n’hésitent pas à remettre en cause les suffrages populaires exprimés, le G8 cherche à faire taire la contestation et les propositions d’alternatives au néolibéralisme.

Ainsi, avant même le début du contre-sommet organisé par les ONG et mouvements altermondialistes, les entrées sur le territoire japonais ont été sévèrement restreintes. De nombreuses personnes (universitaires, journalistes, syndicalistes) connues pour leur expertise scientifique et pour leur rôle de contre-pouvoir ont été longuement interrogées ; certaines d’entres elles restant plus d’une douzaine d’heures dans les locaux de la police des frontières.

L’entrée au Japon a été refusée à 23 personnes, dont notamment celles des deux délégations coréennes de la Fédération des syndicats démocrates et des agriculteurs. D’autres personnes du Bangladesh, des Philippines, du Népal, etc. ont vu leur visa refusé bien qu’elles aient été invitées officiellement par des organisations reconnues pour leur participation aux forums. Quelques autres ont été autorisées à séjourner au Japon mais pour une durée significativement réduite, les empêchant d’intervenir lors des conférences publiques pour lesquelles elles avaient été invitées.

Comme lors du G8 en Allemagne l’an passé, ce sont des mesures d’exception qui sont appliquées à l’encontre des militants altermondialistes, assimilant la contestation pacifiste du système néolibéral à une opération terroriste en puissance.

Les arguments contradictoires à ceux portés par les gouvernements membres du G8 doivent pouvoir être exprimés librement au sein des forums et des manifestations. Toute entrave à la liberté d’expression est une atteinte aux libertés fondamentales reconnues dans les Etats démocratiques modernes.

Nous dénonçons les mesures policières déployées par les gouvernements à l’occasion des Sommets du G8 ; nous demandons la fin des arrestations des journalistes et des militants témoignant sur place de l’impopularité mondiale du G8 et de ses « recommandations » nous exigeons la suppression du G8 et la mise en place d’un organisme mondial démocratique soumis à la Déclaration des droits de l’Homme et auquel les autres institutions internationales (dont notamment l’Organisation mondiale du commerce - OMC) seraient subordonnées.

Attac France,
Montreuil, le 9 juillet 2008
Par David NOËL - Publié dans : Altermondialisme - Communauté : Les antilibéraux
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Mercredi 20 décembre 2006
De nombreux militants du mouvement social, de nombreux communistes se sont investis dans Attac dès sa création et c'est une excellente chose.

La force des libéraux durant les vingt dernières années aura été de parer leur discours réactionnaire d'une apparence de rigueur économique et de scientificité.

Attac et la Fondation Copernic auront montré qu'il n'en est rien et que les règles économiques avancées par les libéraux ne sont que le reflet d'une idéologie. En réalité, tout est politique et c'est la volonté qui manque à la gauche pour abattre le capitalisme.

Depuis trois ans, Attac qui avait connu un développement fulgurant, perdait des adhérents. Les luttes internes entre partisans d'une organisation centralisée et tournée vers les classes populaires et partisans d'une organisation en réseau plus collégiale ont fait des dégâts et l'association a perdu un tiers de ses membres.

Les récentes élections au Conseil d'Administration d'Attac ont conforté les fondateurs et renvoyé l'ancien président Jacques Nikonoff dans l'opposition. Jacques Nikonoff et ses partisans ont dénoncé dans un communiqué ultra-violent la victoire d'une ligne "gauchiste, sectaire et communautariste".

Ce n'est évidemment pas le cas et il faut faire confiance à la nouvelle direction collégiale, incarnée par les deux co-présidents Aurélie Trouvé et Jean-Marie Harribey pour regagner le terrain perdu.

Il y a beaucoup de travail car les départs massifs d'adhérents contraignent Attac à un plan d'économies.

Mais l'essentiel est là : pour Attac, la crise appartient désormais au passé et on espère que l'association altermondialiste va rapidement repartir de l'avant.

Les militants du mouvement social ne doivent pas hésiter à investir de nouveau Attac pour qu'elle redevienne ce mouvement d'éducation populaire et de formation qu'elle a été pour toute la gauche de la gauche et notamment pour les jeunes militants à la recherche d'un premier engagement.
Par David NOËL - Publié dans : Altermondialisme
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