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Luttes sociales

Mardi 6 septembre 2011 2 06 /09 /Sep /2011 10:30

logoFSU3 Le décret instituant une prime d’intéressement collectif dans la Fonction publique de l’Etat a été publié au JO du 1er septembre. Le gouvernement ayant échoué à obtenir la signature ne serait-ce que d’une seule organisation syndicale sur le protocole d’accord proposé à l’automne 2009, a choisi de publier ce décret sans aucune concertation, une méthode détestable sur la forme pour un texte dangereux sur le fond.

La rémunération à la performance oriente l’activité professionnelle vers les tâches mesurées, au détriment de toutes les autres, au mépris de la cohérence de ces activités dont la qualité ne saurait se mesurer à l’aune des seuls effets immédiatement quantifiables. Les effets pervers sur la qualité du service rendu, les stratégies de tricherie sont inhérents à ces dispositifs, qu’il s’agisse valoriser une « performance individuelle » au travers de la PFR (prime de fonctions et de résultats) ou la « performance collective ».

Le ministre y voit un moyen de motiver les agents. Il cache que par principe le versement de la prime ne saurait concerner qu’un agent sur 4 ou 5, quand bien même l’ensemble des services concernés auraient été efficients dans l’atteinte des objectifs promus. Il y a là des dispositions vexatoires, sources de démotivation, de concurrence des services entre eux quand il faut rechercher des coopérations.

Pour la FSU, la motivation des personnels de la Fonction publique se construit par le sens de leur travail, la fierté de servir l’intérêt général. L’efficacité du service dépend largement des moyens consacrés aux missions et à la qualité de la formation des personnels. Les conséquences négatives de la RGPP sont à ces égards aussi particulièrement lourdes.

Pour la FSU, l’urgence est de revaloriser les traitements par une augmentation du point d’indice. Il convient d’inverser les politiques en œuvre pour faire de la fonction publique et de ses services des atouts pour lutter contre la crise. Elle s’opposera dans les ministères à la mise en place de ces dispositifs.


Les Lilas, le 2 septembre 2011

Par FSU - Publié dans : Luttes sociales - Communauté : les anti-capitalistes
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Vendredi 18 février 2011 5 18 /02 /Fév /2011 14:00

Tati-12-02-11--3-.JPG Mercredi dernier, Edmond Bruneel, secrétaire de la section de Montigny-en-Gohelle du PCF et conseiller municipal avait invité les ex-salariées de Tati au conseil municipal de Montigny. En effet, Lindsay, une des cinq  employées de Tati licenciées pour avoir donné des bons d'achats de 50 € à dépenser dans le magasin à leurs parents qui y ont fait leurs courses, ou pour les avoir encaissés, est originaire de Montigny-en-Gohelle.

Edmond Bruneel avait donc invité Lindsay et ses collègues au conseil municipal et a demandé au maire, Bruno Yard, de leur donner la parole afin de faire entendre leurs revendications.

Sectaire et méprisant, Bruno Yard a refusé, expliquant que leur situation était connue et qu'elles ne s'étaient pas adressées à lui. Le maire de Montigny n'a donc pas pu récupérer le combat des Tati comme il l'a fait avec le combat contre la fermeture d'une classe de maternelle au Barlet initié par les parents d'élèves avec le soutien des communistes et récupéré sans vergogne par le PS.  Sur l'affaire Tati, force est de constater que contrairement au PCF, ni Bruno Yard, ni Jean-Marie Picque, le conseiller général sortant qui se représente aux cantonales pour le PS malgré son âge et son absence de bilan ne sont allés soutenir les salariées de Tati.

Malgré ce refus du maire PS de donner la parole aux salariées, Edmond Bruneel a défendu une motion de soutien qui a finalement été approuvée à l'unanimité.

On voit clairement qui est aux côtés des salariés dans les luttes et qui sont les imposteurs qui n'en ont rien à faire, qui sont absents du terrain et qui ne supportent aucune contradiction...

Par David NOËL - Publié dans : Luttes sociales - Communauté : Parti Communiste Français
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Dimanche 13 février 2011 7 13 /02 /Fév /2011 06:30

Tati-12-02-11--7--reduit.JPG Samedi après-midi, je me suis rendu devant le magasin Tati de Noyelles-Godault où les cinq salariées qui protestent contre leur licenciement abusif avaient appelé à un rassemblement.

De nombreux militants de la CGT, dont Nicole Salembier et Alain Leclercq étaient présents pour distribuer les tracts de soutien et aider les filles de Tati à faire signer les pétitions.

Côté politiques, le PS officiel était comme il se doit aux abonnés absents, mais l'équipe de Pierre Ferrari était présente, avec notamment Jean-Pierre Policante, Chantal Renoncourt et Bernard Dubois.

Le PCF était également venu nombreux avec Hervé Poly, premier secrétaire de la Fédération du Pas-de-Calais, Edmond Bruneel, conseiller municipal de Montigny-en-Gohelle et Jean-Marie Salembier, de la section de Carvin ainsi que plusieurs militants des sections d'Hénin-Beaumont, Montigny-en-Gohelle et Billy-Montigny.

Arrêtés au volant de leur voiture ou à l'entrée du magasin, les clients avaient pour la plupart entendu parler de ces licenciements scandaleux et ont bien volontiers signé la pétition de soutien, apportant à chacune un mot d'encouragement.
Comment comprendre qu'on puisse licencier des salariées qui ont toujours bien fait leur travail pour un bon d'achat de 50 €, dépensé dans le magasin ? Curieuse fraude... L'objectif de la direction de Tati est de restructurer à moindre coût et de cacher la réalité d'un plan social.

La direction de Tati doit maintenant mettre un terme à cette procédure injustifiée qui ternit son image et réintégrer immédiatement les cinq salariées en cours de licenciement.

Par David NOËL - Publié dans : Luttes sociales - Communauté : Parti Communiste Français
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Jeudi 9 septembre 2010 4 09 /09 /Sep /2010 06:30

Manif Lille 07-09-10 (1) La journée de mobilisation contre la réforme des retraites du 7 septembre a rassemblé plus de deux millions de manifestants. Partout en France, des salariés du public et du privé, des chômeurs, des étudiants, des retraités, ont défilé pour dénoncer une réforme injuste et inefficace, qui frappe durement les salariés et épargne les profits capitalistes. Depuis la création des retraites, à la Libération, la productivité des salariés n'a cessé d'augmenter et elle continuera d'augmenter. L'argument démographique avancé par le gouvernement est un leurre. La vraie question est bel et bien celle de l'emploi. C'est le chômage, ce sont les réductions de cotisations des entreprises qui mettent à mal le financement des retraites.

Le PCF demande le retrait du projet de loi gouvernemental et les militants communistes étaient très nombreux dans les cortèges mardi.

A Hénin-Beaumont, un bus avait été affrété par les sections communistes d'Hénin-Beaumont, Courrières et Montigny-en-Gohelle. Une partie de l'équipe d'Un Nouvel Elan pour Hénin-Beaumont, avec Pierre Ferrari, Jean-Pierre et Claudine Policante, s'est joint à notre bus.

Manif Lille 07-09-10 (13) Sur place, c'est une véritable marée humaine qui a défilé dans les rues de Lille avec plus de 30 000 manifestants, des chiffres qui dépassent ceux des grandes manifestations de 1995 et 2003. David Noël, secrétaire de la section PCF d'Hénin-Beaumont, était avec les militants du PCF 59 et 62, dont de nombreux élus, parlementaires, conseillers régionaux, maires et conseiller généraux, à la Porte de Paris. Lorsque nous nous sommes joints au cortège, à la suite des syndicats, vers 16h30, la tête du cortège était déjà arrivée à la Préfecture !

Les cortèges de la CGT et de la FSU étaient particulièrement fournis, comme ceux de FO et de la CFDT. Plusieurs banderoles exigeaient le retrait total du projet de loi gouvernemental. Dans les cortèges de FO, Solidaires et de la CNT, on appelait à la grève générale pour le retrait du projet. Inspirés par l'affaire Bettencourt, certains manifestants arboraient des pancartes humoristiques du genre "cotisez pour Mme Liliane B". Partout, l'atmosphère était à la combativité.

Il est clair qu'une manifestation aussi puissante que celle du 7 septembre pose la question des suites à donner à la mobilisation pour obtenir le retrait du projet de loi, alors que Nicolas Sarkozy et sa bande refusent toute négociation. Hier, les organisations syndicales se sont réunies et appellent à des rassemblements le 15 septembre pour interpeller le gouvernement et les parlementaires et à une nouvelle journée de grève et de manifestation jeudi 23 septembre.

Comme pour le 7, le PCF d'Hénin-Beaumont organisera un bus pour se rendre à la manifestation lilloise. Ceux qui voudraient y aller peuvent d'ores et déjà nous contacter pour réserver leur place. 

Par David NOËL - Publié dans : Luttes sociales - Communauté : Parti Communiste Français
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Vendredi 28 mai 2010 5 28 /05 /Mai /2010 10:30

Manif 27-05-10 (2)Les manifestations du 27 mai ont rassemblé un million de personnes dans toute la France, des chiffres en nette hausse par rapport au 1er mai et au 23 mars dernier.

Dans le Nord-Pas-de-Calais, la manifestation régionale de Lille d'hier après-midi a rassemblé environ 10 000 participants, alors que dans les cortèges locaux du matin, on a comptabilisé 10 000 manifestants (4 000 à Boulogne, 1 000 à Arras, 2 000 à Calais, 2 000 à Valenciennes... et 3 000 à Dunkerque l'après-midi).

Dans les collèges et les lycées, les chiffres de grévistes avoisinent les 40 %. C'est un premier signal fort envoyé au gouvernement qui tente de minimiser l'ampleur de la mobilisation. Après des semaines de désinformation et de communication sur le thème « il n'y a pas d'autre choix possible, les citoyens l'ont bien compris », ce 27 mai est une première offensive pour faire entendre notre opposition à la politique régressive du gouvernement et porter nos revendications.

Le PCF était fortement mobilisé et dans le cortège lillois, on pouvait voir Eric Corbeaux, premier secrétaire de la fédération du Nord, Hervé Poly, premier secrétaire de la fédération du Pas-de-Calais, Jean Haja, maire de Rouvroy et conseiller régional, Cathy Poly, conseillère régionale, Alain Bruneel, maire de Lewarde et conseiller régional, Christian Champiré, syndicaliste enseignant et maire de Grenay, Thomas Boulard, adjoint au maire de Divion, Jean-Claude Rachenne, syndicaliste PTT et adjoint au maire de Drocourt, Jean-Louis Fossier, secrétaire de section et conseiller municipal de Courrières ou encore Odette Dauchet, ancien maire de Carvin.

David Noël, secrétaire de section d'Hénin-Beaumont et membre du secrétariat fédéral du PCF 62 a défilé avec le SNES et répondu aux questions de Nord Eclair. Les organisations syndicales devraient rapidement se revoir pour décider des suites à donner à la mobilisation du 27.

Par David NOËL - Publié dans : Luttes sociales - Communauté : Parti Communiste Français
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Dimanche 18 avril 2010 7 18 /04 /Avr /2010 06:30

usine Fralib Vous trouverez ci-dessous la lettre envoyée par Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF à François Fillon, Premier Ministre, à propos du conflit social en cours à l’usine Fralib de Gémenos.

« L’usine Fralib appartient au groupe Unilever. Depuis plus d’un mois, 80% des salariés de cette usine sont en grève. Ils revendiquent une augmentation de salaire de 200 euros par mois. La direction refuse cette demande et propose quant à elle 16 euros supplémentaires.

Les organisations syndicales de l’usine ont récemment porté à ma connaissance les éléments suivants : en 20 ans la productivité par salarié a augmenté de 50 % et dans le même temps un salarié payé en 1989 46 % au-dessus du SMIC n’est plus payé aujourd’hui que 3,5 % au-dessus du SMIC ; les profits du groupe sur la période 2007-2008 ont conduit au versement de plus d’un milliard de dividendes aux actionnaires.

Au regard de ces éléments, vous conviendrez qu’il est pour le moins surprenant que la direction de l’entreprise refuse d’accéder à la demande des salariés, qui ont vu leur pouvoir d’achat dégringoler de façon radicale. La crise qui traverse notre pays et le monde est le témoin des graves conséquences de telles stratégies d’entreprise.

J’aimerais par ailleurs, Monsieur le Premier Ministre, attirer votre attention sur le système de « profit split » mis en place par le groupe par l’intermédiaire de la société Unilever Supply Chain Compagny (USCC) domiciliée à Schaffhausen. Ce système permet à Unilever de s’affranchir de la fiscalité française pour un montant pouvant atteindre 67 millions d’euros annuels.

Aussi, Monsieur le Premier Ministre, je vous demande d’intervenir pour que toute la lumière soit faîte sur ce système mis en place par le groupe et d’interpeller d’urgence la direction d’Unilever France pour favoriser la tenue d’une table ronde en vue d’un règlement du conflit. »


Marie-George Buffet,
Secrétaire nationale du PCF
Paris, le 15 avril 2010.

Par David NOËL - Publié dans : Luttes sociales - Communauté : Parti Communiste Français
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Lundi 4 mai 2009 1 04 /05 /Mai /2009 06:30
Notre camarade Maurice Distinguin, secrétaire de la section d'Auchel, conseiller municipal PCF et membre du Comité Fédéral du PCF 62 nous a fait parvenir cette lettre ouverte au Président de la République parue sur son blog et que nous relayons bien volontiers.



Maurice DISTINGUIN
Conseiller Municipal d’AUCHEL
139 rue C. BEUGNET
62260 AUCHEL

A

Monsieur Nicolas SARKOZY
Président de la République
Palais de l’Elysée
55, rue du Faubourg Saint Honoré
75008 Paris

Objet : Demande d’intervention Urgente sur la situation que la Direction de Faurécia fait subir aux salariés du site d’Auchel

AUCHEL le 2 Mai 2009

 LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Monsieur le Président,

Le 7 septembre dernier je sollicitais votre concours afin de trouver une issue favorable à la pérennité du site industriel Faurécia à Auchel.

Le 21 Octobre, votre chef de Cabinet répondait en votre nom pour me témoigner de toute l’attention que vous portiez à cette situation, ajoutant qu’un grand plan de soutien à l’industrie pour affronter les mutations technologiques serait accompagné d’un soutien financier pour les investissements de cette filière (annonce du 9 octobre 2008). Ce courrier se terminait par je cite : « j’ai transmis votre correspondance à Madame la Ministre de l’industrie et de l’Emploi afin qu’elle apporte une réponse directe à vos inquiétudes ». A ce jour et malgré une relance en date du 16 mars 2009, aucune réponse ne fera suite à notre correspondance.

Pendant ce temps, la situation locale se dégrade et les effets du plan de relance de l’automobile n’ont eu aucun impact sur l’incitation à préserver l’unité de production du site d’Auchel. Au contraire, la Direction de Faurécia exerce des manœuvres d’intimidation sur les salariés qui ont su se montrer dignes et responsables depuis le début des négociations. Comme tout contribuable de la Nation, ils attendent que les milliards versés aux constructeurs automobiles, dont PSA actionnaire à 71 % de la société Faurécia, participent à sauver leur emploi et leur outil de travail. En retour, ce mercredi 29 avril ils devront constater que la négociation pacifique promise par leur direction à l’issue d’une consultation sous forme de référendum, non favorable aux attentes de la direction, se terminera par une intervention des CRS venus escorter les sociétés de transport qui chargeront leur production pour alimenter les constructeurs automobiles. Ces mêmes constructeurs ne respectent d’aucune manière la Charte de bonne conduite qui était assortie des aides de l’Etat. Pendant ce temps, Faurécia poursuit sa logique de fermeture du site d’Auchel, alors que le rapport d’expertise lui reconnaît une viabilité, dans une simple logique programmée de délocaliser sa production au Maroc notamment. Le dialogue social que vous préconisez en pareille circonstance sera alors rompu car les salariés ont une réelle impression de ne pas recevoir une écoute attentive à leur revendication unique qui consiste à conserver la production du site d’Auchel. La direction non satisfaite du résultat du référendum a donc décidé de relancer une nouvelle consultation par correspondance la semaine prochaine. Le coté ubuesque de la question posée pourrait faire sourire si la situation locale n’était pas aussi grave pour des centaines de familles, pour le tissu économique local et pour l’avenir de notre bassin de vie.

Les bulletins de vote soumis aux salariés relèvent d’un chantage pour obtenir le résultat que la direction attend.  En effet, le projet « Synergie Nord » susceptible de bénéficier des aides de l’Etat et de l’Europe, échapperait à l’entreprise qui veut encore obtenir des deniers publics pour payer son plan social ! Alors, les méthodes d’intimidation ne manquent pas dans cette entreprise et je voudrais souligner le courage des salariés exposés à cette difficile épreuve de force qu’ils endurent depuis des semaines. Ils font preuve de responsabilité depuis le début du conflit.

Depuis le jeudi 30 Avril, la provocation est à son paroxysme. En effet, la direction a passé un ou plusieurs contrats de gardiennage pour son établissement dont les effectifs des agents de sécurité privée se situent entre 200 et 300 personnes. Ce qui est disproportionné quant aux besoins du site, notamment dans une période où la question économique est posée comme argument de fermeture. Ce qui est plus grave et purement scandaleux, c’est l’image provocante qui transpire de cette nouvelle forme de manipulation orchestrée. La direction organise une situation explosive en confiant la surveillance du site à des équipes d’agents  de sécurité qui règnent en maître dans l’usine et surtout donnent l’impression d’une exclusion des salariés de leur outil de travail. Ils attisent par leurs provocations intempestives une montée de haine et de racisme des salariés fatigués par cette arrogance malveillante. Cette pression ne peut que nous laisser craindre des désordres structurés par cette direction qui méprise toutes les règles du dialogue social.

Vous avez le pouvoir de stopper cette injustice qui comme vous le savez est en train de servir les extrémistes de notre pays, lesquels se nourrissent d’un populisme exacerbé pour déstabiliser les repères républicains qui fondent notre société. Les expériences de notre histoire nous appellent à faire preuve de beaucoup de vigilance en cette période de crise. Vous pouvez empêcher que notre commune devienne le théâtre de ce genre d’expressions qui déshonore les valeurs fondamentales d’humanité et de solidarité. Je vous invite à vous rendre sur place pour vous rendre compte des agissements immoraux de cette direction.

Je sollicite donc de votre bienveillance que vous agissiez en faveur des salariés et collectivités de notre territoire afin que les emplois puissent être préservés à Auchel et sur son bassin de vie.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.

Maurice DISTINGUIN
Conseiller Municipal à AUCHEL
Par David NOËL - Publié dans : Luttes sociales
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Jeudi 16 avril 2009 4 16 /04 /Avr /2009 06:30
Communiqué commun des organisations syndicales

CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA

L'augmentation du nombre de chômeurs, la baisse significative de la consommation, l'incertitude grandissante sur l'activité des entreprises témoignent de la gravité de la crise qui frappe un nombre croissant de salariés sans que nul ne puisse aujourd'hui en prédire la durée.

Les mobilisations viennent d'obliger le gouvernement à agir sur les stock-options et les rémunérations exceptionnelles des dirigeants d'entreprise lorsque ces dernières ont reçu des aides publiques directes. Sur la question de la redistribution des richesses produites, le décret annoncé bien qu'insuffisant est un début de remise en cause du système actuel. Elle laisse cependant de côté l'essentiel des revendications du 5 janvier 2009 portées par les mobilisations du 29 janvier et du 19 mars 2009.

Gouvernement et patronat doivent rapidement mettre en œuvre les mesures déjà prises et engager les négociations et les concertations pour répondre à l'ensemble des revendications.

C'est pourquoi, dans la suite des journées du 29 janvier et du 19 mars et dans ce contexte exceptionnel, les organisations syndicales s'entendent pour faire du 1er Mai un nouveau temps fort de mobilisation pour peser sur le gouvernement et le patronat.

Elles appellent leurs organisations locales à rechercher les modalités appropriées pour réussir cette journée de revendication syndicale en tenant compte des situations locales.

Pour préparer le 1er Mai, elles conviennent de faire du mois d'avril un mois de mobilisations ponctué d'initiatives visant à soutenir les actions engagées et à organiser les solidarités.

En fonction des réponses du gouvernement et du patronat, les organisations syndicales débattront lors de leur prochaine rencontre des nouvelles initiatives (grève interprofessionnelle, manifestations, mobilisations un samedi...)

Une prochaine réunion est d'ores et déjà fixée au 27 avril.

Le 30 mars 2009
Par David NOËL - Publié dans : Luttes sociales - Communauté : les anti-capitalistes
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Dimanche 22 mars 2009 7 22 /03 /Mars /2009 06:30
Le 19 mars a été une journée de mobilisation sans précédent, un peu partout en France et notamment dans notre secteur.

Le matin, une délégation d'élus communistes composée de Jean Haja, Maire de Rouvroy, Bernard Czerwinski, Maire de Drocourt, Dominique Watrin, Vice-Président du Conseil Général, David Noël, Adjoint au Maire d'Hénin-Beaumont et Edmond Bruneel, conseiller municipal de Montigny-en-Gohelle s'est rendu aux portes de plusieurs entreprises d'Hénin-Beaumont.
Après s'être entretenus avec des salariés de Staf, dont l'entreprise fermerait ses portes au mois d'avril avec à la clé 26 suppressions d'emplois, les élus communistes sont allés soutenir les salariés d'IGA qui tenaient un piquet de grève devant les portes de l'équipementier automobile héninois pour protester contre le licenciement de 33 salariés.

Les élus communistes sont également allés saluer les salariés de Tadao et de Satélec en grève, à quelques mètres de là, sur le boulevard Ferdinand de Lesseps.

Dans l'après-midi, les communistes se sont rendus à Lille, boulevard de la Liberté où militants et élus du Nord et du Pas-de-Calais étaient rassemblés derrière Jacky Hénin, député européen, Jean-Claude Danglot, sénateur du Pas-de-Calais, Michelle Demessine, sénatrice du Nord, Cathy Apourceau-Poly, conseillère régionale, Eric Corbeaux, premier secrétaire de la Fédération du Nord et Hervé Poly, premier secrétaire de la Fédération du Pas-de-Calais.
Comme le 29 janvier, les sections communistes d'Hénin-Beaumont, Courrières et Montigny-en-Gohelle emmenées par David Noël, Jean-Louis Fossier et Edmond Bruneel, avaient organisé un bus commun.

De nombreux Héninois étaient présents sur la manifestation à l'instar de Pierre Ferrari, conseiller municipal MJS d'Hénin-Beaumont entouré de nombreux camarades.

Les jeunes s'étaient massivement mobilisés : les organisations de jeunesse (MJS, JC, UNEF...) étaient fortement représentées et de nombreux jeunes défilaient également derrière les banderoles de leur université, de leur IUFM ou de leur IUT. 

Aux côtés des enseignants, des acteurs du monde de la culture et du monde associatif, des cheminots, des postiers et des électriciens et gaziers, de nombreux salariés du privé ont défilé, notamment du secteur automobile fortement mobilisé.

Sous le soleil et dans une ambiance chaleureuse, la manifestation lilloise a rassemblé au final plus de monde que le 29 janvier dernier où 30 000 personnes avaient défilé à Lille. A l'issue de la manifestation, les organisations syndicales avançaient le chiffre de près de 60 000 manifestants.

Au niveau national, les forces de l'ordre parlent d'1,2 millions de manifestants et les syndicats donnent le chiffre de 3 millions de manifestants. La manifestation du 19 mars a donc dépassé, par son ampleur l'impressionante manifestation du 29 janvier. Tous les sondages d'opinion montrent que le mouvement du 19 mars bénéficie du soutien massif de l'opinion publique. 78 % des Français approuvent les revendications des organisations syndicales et soutiennent le mouvement. Le gouvernement doit maintenant cesser de s'enfermer dans un mutisme méprisant et entendre le message de la rue.
Par David NOËL - Publié dans : Luttes sociales - Communauté : les anti-capitalistes
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Dimanche 1 février 2009 7 01 /02 /Fév /2009 06:30
La journée de grève et de manifestation unitaire du 29 janvier s'annonçait suivie et elle l'a été massivement, partout en France.

Les manifestants auront voulu signifier à Nicolas Sarkozy, qui pavoisait en disant que "maintenant, quand il y a une grève en France, personne ne la voit",  leur ras-le-bol de la politique destructrice de la droite.

Jeudi, le message des milliers de manifestants était simple : les réformes du gouvernement de Nicolas Sarkozy sont mauvaises et dangereuses. De l'argent, il y en a pour les banquiers et les capitalistes, il faut le mettre au service de l'augmentation des salaires et des pensions et revenir sur les suppressions de postes et la casse des services publics.

La section communiste d'Hénin-Beaumont organisait un bus avec les sections de Montigny-en-Gohelle et de Courrières.

Le matin, des manifestations avaient eu lieu dans les grandes villes de la région et avaient rassemblé plusieurs milliers de personnes. Les manifestants étaient 6 000 à Dunkerque et à Boulogne, plus de 3 000 à Douai, 2 500 à Valenciennes et Arras, un millier à Béthune et à Lens.

Ces chiffres impressionnants n'étaient rien à côté de ceux de la manifestation lilloise qui a rassemblé 30 000 personnes, jeudi après-midi, un chiffre qui dépasse ceux des manifestations de 2006 contre le CPE et de 2003 contre la casse des retraites.

Les cortèges syndicaux étaient impressionnants, notamment celui de la CGT et celui des enseignants de la FSU.  Toutes les organisations syndicales avaient appelé à la grève et à la manifestation.
Aux côtés des syndicalistes de l'Education Nationale, dont de nombreux enseignants en RASED, des salariés de La Poste, de l'automobile ou de la SNCF, on remarquait les militants du Mouvement Français pour le Planning Familial, mais aussi beaucoup d'acteurs du monde de la culture : musiciens intervenants, personnels de la DRAC, de l'Opéra de Lille et de l'Escapade...

De nombreux élus et responsables politiques de toute la région étaient présents. Pour le PCF, on remarquait la présence de Jacky Hénin, député européen, Alain Bocquet, député du Nord, Jean-Claude Danglot, sénateur du Pas-de-Calais, Michèle Demessine, sénatrice du Nord, Hervé Poly, secrétaire de la Fédération du Pas-de-Calais et Eric Corbeaux, secrétaire de la Fédération du Nord, Alain Bruneel, Maire de Lewarde et conseiller régional, Cathy Poly, adjointe au Maire d'Avion et conseillère régionale, Catherine Lemoine, adjointe au Maire de Divion et conseillère régionale, Bruno Troni, Maire de Billy-Montigny et conseiller général, Danièle Seux, Maire de Divion, Christian Champiré, Maire de Grenay, Jean Haja, Maire de Rouvroy, Bernard Czerwinski, Maire de Drocourt, Bernard Staszewski, Maire d'Evin-Malmaison,  Bernard Baude, Maire de Méricourt, Dominique Watrin, adjoint au Maire de Rouvroy et conseiller général, Véronique Buard, adjointe au Maire d'Evin-Malmaison, Thomas Boulard, adjoint au Maire de Divion, Jean-Claude Rachenne, adjoint au Maire de Drocourt, David Noël, adjoint au Maire d'Hénin-Beaumont, Edmond Bruneel, conseiller municipal de Montigny-en-Gohelle, Jean-Louis Fossier, conseiller municipal de Courrières, Xavier Schmidt, secrétaire de la cellule Lanvin-Coquel d'Arras, Guillaume Sayon, conseiller municipal d'Avion et secrétaire fédéral du Mouvement Jeunes Communistes du Pas-de-Calais...

Du côté des autres forces politiques, on remarquait les militants du MJS avec Pierre Ferrari et de nombreux camarades, plusieurs militants des Verts d'Hénin-Beaumont, ainsi que Jean-Pierre Policante pour le MRC. Les militants de la gauche héninoise étaient, une fois de plus particulièrement bien représentés dans la manifestation lilloise.

Au niveau national, les manifestations du 29 janvier ont rassemblé entre un million et deux millions et demi de manifestants. Des chiffres considérables qui placent désormais le Président de la République et son gouvernement devant leurs responsabilités. Pour le mouvement social, ce 29 janvier qui restera dans les mémoires est un encouragement à amplifier la mobilisation pour que le Président de la République ne puisse plus rester sourd à une colère majoritaire dans le peuple français.
Par David NOËL - Publié dans : Luttes sociales - Communauté : les anti-capitalistes
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