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Politique héninoise

Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 06:30

SarkozyAntigreve.jpg Mon café a failli m'en tomber des mains, mardi matin, à la lecture de La Voix du Nord qui donnait la parole à Rose-Marie Slaviero, adjointe aux affaires scolaires d'Hénin-Beaumont.

Interrogée sur le service minimum dans les écoles les jours de grève mis en place par la droite sarkozyste, Mme Slaviero s'est nettement démarquée de la position de la plupart des élus de gauche du secteur qui refusent de jouer les briseurs de grève : « Jusque là, on ne l'a pas fait. [...] J'en avais émis le souhait, ce n'avait pas été retenu dans le service et M. le maire n'avait pas donné d'avis favorable ou non. C'est une aide aux familles et ça pose quand même problème. » a déclaré l'adjointe aux affaires scolaires.

Aux ordres du MEDEF, l'UMP et ses associations satellites antigrévistes sont prêtes à tout pour briser les grèves. Leur arme s'appelle le service minimum, qu'ils ont imposé dans les transports, dans les écoles et qu'ils veulent maintenant mettre en place dans le transport aérien.
Que l'adjointe aux affaires scolaires d'Hénin-Beaumont exprime son accord avec une des mesures les plus droitières et antisociales de l'ère Sarkozy est absolument consternant et il est heureux qu'Eugène Binaisse n'ait pas donné suite à la proposition de son adjointe, mais à la lecture des propos de Mme Slaviero, un doute subsiste dans la mesure où la position du maire n'est pas explicite.

Le PCF d'Hénin-Beaumont demande à Eugène Binaisse des éclaircissements et un désaveu clair de la proposition émise par son adjointe.

Par David NOËL - Publié dans : Politique héninoise - Communauté : Les blogs PCF du Pas-de-Calais
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 10:30

Chevenement et HollandeDernièrement, François Bayrou, appelé à commenter les mauvais sondages de son rival centriste Hervé Morin s'est moqué du positionnement inepte du leader du Nouveau Centre : « Voilà quelqu'un qui se présente aux élections en disant "je souhaite la victoire de quelqu'un d'autre". Comment voulez-vous que les électeurs s'y retrouvent ? ».

Pour le coup, le leader du MoDem avait mille fois raison, et la critique ne vaut pas que pour Hervé Morin, elle vaut aussi bien pour Christine Boutin ou Dominique de Villepin, qui négocieront le retrait de leur candidature en échange de quelques postes, elle vaut pour les Verts qui ont déjà négocié avec le PS 60 circonscriptions en cas de victoire du PS à la présidentielle et elle vaut évidemment pour Jean-Pierre Chevènement, dont l'annonce de la candidature a été accueillie avec indifférence, la candidature Chevènement aux présidentielles n'ayant d'autre but que de brouiller les cartes et d'attirer des électeurs qui ont voté non à Maastricht et au TCE tentés par le vote Mélenchon sur François Hollande. La ficelle est un peu grosse et on souhaite bon courage à Chevènement. Les électeurs qui ont voté non au TCE en 2005 n'ont pas oublié que François Hollande, dont le programme se caractérise par une extrême modération, était un des plus farouches leaders du oui à l'Europe libérale.

La candidature de Chevènement va donc faire pschitt, en échange de quelques postes de députés MRC et localement, les militants chevènementistes en ont conscience.

C'est ce qui explique le communiqué surréaliste de Georges Bouquillon, le premier adjoint MRC d'Hénin-Beaumont et de la conseillère générale du canton de Leforest, l'adjointe dourgeoise Sabine Van Heghe. Tous les deux déclarent à la Voix du Nord qu'« Afin qu'il n'y ait aucune ambiguïté, nous tenons à ce que vos lecteurs sachent que les discussions sur le programme du candidat socialiste à l'élection présidentielle se poursuivent. Jean-Pierre Chevènement a rencontré François Hollande à de nombreuses reprises. Nous souhaitons que cet accord soit rapidement conclu et en ce qui nous concerne, fidèles à notre idéal, nous ferons tout ce qui est possible et souhaitable pour que François Hollande soit élu Président de la République française. »

Après les pseudo-candidats à la présidentielle qui souhaitent la victoire d'un autre, voilà les cadres locaux qui anticipent le ralliement de leur champion et s'empressent de dire qu'ils sont les premiers à souhaiter la victoire d'un autre. Curieuse stratégie...

Du côté du Front de Gauche, au moins, il n'y a pas d'ambiguïté. Nous, nous battons pour la victoire de Jean-Luc Mélenchon et pour l'application d'un programme qui soit vraiment de gauche. Nous ne nourrissons aucune illusion sur le programme du PS, dont la modération est un mauvais coup à la gauche dans son ensemble, parce que ce n'est jamais avec des concessions à l'idéologie de l'adversaire que l'on remporte les batailles idéologiques.

Au lieu de surfer sur les terres du MoDem et de nous parler dette, rigueur et austérité, François Hollande ferait mieux de parler de socialisme, s'il veut faire reculer les idées de droite et d'extrême droite, qui sont pour l'heure majoritaires dans ce pays. Dans les derniers sondages, le total des voix de gauche n'est que de 40 %...

Un bon score du PCF et du Front de Gauche est la condition nécessaire pour que les choses changent dans ce pays, pour défendre nos droits et pour obtenir de nouvelles conquêtes sociales. Pour cela, il y a deux manières et elles vont de pair : par le bulletin de vote et par les luttes.

En avril, on vote Mélenchon à la présidentielle, en juin, on vote PCF-Front de Gauche aux législatives et on se met en lutte, on entre en grève pour exiger de la gauche - quel que soit celui qui sera élu - d'aller au bout de ses promesses et, comme en juin 36, d'aller plus loin que ses promesses !

Par David NOËL - Publié dans : Politique héninoise - Communauté : Les blogs PCF du Pas-de-Calais
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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 06:30

Stupéfaction à la lecture du dernier numéro du magazine municipal, parvenu dans nos boîtes aux lettres la semaine dernière. Le numéro de décembre du magazine municipal Hénin-Beaumont le mag' vole en effet au secours de Jean-Pierre Kucheida, le député-maire de Liévin, président de la CALL et président de l'Epinorpa qui est, on le sait, la cible d'une enquête de la brigade financière pour enrichissement personnel après plusieurs rapports de la CRC qui ont épinglé la gestion des structures qu'il préside.

A deux reprises, dans l'éditorial signé du maire, Eugène Binaisse et dans la tribune de l'Alliance Républicaine signée Georges Bouquillon, en fin de magazine, le maire et son premier adjoint rappellent le principe de la présomption d'innocence : « la force de notre République Démocratique repose sur la présomption d'innocence » affirme le maire dans son éditorial, qui cible Gérard Dalongeville, accusé de « continuer à ternir l'image de notre ville ».

Dans la tribune qu'il signe pour la majorité municipale, Georges Bouquillon évoque des « dénonciations qui parfois frisent la calomnie. Du régime de la "présomption d'innoncence", nous sommes passés à celui du "présumé coupable" » et le premier adjoint de s'efforcer laborieusement de démontrer que l'attitude de l'AR vis-à-vis de Gérard Dalongeville n'avait rien à voir avec celle des blogueurs qui combattent Jean-Pierre Kucheida avant de nous asséner l'argument massue de tous les timorés : « Quels sont ceux qui bénéficient de cet état de fait ? La réponse est simple : Ce sont les gens du Front National ».

Effectivement, il faut le concéder à Eugène Binaisse et Georges Bouquillon, leur attitude lorsqu'ils étaient dans l'opposition n'avait rien à voir avec celle qu'ils adoptent aujourd'hui. A l'époque, l'Alliance Républicaine, qui, à nos yeux, avait tendance à mettre tous les partis de gauche dans le même sac, critiquait sans nuance "le système", mais appelait un chat un chat et utilisait les mots qu'il fallait : clientélisme, corruption, démagogie. Ces mots, l'AR les utilisait non seulement contre l'ancien premier magistrat, mais elle n'avait pas de mots assez durs contre ses parrains de la fédération et même contre les opposants à l'intérieur de la majorité, qui partageaient pourtant toutes les convictions anticorruption de l'AR, mais voulaient agir à l'intérieur des partis dans le cadre d'une alliance de gauche dont il n'était pas question de laisser le drapeau à un maire qui en était indigne.

L'AR était si radicale qu'en 2009, elle a même refusé toute fusion de liste avec la liste "Un Nouvel Elan pour Hénin-Beaumont", qui était pourtant, autant qu'elle, une liste anticorruption, au prétexte que ses électeurs n'approuveraient jamais une liste d'union au second tour avec des gens comme Pierre Ferrari et moi, qui avions fait le choix, pour un temps très court, du combat de l'intérieur. Pour l'AR, ce choix était une faute qu'il fallait expier. C'est dire la radicalité de l'AR, une radicalité qui, par moments et nous le leur avons suffisamment reproché, confinait au sectarisme et à l'isolement.

La position actuelle de l'AR sur l'affaire Kucheida est donc, comme d'autres choix politiques que nous avons déjà critiqués sur ce blog, difficilement compréhensible.

On ne demande pas à l'Alliance Républicaine de bafouer la présomption d'innocence, mais entre la diffamation et la prise de position sans ambiguïté, il y a une marge. Rien n'interdit à l'AR de relayer sur son blog politique qui jusqu'à preuve du contraire est bien un blog politique et pas le site bis de la municipalité, les innombrables articles de presse qui accablent le député-maire "socialiste" de Liévin, dont les factures de restaurant se montent à trois mois de la pension d'une veuve de mineur.

Dans ce genre d'affaire, ce sont les silences gênés des responsables politiques qui font le jeu du FN qui serait resté seul sur le créneau de l'éthique si d'autres blogueurs politiques n'avaient pas pris leurs responsabilités en informant largement les lecteurs. Le FN défenseur de l'éthique, ça aurait été le comble, Georges Bouquillon l'a rappelé à juste titre, pour un parti qui n'a pas de leçon à donner au vu des résultats de ses municipalités et du bel exemple de succession dynastique des Le Pen père et fille.

Si Eugène Binaisse et Georges Bouquillon cherchaient à ne pas donner de billes au FN, ils s'y sont pris de la plus mauvaise des manières...

Par David NOËL - Publié dans : Politique héninoise - Communauté : Les blogs PCF du Pas-de-Calais
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Mercredi 12 octobre 2011 3 12 /10 /Oct /2011 06:30

Rose PS inversee Hallucinants, les propos de Marcel Germe, rapportés par Mediapart (article payant) qui a couvert la primaire citoyenne à Hénin-Beaumont, dimanche. L'adjoint au maire qui est un des leaders de la mouvance socialiste de l'Alliance Républicaine déclare, à propos des socialistes proches de Pierre Ferrari : « Il y a des gens qui viennent voter aujourd'hui, qui disent adhérer aux valeurs de gauche, mais qu'on n'acceptera pas au PS car ils lui font encore du mal. Tous les gens qui souhaitent reprendre une carte au PS à Hénin-Beaumont passent par une commission qui acte leur candidature ou pas ».

Il est évident que la division du PS local entre "pro-fédé" et dissidents, les "pro-fédé" d'aujourd'hui ayant été les dissidents d'hier contribue à faire fuir les sympathisants socialistes, donne une image très négative de l'ensemble de la gauche dont nous subissons tous le contrecoup et ne peut que conforter le Front national.
On a envie de dire aux socialistes des deux camps de se réveiller avant qu'il ne soit trop tard... Quelles sont aujourd'hui les raisons objectives pour refuser une réintégration des "dissidents" au PS local ? Il n'y en a pas... La fédération socialiste du Pas-de-Calais est légèrement schizophrène de soutenir les arguments de Marcel Germe et de ses camarades qui reprochent à Pierre Ferrari une participation critique au front républicain constitué en 2008, ce qui était alors la position officielle de la fédération socialiste du Pas-de-Calais, au grand dam, justement, de Pierre Ferrari ! La raison invoquée par l'AR en 2009 pour expliquer l'absence de fusion de liste et l'absence de réunification de section est tellement malhonnête que c'est avec raison que Pierre Ferrari et ses proches ont fustigé le sectarisme de l'équipe municipale avec pour seul effet de tendre encore plus les rapports entre les deux camps, jusqu'à ce que que Pierre Ferrari se lance dans une procédure judiciaire contre sa fédération et dans une candidature dissidente aux cantonales pour faire reconnaître une légitimité politique qu'on lui dénie.
Pierre Ferrari a sans doute fait preuve de maladresse, il a pu donner l'impression de tirer contre son propre camp et pour l'AR, il ne fait pas de doute que c'est par ambition personnelle. Mais était-ce de l'ambition personnelle que de vouloir simplement être respecté et continuer à jouer un rôle au sein du PS local, rôle que, malgré ses qualités, on lui a refusé depuis 2009 ? Pierre Ferrari se serait-il lancé dans une candidature dissidente aux cantonales (qui n'était pas la meilleure idée du siècle) si dans le camp d'en face, on ne lui avait laissé d'autre choix qu'entre l'abandon de la vie politique et l'exil ?

La seule solution pour le PS héninois passe par le rassemblement de tous les socialistes, ceux de l'AR qui soutiennent la municipalité comme ceux du Nouvel Elan qui ne la soutiennent pas, qui doivent se retrouver dans une même section à direction collégiale. C'est dans le cadre de cette section que les socialistes doivent débattre entre eux, dans un esprit de fraternité, mais les dissidents d'hier étant devenus depuis leur victoire de 2009 l'équipe au pouvoir, Marcel Germe et ses camarades se montrent aussi méprisants et sectaires avec Pierre Ferrari et Alain Alpern que Gérard Dalongeville l'était avec Daniel Duquenne et son équipe, comme si le fait d'être au pouvoir leur avait fait perdre la tête. C'est pourtant par le débat, par la confrontation des idées que l'on fait avancer les choses.
Dès le lendemain des élections de 2009, Daniel Duquenne aurait dû téléphoner à Pierre Ferrari et Alain Alpern et leur proposer de co-diriger ensemble une section socialiste réunifiée. Depuis son retrait pour raisons de santé, quel socialiste local aura le courage et l'intelligence de faire cette proposition de bon sens ?

En tout cas, ce n'est pas avec les propos de Marcel Germe, qui est visiblement socialiste tendance sectaire, que le PS renaîtra de ses cendres à Hénin-Beaumont. Avec des partenaires comme ça, pas besoin d'ennemis...

Par David NOËL - Publié dans : Politique héninoise - Communauté : Les blogs PCF du Pas-de-Calais
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Mardi 27 septembre 2011 2 27 /09 /Sep /2011 16:15

Braderie-25-09-11--2--reduit.JPG Bel instant de trêve politique, dimanche matin, sur la braderie du centre-ville et de la gare. En fin de matinée, alors que j'étais parti saluer plusieurs responsables politiques, Geoffrey Gorillot, nouveau porte-parole de la section PS "officielle" m'a proposé que nous allions en équipe, histoire d'anticiper toute provocation frontiste, pour décoller les affiches FN du panneau d'expression libre de la place de la gare.

Hors de question que toute la journée, les majorettes, les danseuses, la chorale des mamies de Darcy ou les chanteurs se produisent et soient pris en photo devant des affiches "Marine Le Pen".

Quelques minutes plus tard, deux de mes camarades étaient en train de décoller les affiches du FN et de coller à la place des affiches du PCF appelant à taxer les profits et la spéculation. Avec eux, Caroline Troy et René Delesalle, adjoints au maire, qui attendaient qu'on leur amène une affiche du PS sur les primaires.

Un bel instant de trêve politique immortalisé par La Voix du Nord (l'article est paru dans l'édition de ce matin) et qu'on aimerait voir plus souvent.

Par David NOËL - Publié dans : Politique héninoise - Communauté : Les blogs PCF du Pas-de-Calais
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Mercredi 7 septembre 2011 3 07 /09 /Sep /2011 17:00

Suite aux demandes d'Eric Mouton (qui est par la suite inexplicablement revenu sur sa décision), à l'appel du MoDem et à celui du PCF, une première rencontre de toutes les organisations politiques républicaines héninoises s'est tenue, le 14 juin dernier au local de la LDH.

L'association de défense des droits de l'homme est pleinement dans son rôle lorsqu'elle appelle les différents partis à réapprendre à dialoguer pour, peut-être, un jour, se rassembler contre l'extrême droite. Personne n'a oublié qu'après la tentative de coup d'état du 6 février 1934, c'est au siège de la LDH qu'a été signé l'accord qui a donné naissance au Front Populaire entre socialistes, communistes et radicaux.

C'est afin de favoriser un rassemblement des républicains et d'empêcher la victoire du FN dans notre commune à la faveur des divisions, des rejets, des aventures individuelles et du sectarisme des uns ou autres que la LDH s'est proposée d'accueillir ces rencontres des forces politiques républicaines héninoises.

En juin dernier, les représentants du Nouvel Elan, du PCF, du MoDem et de l'UMP, ainsi qu'Alain Alpern, ancien conseiller régional, étaient donc réunis au siège de la LDH pour évoquer l'avenir d'Hénin-Beaumont, une réunion boycottée par les Verts, le MRC, le PRG, et l'Alliance Républicaine.

Une nouvelle réunion aura donc lieu ce soir et le PCF y participera évidemment non pas pour évoquer des échéances électorales lointaines, mais pour dialoguer, réapprendre à travailler ensemble sous des formes à définir et à se respecter. Comme nous l'avons déjà écrit, nous sommes demandeurs d'espaces de dialogue avec la majorité municipale qui refuse depuis deux ans toutes nos propositions (espace d'expression dans le bulletin municipal, commissions extra-municipales élargies, présence symbolique sur la liste des délégués suppléants aux sénatoriales...).

Nous verrons donc ce soir qui est présent et qui est absent, qui souhaite le dialogue et qui fait le choix du sectarisme, qui tend la main aux autres et à qui le simple mot de "dialogue" donne des crises d'urticaire. Verdict ce soir...  

Par David NOËL - Publié dans : Politique héninoise - Communauté : Les blogs PCF du Pas-de-Calais
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Lundi 5 septembre 2011 1 05 /09 /Sep /2011 06:30

Claude-Leclercq.jpg Claude Leclercq me l'avait annoncé personnellement la semaine dernière lorsque je l'avais rencontré à l'occasion des Quartiers d'été et il s'en est donc expliqué à La Voix du Nord : le président de l'Office du Sport quitte Hénin-Beaumont pour la Vendée où il pourra profiter de sa famille.

Le départ de Claude Leclercq est une perte pour Hénin-Beaumont, tant celui qui fut dix ans durant directeur technique national de l'escrime en France a marqué de sa patte le sport local.

Elu à l'unanimité président de l'Office Municipal des Sports (OMS) en 2008, Claude Leclercq a su impulser une vraie dynamique à l'OMS, devenu, pour beaucoup de petits clubs de la ville, un interlocuteur indispensable dans la préparation de dossiers et l'aide à l'obtention de subventions.  

Croyant sans nul doute se faire un obligé en attribuant la présidence de l'OMS à un bénévole élu par les présidents de clubs sportifs plutôt qu'à l'adjoint aux sports comme c'était le cas auparavant, Gérard Dalongeville a involontairement contribué à conforter l'OMS, à lui rendre son indépendance, à remplacer l'opacité qui régnait dans la procédure d'attribution des subventions municipales par des règles transparentes sur lesquelles Claude Leclercq a beaucoup travaillé.

Esprit ouvert, indépendant, Claude Leclercq a opéré la mutation de l'OMS devenu l'ODS : Office Du Sport. Au-delà du changement de lettre, c'est un changement de philosophie qui a eu lieu et les présidents de clubs qui fréquentaient la maison du sportif s'en sont vite rendus compte et s'en sont généralement félicité.

Mais Claude Leclercq s'est fait un certain nombre d'ennemis. Plusieurs présidents de clubs sportifs considèrent toujours l'ODS comme une structure superflue dont l'existence réduit mécaniquement l'enveloppe des subventions aux clubs sportifs.

Des internautes anonymes se sont déchaînés contre Claude Leclercq, l'accusant d'avoir été l'homme de Dalongeville alors qu'il a été l'homme de l'indépendance de l'ODS et accusant l'ODS d'être budgétivore et de ne servir à rien.

Claude Leclercq m'avait déjà fait part de son agacement face à des critiques anonymes dont les auteurs sont visiblement des présidents de clubs sportifs qui se rendaient aux réunions de l'ODS et qui, quand ils étaient face à lui, se montraient tout à fait hypocrites.

L'ancien DTN de l'escrime en France a donc raccroché sa tenue de président de l'ODS et quitte Hénin-Beaumont avec un mélange de fierté et d'amertume. On lui souhaite de trouver le bonheur auprès de sa famille dans sa retraite vendéenne, où sans nul doute, Claude Leclercq continuera d'être cet amoureux du sport et de la vie associative qu'on a toujours connu.


Source photo : La Voix du Nord

Par David NOËL - Publié dans : Politique héninoise - Communauté : Les blogs PCF du Pas-de-Calais
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Dimanche 4 septembre 2011 7 04 /09 /Sep /2011 06:30

JM-Baylet-mis-en-examen.jpgC'était l'affaire héninoise en cette fin du mois d'août. Le 24 août dernier, Pierre Ferrari, au nom du club DSK d'Hénin-Beaumont et Eric Mouton, au nom du PRG et en lien avec la municipalité, se sont livrés à une puérile guerre de protocole pour accueillir Jean-Michel Baylet, le président du PRG, sénateur et président du conseil général du Tarn-et-Garonne et patron de la Dépêche du Midi qui est candidat aux primaires citoyennes PS-PRG, comme Martine Aubry, François Hollande, Ségolène Royal, Arnaud Montebourg et Manuel Valls.

Le point d'orgue de cette guerre de protocole et le summum du ridicule a été atteint par le premier adjoint, Georges Bouquillon, qui refusant de voir Claudine Policante passer le micro à Pierre Ferrari pour présenter Jean-Michel Baylet, a débranché purement et simplement la sono du Nouvel Elan au nom du respect dû à la fonction majorale. Le débranchage de micro est tout de même une drôle de manière de faire respecter la fonction majorale, de même que les noms d'oiseaux échangés à la fin de la cérémonie entre plusieurs membres du Nouvel Elan et un maire courroucé, Eugène Binaisse affirmant : "on ne pourra jamais travailler avec vous"...

Dans la foulée, un communiqué était mis en ligne sur le blog de l'Alliance Républicaine pour se donner la paternité de l'invitation de Jean-Michel Baylet à Hénin-Beaumont et dénier toute légitimité au club DSK de Pierre Ferrari pour inviter le président du PRG dans notre ville et s'exprimer lors de la prise de parole prévue devant l'ancienne fosse Mulot. Bien évidemment, du côté de Pierre Ferrari, on confirme les contacts pris avec l'équipe de campagne de Jean-Michel Baylet et le feu vert qui lui a été donné pour organiser l'étape héninoise de sa tournée dans le Pas-de-Calais, feu vert présenté par Eric Mouton comme une erreur d'un collaborateur de Baylet qui aurait confirmé au patron du PRG héninois qu'il était bien le seul organisateur de la venue du candidat PRG à Hénin-Beaumont. Comprenne qui pourra...

Comble de malchance, on a appris cette semaine sur le site internet de Rue 89 que Jean-Michel Baylet est mis en examen pour infraction au code des marchés publics et favoritisme. Jean-Michel Baylet, en tant que président du conseil général du Tarn-et-Garonne aurait confié la réalisation d'une partie de son magazine institutionnel auprès d'une agence de communication, Hima Com, dont la Dépêche du Midi de Baylet Jean-Michel, mais aussi une société appartenant à son épouse et à son fils aîné, sont actionnaires minoritaires. D'après un journal satirique local, il y en aurait pour près de 80 000 €, ce que Jean-Michel Baylet dément.

Alors qu'Harlem Désir, premier secrétaire du PS par intérim demande à Jean-Noël Guérini, le patron de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, qui risque d'être mis en examen lui aussi le 8 septembre pour des faits beaucoup plus graves, de démissionner afin de ne pas nuire au processus de la primaire, Rue 89 pose la question légitime de savoir s'il est normal de se présenter à des primaires en étant mis en examen...

On prend les paris que tous ceux qui revendiquaient encore la semaine dernière la venue du patron du PRG à Hénin-Beaumont vont subitement être moins pressés de le faire et laisser la gloire de l'invitation au camp d'en face...

Par David NOËL - Publié dans : Politique héninoise - Communauté : Les blogs PCF du Pas-de-Calais
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Vendredi 26 août 2011 5 26 /08 /Août /2011 13:15

Initiative-Baylet-Henin.jpg J'ai appris dimanche soir la venue de Jean-Michel Baylet, sénateur, président du PRG et candidat aux primaires citoyennes (qui sont en fait des primaires PS-PRG, les autres partis de gauche n'y participant pas) mercredi, en début d'après-midi, à Hénin-Beaumont, par un coup de fil de Pierre Ferrari, qui souhaitait m'y inviter.

Pierre Ferrari m'a expliqué avoir été contacté par le staff de Jean-Michel Baylet en tant que responsable local du club DSK pour organiser l'étape héninoise de sa tournée dans le Pas-de-Calais. Evidemment, le fait que Pierre Ferrari ait été contacté m'a surpris, la logique ayant voulu qu'Eric Mouton soit l'organisateur de l'étape, en tant que responsable local du PRG. Je n'écarte pas à ce sujet la possibilité d'un demi-mensonge de Pierre Ferrari qui aurait lui-même contacté l'équipe de Jean-Michel Baylet... Quoi qu'il en soit, précisant qu'il ne soutenait pas Jean-Michel Baylet, mais se contenterait de l'accueillir, Pierre Ferrari a évoqué pour expliquer qu'Eric Mouton soit "écarté", des conflits entre le camp de Pierre Georget, secrétaire départemental du PRG dont Eric Mouton est un proche et Stéphane Saint-André, le maire de Béthune, d'où, d'après Pierre Ferrari, une volonté de l'équipe Baylet de s'appuyer sur lui et le club DSK dans une démarche d'ouverture (et, j'imagine, de "récupération" des strauss-kahniens).
Pierre Ferrari m'a demandé de lui envoyer un modèle de courrier de réservation d'emplacement au maire d'Hénin-Beaumont, que je lui ai volontiers transmis. Il devait envoyer une lettre recommandée à Eugène Binaisse pour l'informer de sa volonté d'accueillir Jean-Michel Baylet, et a priori, l'y convier.

Par contre, comme il se doit, j'ai poliment décliné l'invitation à venir mercredi, expliquant à Pierre Ferrari que le PCF avait son propre candidat dans le cadre du Front de Gauche en la personne de Jean-Luc Mélenchon et que nous ne participions pas aux primaires PS-PRG, que nous considérons d'ailleurs comme un moyen de casser les partis politiques, les seuls à même de désigner leurs candidats en noyant les adhérents au milieu d'un océan de sympathisants qui voteront en fonction du sens des sondages.

Je dois préciser que le lendemain, j'ai appelé Eric Mouton pour lui demander confirmation de la venue de Jean-Michel Baylet à Hénin-Beaumont, ce qu'il a fait sans me donner plus de détails.

Evidemment, mon téléphone a chauffé mercredi soir et j'ai donc appris par les uns et les autres que comme à leur habitude, Pierre Ferrari et ses proches du club DSK (et pas du Nouvel Elan, le Nouvel Elan étant une association locale qui ne s'immisce pas dans la présidentielle et n'a donc pas à cautionner le processus des primaires) avaient préparé sérieusement la venue de Jean-Michel Baylet fosse Mulot en conviant plusieurs anciens combattants, en prévoyant une sono ainsi qu'une chanson par Mme Mopty, descendante d'Emilienne Mopty, la résistante décapitée par les Allemands qui avait été contactée pour l'occasion par Claudine Policante.

Sauf que, ni du côté de Pierre Ferrari et Claudine Policante, ni du côté d'Eric Mouton, on ne s'est visiblement contactés pour se mettre d'accord sur le déroulé de la cérémonie si bien qu'Eugène Binaisse, imaginant, en tant que maire de la ville, présenter Jean-Michel Baylet, s'est offusqué de voir Claudine Policante prendre le micro et refuser de le lui tendre (ce n'était pas dans son déroulé !). Georges Bouquillon a donc voulu priver Claudine Policante de micro en coupant la sono qu'il croyait être la sono de la ville installée un peu plus tôt alors qu'il s'agissait de la sono personnelle d'un proche de Pierre Ferrari qui s'est donc précipité sur le premier adjoint en lui interdisant de toucher à sa sono.
Cette guignolade a continué lors de la chanson de Mme Mopty, qui a dû subir les ricanements déplacés d'Eric Mouton et après le départ de Jean-Michel Baylet avec un échange de noms d'oiseaux entre l'équipe de Pierre Ferrari, qui, lui, était en retrait, et plusieurs adjoints, les uns accusant les autres de tirer la couverture à eux et de ne pas respecter la municipalité et les autres répliquant que la municipalité faisait preuve de mépris et de sectarisme alors que c'étaient eux qui s'étaient démenés pour organiser les choses... Tout ça sous les yeux consternés des anciens combattants et porte-drapeaux invités pour l'occasion et de plusieurs élus du secteur, dont le président de l'agglo, Jean-Pierre Corbisez.

Hervé Naudot, le journaliste de La Voix du Nord présent mercredi indique qu'on se serait cru dans une "cour de récré", à voir des politiques se disputer comme des gamins pour s'arracher le micro et empêcher les autres de parler. La politique ne sort pas grandie ce ce triste incident dont le FN est évidemment en train de se réjouir sur le mode "jamais ces gens-là ne réussiront à se rassembler aux prochaines municipales".

Pour ma part, je continuerai, avec d'autres - je sais que c'est la volonté de la LDH, du MoDem, mais également de nombreux simples militants et sympathisants de gauche qui ne se résignent pas au spectacle de la haine et de la division - à oeuvrer pour établir au minimum un espace de dialogue entre organisations républicaines et une charte de bonne conduite entre nous.

C'est en vain que je plaide dans le désert depuis deux ans pour que la municipalité crée de tels espaces : commission extra-municipale sur l'avenir de la ville, groupe de travail ou groupe de contact des partis républicains, on peut l'appeler comme on veut, mais nous devons nous mettre tous ensemble autour d'une table et réapprendre à travailler ensemble sans se jeter des noms d'oiseaux à la tête et dire que l'autre est illégitime, et c'est valable tant de la part de Pierre Ferrari que de Georges Bouquillon pour ne parler que d'eux. Marcel Germe doit accepter de se mettre autour d'une table avec Pierre Ferrari. Georges Bouquillon doit accepter de se mettre autour d'une table avec Christine Coget. Eric Mouton doit accepter de se mettre autour d'une table avec Jean-Pierre Policante. Eugène Binaisse doit accepter de se mettre autour d'une table avec Alain Alpern. Pour ma part, n'ayant aucun ennemi à gauche, je suis prêt à discuter avec tout le monde, à condition que cessent les enfantillages, les anathèmes et les exclusives du type "jamais avec untel".

En décembre 2007, lorsque nous nous sommes retrouvés au local de l'Alliance Républicaine, avec Marie-Noëlle Lienemann pour évoquer une union qui ne s'est pas faite, nous partagions tous un socle de valeurs communes : républicains, progressistes, soucieux de combattre ET le clientélisme et la corruption ET l'extrême droite, nous aurions pu alors nous rassembler. Nous ne sommes pas parvenus à le faire non pas pour des raisons de valeurs puisque nous partagions plus ou moins les mêmes valeurs, mais pour des raisons de tactique et de priorité. Aujourd'hui, retrouvons l'esprit de décembre 2007 et arrêtons de donner à la France entière le spectacle de haines et de divisions qui ne peuvent que dégoûter les électeurs !

Par David NOËL - Publié dans : Politique héninoise - Communauté : Les blogs PCF du Pas-de-Calais
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Dimanche 21 août 2011 7 21 /08 /Août /2011 06:30

Tract-aout-2011-image.jpgEn début de semaine dernière, nous apprenions par Alain Alpern, ancien conseiller régional et blogueur politique redouté tant par Gérard Dalongeville que par Jean-Pierre Kucheida et Eugène Binaisse, que le budget de la ville d'Hénin-Beaumont voté le 28 avril dernier n'avait pas été entériné par le préfet, la CRC ayant détecté des "anomalies", une explication bien différente de celle (beaucoup plus vague et rassurante) donnée par le maire, Eugène Binaisse, dans les colonnes de La Voix du Nord le 1er juillet dernier et surtout dans la "lettre du maire" distribuée dans tous les foyers héninois en juin qui affirmait qu'"Hénin-Beaumont retrouve son indépendance". Il n'en est rien...

Alain Alpern, Pierre Ferrari pour le Nouvel Elan et moi-même pour le PCF avons réagi en envoyant des communiqués de presse et en donnant une interview à France 3 et avons décidé d'informer la population en distribuant un tract dans toutes les boîtes aux lettres de la ville.
La distribution de notre tract d'information à la population est maintenant quasiment achevée. Notre initiative a amené la municipalité héninoise à enfin donner les explications que nous demandions dans la même interview à France 3, l'adjoint aux finances, Orféo Cogo, évoquant des erreurs d'écriture dans le chapitre des pompes funèbres municipales, aujourd'hui fermées.

Le PCF se désole de cette polémique qui aurait pu être facilement évitée avec plus de communication de la majorité municipale qui persiste à ne pas vouloir donner d'information aux partis politiques républicains qui n'ont de cesse, depuis deux ans, de réclamer un minimum de concertation. 

Vous pouvez télécharger notre tract sur le blog du Nouvel Elan pour Hénin-Beaumont, sur le blog d'Alain Alpern et sur le blog du PCF en cliquant ici.

Par David NOËL - Publié dans : Politique héninoise - Communauté : Les blogs PCF du Pas-de-Calais
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