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Politique héninoise

Jeudi 13 avril 2006 4 13 /04 /2006 11:25
Le ralliement de la liste indépendante de Jean-Marc Legrand à Gérard Dalongeville en 2001 a failli nous le faire oublier, mais il existe bel et bien un électorat de droite à Hénin-Beaumont.

Si évidemment nous nous opposons en tous points au projet de société libéral comme au projet de société centriste et démocrate-chrétien, nous n'avons pour notre part jamais pensé que les électeurs de sensibilité, de culture politique centriste ou libérale avaient disparu de la scène héninoise.

En 2004, lors des dernières élections régionales, les quelque 1500 électeurs qui ont porté leurs voix sur les listes UMP de Jean-Paul Delevoye et UDF de Valérie Létard représentaient près de 15 % des suffrages.

Ces électeurs étaient pourtant orphelins d'un parti qui porterait leur sensibilité sur Hénin-Beaumont.

C'est sans doute là qu'il faut chercher cette autre spécificité locale, qu'est la puissance dans le bassin minier d'une extrême droite qui dépasse parfois les 30 % des suffrages.
A n'en pas douter, des transferts de voix issues de la droite modérée ont contribué au renforcement de l'extrême droite héninoise aux élections locales.

Ce n'est donc pas une mauvaise chose que la droite héninoise se réorganise, d'une part pour que le FN cesse d'être hégémonique à droite et d'autre part parce que le retour du clivage droite-gauche dans le débat politique héninois remettra les différences idéologiques à l'honneur en lieu et place des attaques personnelles qui ne grandissent pas les forces politiques héninoises.

Dans le même temps, le retour de la droite héninoise témoigne des défis qui nous restent à relever : l'hégémonie des idées libérales dans le débat public et dans de nombreux médias n'a pas été remise en cause, malgré le 29 mai, malgré la victoire dans le combat contre le CPE.
Sarkozy, adepte des méthodes à l'américaine et du populisme, s'est livré à un marketing politique sans précédent : en faisant adhérer à l'UMP par sms, en achetant des mots-clés sur google...

Pour notre part, nous nous refusons à ce type de méthode populiste, mais il nous faut nous renforcer. Adhérer à un parti politique, militer, ce n'est pas ringard !
Les communistes d'Hénin-Beaumont sont sur le terrain pour défendre vos droits et conquérir de nouveaux droits, construire une société plus juste.
N'hésitez pas à nous rejoindre !
Par David NOËL - Publié dans : Politique héninoise
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Samedi 6 mai 2006 6 06 /05 /2006 09:45
logo-ps.png Il reviendra peut-être, dans quelques années, à un historien, à un spécialiste de l'histoire politique locale de se pencher sur l'implosion de la section héninoise du Parti Socialiste et de redonner du sens à une situation politique que beaucoup trouvent incompréhensible.

Depuis plus de 5 ans, les observateurs en sont réduits à commenter les rebondissements feuilletonesques de ce qui était autrefois la première force politique locale.

C'est à la fin de l'ère Darchicourt que se noue le premier acte : déconsidéré dans sa propre section par sa gestion jugée autocratique, Pierre Darchicourt est unanimement méprisé par les principaux dirigeants de la fédération socialiste du Pas-de-Calais.
Il ne parvient pas à enrayer le vent de dissidence qui se lève autour de Gérard Dalongeville, son ancien directeur de cabinet.
On connaît la suite : la liste des dissidents du PS menés par Gérard Dalongeville, alliés aux Verts pour la circonstance, remporte les élections municipales de 2001.

Gérard Dalongeville et ses proches ont besoin d'une étiquette politique : ce sera celle du Pôle Républicain sous les couleurs duquel Gérard Dalongeville se présente aux élections législatives de 2002. Mais le Pôle Républicain prend l'eau de tous côtés et Jean-Pierre Chevènement lui-même est battu aux législatives.

Gérard Dalongeville et ses proches n'intègrent pas le MRC. En attendant le grand pardon de la fédération socialiste du Pas-de-Calais, ils choisissent de rester indépendants.
Ils se regroupent d'abord dans une éphémère Association de Rassemblement pour la Ville d'Hénin-Beaumont avant de fonder "Le poing et la rose", une association dont le nom transparent se veut un brevet de fidélité à la cause socialiste.
Combien sont-ils, ces socialistes dissidents, qui soutiennent Gérard Dalongeville ? On ne le sait pas exactement. Tous ne sont sans doute pas des militants socialistes convaincus, loin s'en faut, mais après tout, il n'y a pas de mauvaise raison d'adhérer à un groupement politique ; tous les partis politiques fournissent à leurs adhérents une formation intellectuelle, dans tous les partis politiques, des liens d'affinité se créent, dans tous les partis politiques, le militantisme est rétribué, d'une manière ou d'une autre, de façon plus ou moins symbolique selon les positions de pouvoir occupées. La satisfaction du devoir accompli, l'amitié, l'accès à des fonctions à la tête du groupement politique en question sont des rétributions tout aussi importantes que les autres. Il serait donc injuste de soupçonner les dissidents socialistes groupés autour de Gérard Dalongeville d'attendre du maire une rétribution que tous les partis fournissent de toute façon à leurs membres, ou de leur dénier a priori la qualité de "socialiste" qu'ils revendiquent.

Il reste que les socialistes restés fidèles à Pierre Darchicourt, puis après sa désertion, à Daniel Duquenne, sont vraisemblablement minoritaires face aux socialistes dissidents regroupés autour de Gérard Dalongeville.

Dans cette affaire, on peine à distinguer la position officielle de la fédération socialiste du Pas-de-Calais. Certes, les dirigeants de la fédération sont attachés à la discipline partisane et ne peuvent accepter qu'un socialiste dissident se présente et élimine le candidat officiel du Parti Socialiste. De même, il est hors de question pour la fédération d'un parti politique démocratique de contester la légitimité d'un secrétaire de section largement réélu en 2003 dans le cadre du congrès de Dijon et en 2005 à l'occasion de celui du Mans. Daniel Duquenne bénéficie d'une légitimité qui n'est pas discutable.
Pour autant, la fédération socialiste du Pas-de-Calais l’a soutenu comme la corde soutient le pendu. Christine Coget et ses amis ont d'ailleurs quitté la section PS héninoise et fondé une association pour cette raison.

Incontestablement, un nouvel acte vient de se jouer cette semaine : on vient en effet d’apprendre que les dirigeants départementaux du Parti Socialiste ont accepté la création d’une section « radicale-socialiste » présidée par l’ex-PRG Olivier Vergnaud et manifestement conçue comme un « sas de décompression » pour accueillir les partisans de Gérard Dalongeville qui ne pouvaient pas adhérer à la section locale du PS.

Le désaveu est clair pour Daniel Duquenne. Il s’explique par deux raisons, qui n’ont rien à voir avec une quelconque prise de position de la fédération socialiste du Pas-de-Calais sur la gestion municipale de l’équipe emmenée par Gérard Dalongeville : Gérard Dalongeville a sans doute pour lui le nombre d'adhérents, c'est la première raison, qui est loin d'être anecdotique. Mais plus profondément et c'est la seconde raison, la fédération socialiste du Pas-de-Calais a parfaitement intégré les règles du scrutin uninominal majoritaire et de la personnalisation de la vie politique qu'il entraîne. Concrètement, les dirigeants socialistes du Pas-de-Calais rêvent de trouver "l'homme fort", le "patron" de la XIVe circonscription qui pourra succéder à Albert Facon. Gérard Dalongeville pourrait être cet homme fort tant attendu...

On ne peut que déplorer l'inélégance du procédé à la fois vis-à-vis du PRG et vis-à-vis de Daniel Duquenne et des adhérents de la section héninoise du PS, qui peuvent légitimement se sentir trahis. Certes, le souci de panser les plaies après une dissidence qui a vu l'implosion de la section socialiste d'Hénin-Beaumont n'est pas condamnable en soi. Ce sont les considérations politiciennes qui ont prévalu qui sont condamnables. Elles pourraient faire le jeu d'une extrême droite qui est plus que jamais à l'affût.
Par David NOËL - Publié dans : Politique héninoise
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Vendredi 4 août 2006 5 04 /08 /2006 12:45
logo-ps.png La Voix du Nord nous apprend ce matin que la lettre de la dernière chance envoyée par Daniel Duquenne à François Hollande pour lui demander de désavouer les initiatives de la Fédération socialiste du Pas-de-Calais visant à réintégrer Gérard Dalongeville, a toutes chances de rester sans réponse.

C'est en effet la signature de François Hollande lui-même qui figurerait sur les cartes des adhérents de la nouvelle section radicale-socialiste du PS. Autant dire que le Premier Secrétaire du Parti Socialiste a donné raison à la Fédération socialiste du Pas-de-Calais aux dépens de Daniel Duquenne. Ou quand un parti politique punit la fidélité et récompense le pragmatisme...

Par la même occasion, on apprend que Gérard Dalongeville va inviter Jack Lang et Ségolène Royal à Hénin-Beaumont...

Contrairement à une idée répandue, il ne faudrait pas réduire les divergences qui opposent les chefs socialistes entre eux à des querelles de personnes ; le PS est profondément divisée entre son aile antilibérale incarnée par des militants courageux comme Marc Dolez, Gérard Filoche, voire Henri Emmanuelli, Jean-Luc Mélenchon et Arnaud Montebourg et son aile sociale-libérale.
Les projets politiques des uns et des autres sont profondément différents ; d'un côté les antilibéraux du PS restent fidèles aux valeurs de la social-démocratie, de l'autre, les habitués des plateaux de télévision que sont Dominique Strauss-Kahn, Jack Lang ou Ségolène Royal se sont convertis à une forme de politique-spectacle qui rappelle le Parti Démocrate américain et le New Labour britannique, une politique qui ne remet aucunement en cause le capitalisme néolibéral.

Dans ces conditions, le choix d'inviter des "têtes d'affiche" comme Jack Lang et Ségolène Royal (deux partisans du Oui au TCE, faut-il le rappeler ?) est pour le moins contestable. On ne sait pas trop ce que les militants de la nouvelle section radicale-socialiste héninoise retireront de leur venue à Hénin-Beaumont... Peut-être un exemple à ne pas suivre de starification de la vie politique délivré par des maîtres en la matière ?
Par David NOËL - Publié dans : Politique héninoise
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Mardi 3 octobre 2006 2 03 /10 /2006 06:08
logo-ps.png Au Parti Socialiste héninois, les choses vont de mal en pis pour Daniel Duquenne et ses amis que Gérard Dalongeville veut pousser vers la porte de sortie.

Après avoir débauché les conseillers municipaux socialistes élus en 2001 sur la liste de Pierre Darchicourt et s'être assuré le soutien d'Albert Facon et des dirigeants de la fédération socialiste du Pas-de-Calais, Dalongeville dispose désormais de l'appui d'une section bis du PS, supposée regrouper des exclus du PRG et qui ne rassemble en fait que d'anciens socialistes dissidents partisans du maire d'Hénin-Beaumont et solidaires de sa gestion municipale.

L'objectif de Gérard Dalongeville est clair : il s'agit tout simplement pour lui de prendre le contrôle du PS héninois à la faveur d'une réunification forcée des deux sections après les législatives.
Gérard Dalongeville a fait la même chose en 2001-2002 en organisant un véritable putsch pour débarquer Georges Bouquillon et prendre le contrôle du MDC héninois, qui ne s'en est jamais remis...

Daniel et Brigitte Duquenne ont résisté pied à pied en faisant appel à François Hollande et à Ségolène Royal, mais les jeux sont faits, comme on pouvait le pressentir et Ségolène Royal devrait venir à Hénin-Beaumont pour inaugurer la crèche et adouber Gérard Dalongeville.

Daniel Duquenne et ses amis ont réagi en créant une association intitulée "Convictions Socialistes et Républicaines" qui leur permettra de continuer la lutte contre Gérard Dalongeville après son inévitable réintégration au PS.

Débaucher des élus, provoquer des scissions, organiser des putschs, fustiger le social-libéralisme aux côtés de Chevènement pour poser cinq ans plus tard aux côtés de Ségolène Royal... de telles pratiques paraissent pour le moins incompatibles avec le souci de rénovation et de démocratie participative prétendument incarné par Mme Royal.
Les pratiques de Gérard Dalongeville sont au contraire très compatibles avec l'opportunisme qu'a montré Ségolène Royal.
Qui se ressemble s'assemble ?

Pour leur part, les communistes héninois sont bien décidés à combattre l’opportunisme et le social-populisme et à porter devant les Héninois un projet communiste aux élections municipales.
Par David NOËL - Publié dans : Politique héninoise
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Mercredi 25 octobre 2006 3 25 /10 /2006 06:26
Gérard Dalongeville est décidément un politicien surprenant. Lui qui a su habilement manoeuvrer (sur le plan de la tactique politicienne) pour bénéficier de l'appui du PS et pousser Daniel Duquenne vers la porte de sortie montre aujourd'hui un tout autre visage en menaçant Steeve Briois de fermer son blog et en faisant distribuer deux tracts anonymes qui attaquent le FN et Civisme et Transparence.

On aimerait croire que Gérard Dalongeville est sincèrement anti-fasciste, mais outre que l'épisode de la "cassette Babou", fondé ou pas (je ne l'ai jamais écoutée) peut semer le doute, la manière dont il s'en prend au leader du FN paraît très maladroite...
A moins qu'elle soit très adroite ?

En voulant faire fermer le blog de Steeve Briois (avec l'argent des contribuables !), Gérard Dalongeville offre au FN une occasion en or de se poser en victime et en défenseur de la liberté d'expression, ce que Steeve Briois n'a pas manqué de faire, comme il fallait s'y attendre.

Gérard Dalongeville cherche-t-il sciemment à faire monter le Front National, en face de qui il n'aurait plus qu'à se poser en ultime recours ? On peut légitimement se poser la question...

En tout état de cause, ce n'est pas la justice qui fera reculer le Front National et ses idées détestables ; le vote FN est un vote de désespoir de citoyens qui ne croient plus en la politique.
A nous de les faire changer d'avis en menant un travail de terrain avec sérieux et humilité, en étant présent sur les marchés et aux entreprises, en expliquant notre programme.
C'est ce que font les communistes héninois !
Par David NOËL - Publié dans : Politique héninoise
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Vendredi 27 octobre 2006 5 27 /10 /2006 13:02
Il faut vraiment lire le numéro d'aujourd'hui de La Voix du Nord.

Dans la rubrique "Autant vous le dire", Pascal Wallart y dénonce à juste titre les tracts anonymes distribués il y a quelque jours, encartés dans L'Espoir, le bulletin de la Fédération socialiste du Pas-de-Calais (à renvoyer à Olivier Vergnaud)...

Ces tracts mal écrits, pas drôles et au dessous de la ceinture sont évidemment signés Dalongeville et Vergnaud. Ils se voulaient certainement une réponse au tract de Steeve Briois dans lequel Dalongeville est caricaturé en Pinocchio et au tract de Civisme et Transparence...
Pas de chance, avec un tel matériel dont on se demande ce que faisait Gérard Dalongeville quand il a donné son imprimatur, le maire d'Hénin-Beaumont vient de perdre encore un peu plus de crédit vis-à-vis de la population et La Voix du Nord a raison de pronostiquer une "vilaine tempête au fond des urnes".

La suite de l'article vaut aussi la peine d'être lue. Gérard Dalongeville y est pris en flagrant délit de mensonge. Le mois dernier, il a affirmé à La Voix du Nord s'être pourvu en cassation pour faire casser le jugement du tribunal administratif de Lille donnant raison à Steeve Briois qui n'avait pas eu accès à certaines pièces comptables.
Pas de chance, après vérification, il n'y a pas plus de pourvoi en cassation que de beurre en branche. Gérard Dalongeville vient d'être pris en flagrant délit de mensonge...

Et pendant que le débat se focalise sur les noms d'oiseaux que s'échangent Dalongeville et Briois et sur les mensonges éhontés du maire, on en oublierait presque la situation sociale.
C'est pour cela qu'il faut lire de toute urgence le "Bonjour" de La Voix du Nord d'aujourd'hui, signé Anna Morello, au sujet de la situation dramatique de ces Héninois qui n'arrivent plus à se loger...
Par David NOËL - Publié dans : Politique héninoise
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Jeudi 23 novembre 2006 4 23 /11 /2006 06:24
les-verts.miniature.jpg Dans le dernier numéro de notre journal de section, nous nous demandions ce que devenaient les Verts, le MRC et le PRG héninois.

Un premier élément de réponse vient d'être apporté par Jean-Marc Bureau. Après le Parti communiste, le Parti socialiste et Civisme et Transparence, c'est en effet au tour des Verts d'Hénin-Beaumont d'ouvrir leur blog (http://vertshenin.unblog.fr/).
L'arrivée des Verts sur la toile est une bonne nouvelle et permettra d'enrichir encore un peu plus le débat politique héninois.

Dans le même temps, Jean-Marc Bureau nous adresse un courrier nous proposant une rencontre, comme il l'a confié à La Voix du Nord qui a repris l'information dans le Autant vous le dire d'hier matin.

Comme nous l'avions déjà expliqué au MRC et au PRG et pour les mêmes raisons, nous avons décliné la proposition de rencontre.

Redonner du sens à la vie politique suppose un programme clair, une ligne politique autonome et un militantisme de tous les instants. C'est à ces conditions que nos organisations respectives se renforceront.
La bataille des municipales ne s'ouvrira qu'après les campagnes présidentielles et législatives.

En attendant et cela va de soi, les communistes d'Hénin-Beaumont sont évidemment prêts à travailler avec toutes les forces de la gauche héninoise sur les thèmes qui préoccupent les Héninois comme l'emploi, la défense des services publics, ou la lutte contre le Front National.
Par David NOËL - Publié dans : Politique héninoise
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Samedi 2 décembre 2006 6 02 /12 /2006 08:33
logo-Alliance-Republicaine.jpgL'Alliance républicaine vient d'être portée sur les fonts baptismaux. C'est officiel depuis mercredi soir : le Parti Socialiste héninois mené par Daniel Duquenne sera allié au mouvement Civisme et Transparence de Georges Bouquillon et Christine Coget pour les prochaines élections municipales.

Avec près de 200 adhérents, l'Alliance républicaine devient la première force d'opposition à Gérard Dalongeville et le maire d'Hénin-Beaumont a toutes les raisons d'être inquiet.

En 2001, Gérard Dalongeville a su fédérer tous les mécontentements qui se cristallisaient envers Pierre Darchicourt. En mars 2008, le scénario pourrait se répéter au profit de l'Alliance républicaine incarnée pour l'heure par Daniel Duquenne et Georges Bouquillon, qui pourraient être rejoints demain par les Verts, le MRC ou le PRG.

Gérard Dalongeville espère évidemment ne pas être discrédité, être réintégré au PS et faire figure de rassembleur, contre Steeve Briois et le FN.
Il n'est pas sûr que sa stratégie fonctionne et pour l'heure, ce sont Daniel Duquenne et Georges Bouquillon qui rassemblent autour d'eux.

On ne peut donc que se réjouir de la naissance de cette Alliance républicaine, qui clarifiera, en tout état de cause, le paysage politique héninois.

Pour notre part, nous estimons que les mois qui viennent, marqués par les élections présidentielles et législatives, doivent être l'occasion de gagner la bataille des idées et de faire connaître nos propositions.

Les communistes sont déjà en campagne pour Marie-George Buffet et nous espérons qu'elle sera finalement choisie les 9 et 10 décembre prochain par les collectifs unitaires antilibéraux.

Personne ne connaît encore l'identité du futur président de la République ni la composition de la prochaine Assemblée nationale et il n'est pas sûr qu'Albert Facon soit réélu...

Après juin 2007, nous nous lancerons pleinement dans la campagne municipale et nous serons alors bien plus audibles pour faire connaître nos propositions pour Hénin-Beaumont.

En attendant, nous sommes prêts à travailler avec toutes les forces politiques, syndicales et associatives du mouvement social héninois sur des thématiques précises comme la défense de l'emploi, du service public, ou la lutte contre le Front National.
Par David NOËL - Publié dans : Politique héninoise
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Lundi 11 décembre 2006 1 11 /12 /2006 16:45
On imagine sans peine quelle doit être la frustration de Jean-Pierre Policante, le leader local du MRC après l'annonce du retrait de la candidature de Jean-Pierre Chevènement.

Jean-Pierre Chevènement, qui avait annoncé sa candidature à la présidentielle le mois dernier, en affirmant que rien ne pourrait le faire renoncer et qu'il ne cherchait pas à mettre la pression sur le PS pour obtenir des circonscriptions "gagnables", vient de rallier Ségolène Royal, en échange de 10 circonscriptions dont 5 ou 6 gagnables pour le MRC.

Après l'accord avec le PRG réservant 35 circonscriptions au parti de Christiane Taubira en échange de son retrait pour les présidentielles, c'est au tour du MRC de renoncer à la bataille présidentielle.

Si Eric Mouton n'avait jamais vraiment fait campagne pour le PRG, on se souvient que Jean-Pierre Policante est ses amis avaient immédiatement collé des affiches dès l'annonce de la candidature de Jean-Pierre Chevènement.

En toute logique, Jean-Pierre Policante et ses amis du MRC devraient donc soutenir Ségolène Royal et Albert Facon. On se doute qu'ils n'y mettront pas une énergie débordante : il y a quelques jours, des militants de la section radicale-socialiste du PS ont recouvert toutes les affiches de Jean-Pierre Chevènement par des affiches du PS et on voit mal les militants du MRC héninois se jeter dans les bras d'Olivier Vergnaud et de ses amis !

Ce ralliement au PS dès le premier tour est une très mauvaise chose pour le MRC et le PRG héninois. Traditionnellement, les campagnes nationales sont l'occasion pour les petits partis de mener un travail de terrain, de faire connaître leurs idées et de gagner des adhérents.

Les élections de 2007 ne seront pas la "locomotive" dont le MRC et le PRG auraient sans doute eu besoin en prévision des municipales de 2008.
 
La semaine dernière, on apprenait néanmoins dans les colonnes de La Voix du Nord leur intention de présenter une liste d'union aux municipales de 2008.

S'ils vont jusqu'au bout de leur démarche, le MRC et le PRG ne rejoindraient donc pas l'Alliance Républicaine du PS et de Civisme et Transparence.

Ce n'est pas forcément une mauvaise chose. Face à Gérard Dalongeville qui défendra en 2008 son bilan de maire sortant et face à l'impasse du vote FN, plusieurs forces politiques héninoises offriront aux électeurs une alternative : ce sera évidemment le cas du PCF et nous présenterons aux électeurs un programme communiste et rassembleur.

En attendant, on compatit d'autant plus avec Jean-Pierre Policante et Eric Mouton que nous attendons avec une impatience grandissante d'entrer en campagne et de défendre notre programme.
Les tergiversations de la direction du PCF qui ne veut pas rompre avec le reste de la gauche antilibérale sont lassantes et un peu frustrantes...
Par David NOËL - Publié dans : Politique héninoise
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Mardi 26 décembre 2006 2 26 /12 /2006 09:59
Daniel Duquenne en photo sur un tract estampillé "Fédération Socialiste du Pas-de-Calais" ?

Dans toute autre ville qu'Hénin-Beaumont, nul ne s'étonnerait de trouver dans sa boîte aux lettres un tract de la section locale du Parti Socialiste, imprimé en bonne et due forme par la fédération départementale du PS.

A Hénin-Beaumont, c'est presque une première et certains mettront peut-être le précieux tract sous verre, tant il était devenu rare, depuis quelques années de lire des tracts du Parti Socialiste, "canal historique", porter la mention "imp. fedeps".

De fait, Christine Coget et Thierry Deneuville ont justement quitté la section socialiste de Daniel Duquenne pour fonder l'association Transparence et Citoyenneté - avant de fusionner avec les amis de George Bouquillon au sein de Civisme et Transparence - en raison des veto répétés émis par la Fédération socialiste du Pas-de-Calais dès que Daniel Duquenne proposait un tract égratignant un tant soi peu Gérard Dalongeville.

Soutenu de longue date par Jean-Pierre Kucheida, le député-maire de Liévin et désormais par Albert Facon, le député de la XIVe circonscription, Gérard Dalongeville n'a probablement pas eu de mal à convaincre la Fédération socialiste du Pas-de-Calais de reconnaître la toute nouvelle section radicale-socialiste d'Olivier Vergnaud.

Si Gérard Dalongeville n'a toujours pas officiellement réintégré le PS, il ne fait plus guère de doute qu'en cas de victoire aux élections municipales de 2008, la Fédération socialiste du Pas-de-Calais le réintègrera.

Evidemment, Gérard Dalongeville préfèrerait être réintégré au PS avant les élections municipales de 2008 et ainsi bénéficier de l'investiture officielle du PS.

Daniel Duquenne le sait et s'est préparé à une éventuelle exclusion du PS en fondant Convictions Socialistes et Républicaines, une association parallèle à la section socialiste "canal historique".

Si demain la Fédération socialiste du Pas-de-Calais imposait une réunification des deux sections socialistes de Daniel Duquenne et d'Olivier Vergnaud derrière la bannière de Gérard Dalongeville, Daniel Duquenne et ses amis seraient mis en minorité ou exclus, mais continueraient à militer au sein de leur association.

Pourquoi la Fédération socialiste du Pas-de-Calais autorise-t-elle donc aujourd'hui Daniel Duquenne à éditer un tract qui relégitime la section socialiste "canal historique", rendant du même coup improbable un scénario de réunification des deux sections avant les élections de 2008 ?

C'est très certainement la conclusion de l'Alliance Républicaine avec les amis de George Bouquillon qui aura changé la donne comme le note justement Georges Bouquillon sur son blog.

Les dirigeants de la Fédération socialiste du Pas-de-Calais ont bien compris que Gérard Dalongeville pourrait subir en 2008 le sort de Pierre Darchicourt en 2001. Dans ces conditions, ils n'ont aucun intérêt à réintégrer Gérard Dalongeville avant les élections et continueront de ménager la chèvre et le chou.

On s'est souvent moqué du "socialisme municipal" et de ses "barons" à la tête de sections peuplées d'employés municipaux successivement jospinistes, fabiusiens ou ségolénistes, mais toujours du côté du manche.
 
En ne choisissant pas entre Daniel Duquenne et Olivier Vergnaud, en donnant des espoirs aux uns comme aux autres, la Fédération socialiste du Pas-de-Calais fait preuve d'un cynisme coupable. Dans cette affaire, il y aura forcément des vaincus en 2008. Quelque soit le vainqueur, la Fédération socialiste du Pas-de-Calais risque de payer les conséquences de cet attentisme bien peu honorable.
Par David NOËL - Publié dans : Politique héninoise
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