Que cherche donc Alain Alpern
? C'est la question qu'on peut se poser à la lecture de son blog. L'ancien vice-président vert du conseil régional et ancien conseiller régional socialiste, qui se battait il y a encore deux ans
avec Pierre Ferrari pour recréer une section socialiste sur Hénin-Beaumont rejette maintenant totalement les partis de gauche. Pas seulement la fédération PS, mais l'ensemble des
partis de gauche qu'il attaque sans nuance. Aucun parti de gauche ne trouve grâce à ses yeux : ni le PS 62, qu'il soupçonne d'avoir soutenu des baronnies mafieuses à Hénin-Beaumont, Liévin et
ailleurs, ni le MRC, ni le PCF, ni les Verts... Sous la plume d'Alain Alpern, une liste de rassemblement de gauche, espérée par des dizaines de nos militants, de sympathisants et d'électeurs de
nos partis serait une catastrophe. On ne voit pas bien pourquoi... Ils sont fous, ces anciens combattants, ces présidents d'associations culturelles et sportives qui nous disent "unissez-vous !"
?
Alors qu'il avait accepté de participer, comme moi et plusieurs autres représentants politiques à des réunions en 2011-2012 autour de la LDH afin de créer les conditions d'une victoire de la
gauche aux prochaines élections municipales en nous mettant autour d'une table et en pacifiant le débat politique entre nous, Alain Alpern n'a pas cessé d'attaquer durement la municipalité lui
reprochant toutes sortes d'erreurs, de maladresses, de fautes politiques... Certes, tout n'est pas faux dans ce qu'écrit Alain Alpern, mais on a le sentiment à lire son blog que la virulence
légitime qu'il avait à l'encontre de Jacques Mellick, Jean-Pierre Kucheida et Gérard Dalongeville s'est reportée sur Eugène Binaisse.
Jusqu'au bout, et y-compris devant le président de la LDH, j'ai cherché à défendre Alain Alpern, en affirmant qu'on pouvait et qu'on devait pouvoir se dire des choses sans être taxé d'être un
agitateur illégitime. J'ai plaidé pour qu'Eugène Binaisse et Georges Bouquillon discutent avec Alain Alpern, répondent à ses courriers et à ses interrogations
parce que c'est par le dialogue qu'on fait tomber les barrières de méfiance et d'incompréhension réciproques.
Encore faudrait-il pour cela qu'Alain Alpern cesse de juger tout le monde nul, incompétent et illégitime. A force de clamer sur son blog que la classe politique héninoise est nulle, que tous les
partis de gauche doivent disparaître et que la solution providentielle réside dans une liste de citoyens apolitiques, Alain Alpern nourrit le rejet de la politique qui est souvent un sas de
décompression avant de voter FN sans complexe.
Ce n'est pas notre campagne contre l'austérité, pas plus que la campagne d'EELV sur le thème "vivre mieux dans le bassin minier, c'est possible !", ce ne sont pas la baisse annoncée de
la fiscalité locale et l'existence de grands projets dans les années à venir, ce ne sont pas les belles photos de Patrick Piret qui témoignent de la vitalité du tissu sportif et
associatif de notre ville qui nourrissent le vote frontiste, c'est la négativité et l'aigreur : "il ne se passe rien dans notre ville, les élus sont nuls". Steeve Briois
et Bruno Bilde doivent se régaler de voir ce genre de bêtises écrites en boucle sur le blog d'Alain Alpern.
Au contraire, le rôle d'un responsable politique, c'est d'y croire, de proposer un chemin, un espoir, d'être positif. Pour 2014, il y a de l'espoir. Contrairement aux imbécillités qu'on lit sur
les blogs, les responsables et les militants des formations de gauche locale sont tout à fait capables de se mettre autour d'une table, d'écrire un programme et de travailler ensemble.
Dalongeville n'est plus là, Alain, il faut se réveiller !
Hénin-Beaumont doit rester une ville de gauche, une ville où la justice sociale et la solidarité signifient quelque chose, où la jeunesse ait un avenir, où la culture, le sport, l'éducation
populaire soient les vecteurs de l'émancipation des citoyens. Tout cela, le PCF entend bien y contribuer !
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Je me suis rendu ce jeudi 31
janvier aux voeux du comité MRC de la 11ème circonscription, organisés dans le local du parti chevènementiste, près de la mairie.
Que s'est-il réellement passé, mercredi 22 février, au conseil municipal ? Près de deux semaines après le clash qui a divisé la majorité municipale, les pièces du puzzle commencent à se
mettre en place.
De son côté, Georges Bouquillon, on le
sait, a renoué avec Jean-Marie Alexandre. Même si à l'époque de Dalongeville, les liens entre les deux hommes s'étaient distendus, ils n'avaient jamais été rompus. Georges Bouquillon est un homme
d'appareil et sa stratégie municipale épouse celle de Jean-Marie Alexandre. Pour le patron du MRC 62, Hénin-Beaumont, grâce au travail de Georges Bouquillon, est un fief MRC. Le MRC a une dizaine
d'élus à Hénin-Beaumont, un groupe à la CAHC avec le maire de Dourges, Sabine Van Heghe, l'adjointe au maire de Dourges est conseillère générale du canton de Leforest... En position de force,
Jean-Marie Alexandre entend donc pousser son avantage en implantant un local de circonscription MRC à Hénin-Beaumont et, dans un second temps, en proposant Sabine Van Heghe comme tête de liste
d'une future liste de rassemblement aux municipales à Hénin à direction MRC.
Mon café a failli m'en tomber des
mains, mardi matin, à la lecture de La Voix du Nord qui donnait la parole à Rose-Marie Slaviero, adjointe aux affaires scolaires d'Hénin-Beaumont.
Dernièrement, François Bayrou, appelé à commenter les mauvais sondages de son rival centriste Hervé Morin s'est moqué du positionnement inepte du leader du Nouveau Centre : « Voilà
quelqu'un qui se présente aux élections en disant "je souhaite la victoire de quelqu'un d'autre". Comment voulez-vous que les électeurs s'y retrouvent ? ».
Hallucinants, les propos de Marcel Germe, rapportés
par
Claude Leclercq me
l'avait annoncé personnellement la semaine dernière lorsque je l'avais rencontré à l'occasion des Quartiers d'été et
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