Concours

Images aléatoires

Mercredi 3 septembre 2008
Une fois n’est pas coutume, Patrick Piret nous proposait hier un article qui ouvre des pistes de réflexion. Allons-y, ce sera l'occasion d'expliquer à nos lecteurs de façon pédagogique en quoi les critiques formulées par l'Alliance Républicaine à mon encontre sont nulles et non avenues.

« J’ai déjà voté communiste. […] J’ai aussi voté Jacques Chirac le 5 mai 2002. J’ai à plusieurs reprises donné mon suffrage à des candidats du PS. Mon refus de l’abstention m’a aussi déjà conduit à glisser dans une urne communale un bulletin vert. […] Le discours tenu lors des dernières présidentielles par F. Bayrou m’a séduit. » avouait hier le rédacteur du blog Alter Echo, qui concluait être « simplement quelqu'un d'attaché aux hommes et aux femmes ».

Sur un point au moins, le discours de Patrick Piret est inexact. Je n’ose pas croire que Patrick Piret, qui ne jure que par l’honnêteté et l’éthique ait été attaché au Jacques Chirac des emplois fictifs de la Mairie de Paris et de la cassette Méry.

En d’autres termes, Patrick Piret a, au moins une fois, voté pour une autre raison que son attachement aux hommes et aux femmes. Comme moi, Patrick Piret a sans doute voté pour le candidat républicain contre un candidat d’extrême droite. Cela va sans doute écorcher les yeux de Patrick Piret, mais il a donc voté pour des raisons idéologiques.

Qu’est-ce qui détermine le vote d’un citoyen ? Cette question est la grande absente des multiples commentaires sarcastiques et haineux des amis de Patrick Piret qui pointent du doigt ma supposée « mauvaise foi »…

Patrick Piret nous donne pourtant deux éléments de réponse : pour certains citoyens, comme Patrick Piret et sans doute nombre de ses amis de l’Alliance Républicaine, c’est l’attachement aux hommes et aux femmes qui va déterminer le vote et peut-être l’engagement en politique. L’attachement aux hommes et aux femmes va ainsi primer sur les raisons idéologiques et partisanes.

Pour d’autres personnes, c’est l’espérance d’une rétribution, en terme d’emploi ou de logement, qui déterminera le vote.
D’une façon générale, Daniel Gaxie montre très bien dans La démocratie représentative que l’investissement en politique suppose toujours une forme de gratification : gratification financière, sociale ou personnelle. Celui qui s’engage en politique peut espérer obtenir un emploi ou un mandat électif, il devient membre d’un groupe avec lequel il crée des liens affectifs, il peut apprendre à rédiger des tracts ou à s’exprimer en public en faisant du porte-à-porte.
La simple satisfaction de défendre une cause qui le mérite constitue déjà une forme de rétribution. Pour ma part, c'est la seule forme de gratification que j'aie jamais recherchée.

Jamais on ne pourra me faire de chantage à la délégation parce que je n'ai jamais cherché de rétribution financière. Je me suis toujours battu pour la gauche, pour le Parti Communiste, pour le mouvement social.
Alors, quand je lis certains commentaires sur le blog Alter Echo sur le thème "ils vont à la soupe", je me sens profondément insulté. Ces gens-là sont des poujadistes dont les attaques abjectes ne méritent que le mépris.

Attachement aux hommes ou aux femmes, espérance d’une rétribution, attachement à un parti… de multiples raisons déterminent le vote d’un individu et souvent coexistent.

Pour certains citoyens, l’attachement à un camp, à un parti, prime sur les considérations de personnes. Patrick Piret et ses amis doivent l’admettre.
Je le confesse aisément : pour moi, l’attachement au Parti Communiste, à la gauche et au mouvement social primera toujours sur les considérations de personnes.

Depuis 2001, je me suis engagé dans le mouvement altermondialiste et dans le mouvement syndical avant de rejoindre le Parti Communiste. Je suis un militant du mouvement social et je ne vote pas en fonction des personnes, mais d’abord et avant tout pour faire gagner mon camp et mon parti.

J’ai la conviction que la lutte des classes est une réalité, que l’exploitation s’intensifie à l’heure de la mondialisation néolibérale et que les partis du mouvement ouvrier, au sein du mouvement social et avec les organisations syndicales doivent lutter ensemble pour une société plus juste. Au même titre que la grève ou la manifestation, le bulletin de vote est une arme pour briser nos chaînes. Le vote communiste, ou d’une façon plus générale le vote de gauche est porteur de sens politique et porteur d’espoir.

Je reviens à la conclusion de Patrick Piret et aux attaques qu’il développe ou que ses amis développent contre moi. Patrick Piret se targue d’être « simplement quelqu’un d’attaché aux hommes et aux femmes ». Pourquoi pas ?
Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise raison de s’engager et de voter. Patrick Piret a parfaitement le droit d’être d’abord attaché aux hommes et aux femmes, mais pourquoi diable donne-t-il l’impression de mépriser ceux qui s’engagent d’abord pour leur parti et pour leur camp ? Pourquoi la raison qui a déterminé le choix de M. Piret serait-elle plus honorable que celle qui a déterminé mon choix ?
 
En votant pour l’Alliance Républicaine, avec le discours qu’elle a tenu, Patrick Piret et ses amis ont voté pour une liste d’ouverture à droite qui était aussi porteuse d’un sens politique, idéologique et partisan. Ce n’est pas insulter les hommes et les femmes de l’Alliance Républicaine que de le reconnaître.   

Tous les militants de l’Alliance Républicaine étaient-ils forcément des traîtres à la gauche, vendus au bayrouisme ? Je ne le pense évidemment pas. Ce n’est pas ce qui a déterminé leur vote et leur engagement et je suis même convaincu que des militants de gauche sincères ont pu se retrouver derrière l’Alliance Républicaine.

Pour ma part, je suis un militant du mouvement social. J’ai voté pour faire gagner mon camp et mon parti. Sans rien céder de ma liberté de parole, j'ai conclu une alliance avec une équipe d’hommes et de femmes emmenée par Gérard Dalongeville. Gérard Dalongeville déplaît fortement aux militants de l’Alliance Républicaine et c’est tout à fait leur droit, mais là où Patrick Piret et ses amis sont dans la malhonnêteté intellectuelle, c’est quand ils m’accusent d’une « complicité » qui n’existe pas parce qu’ils se refusent à faire l’opération mentale que je fais pour eux et à comprendre ce qui a déterminé mon engagement.

Manque d’empathie ? Stratégie politicienne ? Volonté de nuire ? Toujours est-il que Patrick Piret et ses amis ne semblent pas prêts à renoncer à m’accuser d’une « complicité » qui n’existe que dans leur imagination. Cette stratégie du dénigrement calquée sur celle du Front National trouvera vite ses limites…
Par David NOËL - Publié dans : Politique héninoise
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Mardi 19 août 2008
Patrick Piret nous avait manqués… Habitué à distiller quotidiennement son venin, l’animateur du blog Alter Echo était en vacances… On imagine sa frustration.

Retranché derrière le confortable anonymat de ses initiales, Patrick Piret anime depuis maintenant plusieurs mois le blog Alter Echo. Militant de l’Alliance Républicaine, Patrick Piret est devenu au fil de la campagne des élections municipales, un interlocuteur familier dont les commentaires sagaces (sic) inondaient les blogs politiques héninois (surtout ceux du MJS et du PCF).

A l’époque, Patrick Piret avait un postulat et une stratégie. Le postulat de M. Piret tient en peu de mots : « Gérard Dalongeville est un démagogue incompétent et populiste et Daniel Duquenne un honnête homme entouré d’une équipe aussi sympathique que talentueuse ».
Fort de ce postulat, Patrick Piret ne veut pas entendre parler de politique : ne lui parlez pas de valeurs de gauche, de valeurs de droite… Ne lui parlez pas d’altermondialisme, d’anticapitalisme ou de lutte contre le fascisme. Les évolutions du PS l’indiffèrent, de même que la recomposition de la gauche : antilibéralisme, social-libéralisme, mondialisation… Pour Patrick Piret, les Héninois n’ont que faire de ces gros mots.

Obsédé par Gérard Dalongeville, Patrick Piret est adepte de la personnalisation de la vie politique. L’union de la gauche est un principe qui lui est totalement étranger. Pour lui, on est « pro-Dalongeville » ou « anti-Dalongeville ».

Durant la campagne municipale, Patrick Piret, en bon centriste, s’est efforcé sans succès de nous vendre l’Alliance Républicaine comme une alternative crédible au Front National. Car Patrick Piret avait une stratégie particulièrement originale : monter une liste de la société civile, une liste de rassemblement des hommes et des femmes de bonne volonté par delà la gauche et la droite pour abattre Gérard Dalongeville.

Ne dîtes pas à Patrick Piret que cette "stratégie" vieille comme le monde fleure bon le centrisme et la "troisième force", remixée à la sauce de l'ouverture sarkozyste, Patrick Piret est persuadé de son génie stratégique. Visiblement, le centriste Patrick Piret fait de la politique politicienne comme M. Jourdain fait de la prose, sans le savoir...

Du rassemblement des hommes et des femmes de bonne volonté au poujadisme du centre, il n’y a qu’un pas, que Patrick Piret et ses amis ont allègrement franchi. S’ils étaient les seuls à vouloir rassembler les hommes et les femmes de bonne volonté par delà les partis, c’est forcément que les autres étaient des sectaires, des apparatchiks, des idéologues ou des lâches complices d’un Maire populiste… Tous pourris : Gérard Dalongeville, Marie-Noëlle Lienemann, Pierre Ferrari, la direction fédérale du PS, la direction fédérale du PCF et moi, nous sommes tous les acteurs d'un vaste complot destiné à ruiner Hénin-Beaumont !

Illusoire, la stratégie centriste de l'Alliance Républicaine était politiquement insensée : elle faisait disparaître les partis politiques à l’heure où nous nous efforçons de reconstruire un Parti Communiste puissant au service du monde du travail, elle entretenait la confusion politique à l’heure où la droite casse les acquis sociaux, elle confortait le Front National qui surfait sur le rejet des partis politiques et de Gérard Dalongeville, elle nous conduisait tout droit à une triangulaire lourde de dangers. 

Devant le ferme refus du PCF et de ses alliés de gauche de s’engager dans une Alliance confusionniste, ouverte à la droite et soudée par la seule ambition de démolir le Maire sortant, Patrick Piret a changé son fusil d’épaule et ne cesse depuis lors de nous reprocher une trahison qui n’existe que dans son esprit.

Venant d'un homme qui n'est pas de gauche, la critique prête à sourire... Il est vrai que pendant la campagne, Patrick Piret s'était efforcé, sans succès de nous démontrer qu'il nous fallait nous affranchir de l'union de la gauche et abandonner le principe de la discipline républicaine entre partis de gauche pour adopter celui de l'alliance avec le Modem et l'UMP.
Patrick Piret, qui feint parfois de professer le plus grand respect pour le Parti Communiste et n'en a aucun pour moi a rencontré, à l'en croire, des "vrais" communistes qui n'auraient pas hésité une seconde à suivre ses préconisations. Je ne sais pas quels militants communistes Patrick Piret a bien pu fréquenter dans sa jeunesse, mais pour ma part, j'en connais peu qui soient de chauds partisans de l'alliance avec le Modem et l'UMP contre le PS...

Pour Patrick Piret, Marie-Noëlle Lienemann, Pierre Ferrari et moi-même sommes donc des traîtres. Notre simple présence sur une liste aux côtés de Gérard Dalongeville fait de nous des traîtres, complices d’un démagogue clientéliste, traîtres à la gauche et traîtres à nos partis. Quel réquisitoire…

Qu’importe que quotidiennement, je défende ma délégation et je soutienne les équipements culturels et les acteurs de la culture. Patrick Piret mesure mon action à l’aune de mon appartenance – quel crime ! – à la majorité.

Adepte du dénigrement systématique, Patrick Piret s’indigne lorsqu’on relève ses arguments de poujadiste contre les forces de gauche. Mais on ne compte plus les articles mesquins qu’il nous a consacrés à Pierre Ferrari et à moi-même.

En taxant la majorité municipale d’être un « clan », le Maire un populiste incompétent, ses adjoints des lâches et des complices, en quoi Patrick Piret fait-il avancer le débat citoyen ? Les électeurs préfèreront toujours l’original à la copie et sur ce créneau, Patrick Piret ne réussira qu’à gonfler les adhésions au FN.

Les habitants d’Hénin-Beaumont me connaissent. A qui fera-t-il croire qu’il y a une once de vérité derrière ses accusations grotesques et lassantes ?

Avec le SNES, j’ai participé à toutes les grèves, à toutes les manifestations. Je suis allé en tant qu’élu soutenir les salariés de STAF, j’ai manifesté avec les sans-papiers. Mais Patrick Piret n’a qu’un seul critère de jugement, une seule obsession et elle se nomme Gérard Dalongeville. Croyant que je souffre de la même maladie que lui, il ironise à longueur d’articles sur nos actions forcément destinées à cacher les turpitudes supposées de Gérard Dalongeville. Sur toutes les grandes questions, Patrick Piret, lui, a choisi l'inaction, comme beaucoup de ceux qui font dans le dénigrement systématique.
Désolé de le décevoir, mais Gérard Dalongeville n'occupe pas toutes mes pensées. Lorsque je me bats contre la casse des retraites ou contre la dérive atlantiste du pouvoir sarkozyste, je le fais par conviction.

A la lecture de ses articles pleins de fiel, on comprend que Patrick Piret nourrit une fierté démesurée de ne jamais parler d’autre chose que de Gérard Dalongeville et de notre supposée complicité. Drôle de fierté... Patrick Piret confond ses attaques personnelles haineuses et mesquines avec ce qu’il croit être de l’analyse locale.

Si Patrick Piret veut continuer ce petit jeu des attaques journalières sur son blog, grand bien lui fasse, mais les militants communistes ont autre chose à faire que de répondre aux élucubrations fantaisistes dont il abreuve ses lecteurs.
Au service de la population, les élus et les militants communistes sont là pour défendre le monde du travail, par l’action et dans la lutte, et pour mener la bataille idéologique contre la droite libérale et le patronat.

En réduisant la lutte politique locale à la question du soutien à Gérard Dalongeville, en combattant les partis de gauche et en dénigrant l'action militante, Patrick Piret a choisi son camp, celui du ressentiment, de la volonté de salir, du renoncement à faire de la politique et, in fine, de la capitulation devant toutes les injustices.
Par David NOËL - Publié dans : Politique héninoise - Communauté : les anti-capitalistes
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Vendredi 8 août 2008
L'affaire Djamel Mermat anime depuis plusieurs jours les blogs politiques d'Hénin-Beaumont. Tout a commencé à la fin du mois de juin avec un article de Grégoire Petit sur le Blog Territorial consacré à une communication de Djamel Mermat lors d'un colloque, le 6 juin dernier.

Chercheur en sciences politiques à l'université de Lille II, Djamel Mermat a notamment travaillé sur la mutation du Parti Communiste sous la direction de Michel Hastings. Plus récemment, il s'est intéressé au long parcours d'intégration des néo-frontistes de la Fédération FN Nord-Flandre. C'est donc a priori un universitaire sérieux et son regard sur la campagne municipale héninoise peut être d'un grand intérêt.

Durant la campagne municipale, Djamel Mermat s'est infiltré au sein de l'équipe de campagne de Steeve Briois et Marine Le Pen en se faisant passer pour un sympathisant frontiste, une démarche qui transforme le chercheur en acteur et permet l'observation sans filtre de l'objet politique étudié. A la lecture de la réponse de Steeve Briois, on devine que le leader frontiste est furieux de s'être laissé abuser. Sous la plume de Steeve Briois, Djamel Mermat devient un "déséquilibré" et un "mythomane".
L'affaire est à présent sous le coup d'une procédure judiciaire et par ailleurs, les protagonistes auraient accepté une rencontre en face-à-face sous la forme d'un podcast vidéo, qui devrait avoir lieu dans les prochaines semaines. On espère que cette rencontre apportera des réponses aux questions qui restent en suspens.

Au-delà de la méthode - et on peut comprendre à la fois la démarche du chercheur et la colère de Steeve Briois, même si rien n'excuse les propos injurieux qu'il tient contre le chercheur lillois - il reste que l'article de Djamel Mermat apporte quelques révélations troublantes, même si on reste sur sa faim.

On ne trouve rien par exemple, dans l'article de Djamel Mermat, sur la sociologie des adhérents du FN, rien sur leur parcours individuel, sur les raisons de leur engagement. Le programme frontiste n'est pas analysé. En résumé, on a le sentiment de lire un travail inachevé et on attend du chercheur lillois qu'il développe plus en détail ce qu'il n'a fait qu'esquisser dans son article.

Pour autant, l'article de Djamel Mermat apporte un certain nombre d'observations précieuses qui méritent d'être relevées.

Djamel Mermat pointe ainsi du doigt pages 3 et 4 les mensonges et le double discours permanent des dirigeants locaux du FN. Rassurants en public vis-à-vis des employés municipaux, les dirigeants locaux du FN auraient eu un tout autre discours en interne, ce que démentent les intéressés. 

Djamel Mermat revient aussi page 4 sur l'affaire de la braderie et de l'agression contre Marine Le Pen : "Marine Le Pen et son équipe ont créé un buzz [...] écrit le chercheur, en récupérant habilement l'irruption d'un imprévu de campagne. Les frontistes se sont mis en scène et ont fabriqué une trame dramatique pour lancer leur campagne."

Vrai chercheur et faux militant, Djamel Mermat explique page 12 qu'il faisait preuve d'un zèle accru afin de se faire accepter dans le groupe frontiste : "Sur le marché, nous étions personnellement les seuls à ne pas saluer les jeunes socialistes [...]. Notre attitude, feinte d'ignorance et de mépris, ne comportait aucun autre message."

A contrario, "nous étions prompts à faire du zèle par rapport à nos nouveaux coreligionnaires lorsqu'il s'agissait de saluer les membres de l'Alliance Républicaine. Ses représentants ayant annoncé se maintenir au second tour contre le maire en place s'ils parvenaient à réunir 10 %, ayant même rencontré Steeve Briois et Bruno Bilde début janvier, dans l'enceinte de la permanence frontiste dans le plus grand des secrets, nous soignions nos rapports avec eux, en nous montrant particulièrement avenants et prévenants. Alliés objectifs du FN, nous faisions preuve de zèle dans nos démonstrations à leur égard."

En l'absence d'autre preuve, cette révélation d'une rencontre secrète, formellement démentie par Daniel Duquenne et Georges Bouquillon comme par Steeve Briois, doit être prise avec des pincettes.
Certes, on se demande quel intérêt un chercheur lillois aurait à inventer une telle révélation. Mais Georges Bouquillon est un homme honnête et j'ai d'autant plus tendance à le croire que je ne vois pas pourquoi Steeve Briois et Bruno Bilde auraient confié ce genre de secret à un militant récent qui ne faisait pas partie du premier cercle des militants frontistes héninois.
Sur ce point, Djamel Mermat a pu être abusé et j'attends qu'il nous prouve ses dires avant d'accuser l'Alliance Républicaine de collusion avec le FN.

Il reste que la ligne éditoriale du blog de Steeve Briois et sa neutralité bienveillante envers l'Alliance Républicaine, qui n'avait pu échapper à personne, s'expliquent mieux. Steeve Briois et ses amis étaient convaincus que l'Alliance Républicaine, par ses critiques contre la municipalité sortante, ne pouvait que crédibiliser leur propre discours. Convaincus d'être en tête au soir du premier tour, Steeve Briois et Marine Le Pen misaient tout sur le maintien de l'Alliance Républicaine et une triangulaire et considéraient Daniel Duquenne et Georges Bouquillon comme des "alliés objectifs".
Tout le monde l'avait compris, mais c'est la première fois que cette stratégie est explicitée, par un observateur qui se trouvait aux premières loges de la campagne.

L'Alliance Républicaine porte néanmoins une part de responsabilité. Sans revenir sur les propos de Christine Coget concluant le débat télévisé par un "Tout sauf Dalongeville" révélateur, les thèmes de campagne de l'Alliance Républicaine - sécurité, antifiscalisme, dénonciation des appareils politiques - n'ont pu que conforter le Front National, au grand dam, d'ailleurs, d'une partie des militants de l'Alliance Républicaine.

Pour le reste, l'article de Djamel Mermat confirme ce que nous supposions déjà du rôle prééminent de Bruno Bilde comme directeur de campagne de Steeve Briois et Marine Le Pen. Le rôle crucial de Bruno Bilde était déjà apparu au grand jour en 2004 dans le film d'Edouard Mills-Affif, Au pays des gueules noires, la fabrique du Front National.

Djamel Mermat signale également page 16, comme un des éléments de la stratégie du FN, "l'usage expansif, ininterrompu, irrévocable et volontaire de l'outil internet, avec notamment la diffusion de rumeurs et de propos transgressifs sur les sites de leurs principaux adversaires : MJS, blog de Marie-Noëlle Lienemann, l'Alliance Républicaine..."
Les innombrables commentaires diffamatoires et injurieux qui inondaient le blog du MJS s'expliquent mieux... Il s'agissait bien d'une volonté politique délibérée de la part des dirigeants frontistes de diffuser de fausses rumeurs via des commentaires postés sur les blogs.

Au final, l'article de Djamel Mermat, s'il apporte certaines réponses, laisse au lecteur un goût d'inachevé et laisse de nombreuses questions en suspens. Ces questions, Djamel Mermat ne pouvait peut-être pas les aborder dans le cadre d'une communication pour un colloque, mais on espère qu'il les traitera dans un travail plus complet qui apportera de nouveaux éclairages sur cette campagne hors du commun que nous avons vécue en tant qu'acteurs et qui est maintenant devenue un objet d'études de science politique.
Par David NOËL - Publié dans : Politique héninoise - Communauté : Les antilibéraux
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Dimanche 27 janvier 2008
Les informations parues hier matin dans La Voix du Nord ont heurté de nombreux militants communistes. Avec les Verts et le PRG, le PCF a donc fait un point presse hier après-midi.
Voici le texte de ma déclaration :

"Au vu des dernières propositions qui nous ont été faites vendredi soir, le contrat que nous avions signé avec le PS n'est pas respecté par Gérard Dalongeville. Je suis choqué par cette attitude qui est un véritable affront pour notre parti.
En conséquence, l'accord d'union avec le PS est donc provisoirement suspendu et le PCF se réserve la possibilité de construire un rassemblement avec d'autres partenaires de gauche.
Les négociations se poursuivent et nous appelons le PS à faire respecter les accords signés. Nous nous réunirons lundi matin avec les dirigeants de la Fédération pour faire le point."
Par David NOËL - Publié dans : Politique héninoise
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Dimanche 20 janvier 2008
undefined Les partis de gauche organisaient une conférence de presse hier après-midi, au local du Parti Socialiste, rue Elie Gruyelle. 

Marie-Noëlle Lienemann représentait le PS, Pierre Ferrari le MJS, Eric Mouton le PRG et moi-même le PCF. Pour le MRC, c'est Jean-Marie Alexandre, secrétaire fédéral et maire de Souchez, qui avait fait le déplacement pour soutenir la démarche de rassemblement des forces de gauche héninoise. Absents hier pour cause de Conseil National, les Verts participeront eux aussi au rassemblement de la gauche comme Régine Calzia nous l'a confirmé.

Marie-Noëlle Lienemann a répondu aux questions de France 3, d'I-télé, de La Voix du Nord et de l'AFP. La première des socialistes a appelé Gérard Dalongeville à rejoindre un rassemblement ambitieux, tourné vers l'avenir, afin de présenter un nouveau contrat d'avenir aux habitants de notre ville.
Absent hier, le Maire d'Hénin-Beaumont devrait donner sa réponse en début de semaine prochaine.

Equilibrée, la nouvelle équipe que nous présenterons placera son action sous le signe de la transparence et de la démocratie locale.

Pour Marie-Noëlle Lienemann - et c'est bien l'esprit du contrat que nous avons conclu avec elle - la gauche rassemblée doit être portée par des partis actifs, respectés et fiers de leurs valeurs qui continueront de travailler ensemble au-delà des élections municipales de mars pour lutter contre la droite et incarner un nouvel espoir.

Jean-Marie Alexandre est allé plus loin en évoquant la perspective d'un grand parti unique de la gauche qui serait le pendant de l'UMP. Inutile de le préciser, je suis tout à fait hostile à un tel scénario !

Il reste qu'hier, une étape importante a été franchie. La gauche d'Hénin-Beaumont est désormais rassemblée. Ce rassemblement tant attendu par les Héninois est en marche et rien ne l'arrêtera !
Par David NOËL - Publié dans : Politique héninoise - Communauté : Les antilibéraux
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