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Jeudi 24 juillet 2008
Mercredi 16 juillet s'est tenu le dépouillement des bulletins de vote pour les élections des représentants étudiants au CNESER (Conseil National de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche). Le CNESER est l'organe représentatif de la communauté universitaire. Ses compétences touchent à tout ce qui concerne l'élaboration, la conservation et la transmission du savoir en France. Il est présidé par le ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Le CNESER est composé de 60 membres parmi lesquels se trouvent 11 représentants des étudiants, élus au suffrage indirect par les élus étudiants en conseils centraux (CA, CEVU, CS) de toutes les universités et grandes écoles de France. Le renouvellement de ce collège étudiant se fait tous les deux ans à la proportionnelle à la plus forte moyenne.

L'UNEF conforte sa place de première organisation étudiante de France avec 38,2 % des suffrages et 5 élus (774 voix), la FAGE, en recul, obtient 19,5 % des voix et perd un élu (394 voix, 2 élus), l'UNI obtient 13,1 % et gagne un élu (265 voix, 2 élus), la Confédération Etudiante 12,2 % et 1 élu (247 voix) et PDE 10,5 % et 1 élu (212 voix).

Avec 6,5 % et 131 voix, la liste SUD-Etudiant / FSE n'emporte donc pas de siège à seulement 5 voix. C'est d'autant plus dommage que la tête de liste et le second suppléant sont des camarades de fac et de vrais militants qui sont de toutes les manifestations et que je revois régulièrement sur Lille.

SUD Etudiant et la FSE ont immédiatement réagi à ces résultats par un communiqué demandant l'annulation d'un scrutin visiblement entâché de plusieurs cas de fraudes.

Il faut rappeler que ces élections se font par correspondance : le matériel de vote n'est pas envoyé par des moyens sécurisés par le ministère (ni même en recommandé). Au cours de la campagne, plusieurs élu-e-s sur les listes SUD étudiant ou FSE ont vu leurs boîtes aux lettres fracturées, et beaucoup d'autres n'ont tout simplement pas reçu leur matériel de vote (devant ainsi solliciter un nouvel envoi auprès du ministère que nos élu-e-s n'ont jamais reçu).

D'autre part, lors du dépouillement (dont les résultats sont donnés université par université), il semblerait que de nombreux bulletins des élu-e-s SUD ou FSE ne soient pas arrivés jusqu'au ministère, alors qu'ils avaient été envoyés à temps.

Lors de la période de campagne, plusieurs cas de boîtes aux lettres fracturées d’élu-e-s SUD ou FSE avaient été recensés et plusieurs élu-e-s avaient été contraints de solliciter l’envoi d’un deuxième matériel de vote (pour cause de non-réception du premier). Lors du dépouillement, on a ainsi pu constater que l’on avait parfois les deux bulletins des élu-e-s concernés sur les tables du dépouillement. Dans ces cas de doublons, les bulletins ont été conservés par le ministère, et seul ce ministère et la justice peuvent y avoir accès. Mais les fraudes ne s’arrêtent pas à ces cas.

Dans plusieurs universités, les élus SUD Etudiant et FSE ont découvert que tous les bulletins envoyés n’avaient pas été comptabilisés lors du dépouillement : s’agit-il d’une interception postale lors de l’envoi ? S’agit-il d’une interception lors de l’arrivée des bulletins au ministère ? Nous ne pouvons, en l’état actuel des choses, le savoir de manière exacte.

Enfin, le troisième cas de figure est le plus frappant. Dans certaines universités, des élu-e-s n’ont pas été en mesure de voter, et ont donc conservé leur matériel de vote intact. Or, leur vote a été comptabilisé lors du dépouillement. Il s’agit donc ici non seulement d’une usurpation d’identité, mais aussi d’un usage de faux puisque cela suppose que les auteurs des faits aient été en mesure d’éditer le matériel de vote.

De fait, des organisations présentes au CNESER ont reconnu que le scrutin était entaché de fraudes.

Reste à souligner un fait important : la liste du syndicalisme étudiant de lutte SUD / FSE a su rassembler au-delà des villes où SUD Etudiant et la FSE sont implantés. Alors que l'UNEF perd 3 % des voix, passant 41,8 % des suffrages à 38,2 %, la liste SUD / FSE gagne 3 points et passe de 3,5 % à 6,5 %. Avec 131 voix contre 68 en 2006, la liste SUD / FSE double quasiment son nombre de voix. C'est la preuve de la force croissante du syndicalisme de lutte, engagé contre la loi LRU, et du courant de sympathie qui l'accompagne et doit continuer de croître de manière unitaire.
 
SUD Etudiant et la FSE ont annoncé qu'ils présenteront un recours rapide au ministère (garant légal de la bonne tenue du scrutin) pour demander l'annulation de ces élections du fait de la non-sincérité du scrutin.

Un refus de réponse de la part du ministère serait une nouvelle marque de discrédit sur ce scrutin : nous attendons donc que la Ministre prenne ses responsabilités en annulant ces élections au plus vite, et en sollicitant d’elle même la justice pour que la lumière soit faite sur les responsables de ces agissements.
par David NOËL publié dans : Vie étudiante communauté : les anti-capitalistes
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Mercredi 5 décembre 2007
Coudry-Julliard.jpg Bruno Julliard vient de démissionner de la présidence de l'UNEF pour "raisons personnelles". En fait, l'ancien président du syndicat étudiant devrait figurer sur les listes de Bertrand Delanoë aux élections municipales de mars prochain.

Il n'y a bien entendu rien de choquant à ce qu'un syndicaliste s'engage en politique, mais l'annonce de la démission de Bruno Julliard sonne comme une mauvaise farce.

D'abord parce que l'ancien président de l'UNEF a cédé, durant le conflit contre le CPE, aux sirènes des plateaux de télévision, jouant le jeu de la médiatisation avec Julie Coudry, la présidente de la Confédération Etudiante.

A la starification des responsables syndicaux étudiants à l'oeuvre au printemps 2006 s'opposent les critiques antilibérales d'étudiants radicaux nourris des analyses d'Acrimed et du Plan B.
Dans les AG de 2006 comme dans celles de cet automne, les étudiants en lutte ont refusé la personnalisation des luttes collectives, en mandatant plusieurs porte-paroles, en imposant la rotation des mandats.

Dans le numéro de mai-juin 2006, nos amis du Plan B analysaient les deux logiques concurrentes des syndicats étudiants représentatifs et des coordinations étudiantes :

"Deux logiques s'opposaient donc : celle, radicale, des coordinations étudiantes, soucieuses, pour ne pas personnaliser une lutte collective, de ne pas propulser des porte-parole dans les médias ; et celle, contestée par la base, des organisations étudiantes représentées par des « vedettes » d'autant plus appréciées des journalistes qu'elles acceptaient toutes les mises en scène.
Lauréate de la CPE-académie : Julie Coudry. La porte-parole de la Confédération étudiante (émanation de la CFDT) surclassa ses concurrents grâce à une trouvaille de marketing, une casquette en velours qu'elle refusait d'ôter même sous la canicule des projecteurs.
La personnalisation ouvre la voie à la récupération. Elle permet aux médias de transformer une contestation en comédie, avec ses héros dépolitisés, ses intrigues, ses jeunes premiers et ses cocus. « On va recevoir un étudiant qui en l'espace de deux mois est devenu une véritable coqueluche des médias », aboie Marc-Olivier Fogiel en accueillant le président de l'UNEF, Bruno Julliard. Sitôt que ce dernier esquisse un raisonnement politique, l'animateur exige qu'il dévoile « la part de perso qui se joue là-dedans ».
"

Bruno Julliard a joué le jeu des médias, pour le meilleur et pour le pire, obtenant au passage une légitimité médiatique en plus de la légitimité institutionnelle de l'UNEF. Rien d'étonnant à ce qu'il soit insulté par les lecteurs du Figaro qui le traitent d'apparatchik. En acceptant la personnalisation d'une lutte collective, Bruno Julliard a transformé son combat de responsable syndical en aventure individuelle.

Erigé en icône du mouvement étudiant et fort de sa légitimité médiatique, le président de l'UNEF a participé aux négociations, début juillet, sur la loi LRU et a obtenu un certain nombre de concessions.

L'UNEF est évidemment hostile à la loi LRU et à ce qui ressemble fort à une privatisation programmée des universités, mais comment traduire cette hostilité en actes, quand le président du premier syndicat étudiant se retrouve sous les feux des projecteurs à débattre avec tout ce que les plateaux de télévision comptent d'"experts" à la Jacques Marseille et consorts ?

Au fond, Bruno Julliard s'est laissé piéger par la respectabilité conférée par sa notoriété acquise lors du combat contre le CPE et c'est ce qui explique les atermoiements de l'UNEF, qui pendant tout le mouvement étudiant, s'est refusée à exiger l'abrogation de la loi LRU.

L'annonce de la démission de Bruno Julliard n'est qu'un nouvel épisode d'une capitulation en rase campagne qui s'est en réalité jouée bien avant, dès lors que le président de l'UNEF, dès 2006, avait délaissé les AG pour les lambris des palais de la République et les flashs des projecteurs.

Alors que le mouvement étudiant s'effiloche, c'est désormais la crédibilité de l'UNEF comme syndicat ancré dans les luttes qui est en question et il y a fort à parier que les étudiants les plus radicaux se tourneront de plus en plus vers SUD Etudiant, très actif durant tout le mouvement. 

Mais Bruno Julliard s'en moque et ne rendra pas de compte, Bertrand Delanoë lui a promis un poste d'adjoint...
par David NOËL publié dans : Vie étudiante communauté : Les antilibéraux
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Mercredi 7 novembre 2007
La mobilisation s'amplifie contre la loi LRU. Votée au coeur de l'été, la loi Pécresse dite LRU (Libertés et Responsabilités des Universités) organise l'autonomie des universités. En clair, les universités pourront désormais solliciter des fonds privés en provenance des entreprises. C'est la porte ouverte à toute les dérives, d'autant plus que les représentants étudiants seront moins nombreux, dans un conseil d'adminisatration réduit et ouvert aux personnalités extérieures (notamment les patrons...).

A contrario, les présidents d'universités verront leurs pouvoirs renforcés. Ils disposeront d'un droit de veto sur les affectations de personnel enseignant et non-enseignant. En guise d'autonomie, c'est en fait une véritable présidentialisation des universités qui s'amorce.

A terme, c'est aussi la hausse des frais d'inscription qui se profile. Pour les libéraux, l'Etat n'a pas à financer les études supérieures qui doivent être sélectives et à la charge des étudiants. Les libéraux appellent aussi de leurs voeux des formations universitaires beaucoup plus professionalisantes et pensées en partenariat avec le monde de l'entreprise.

C'est toute cette philosophie qu'on retrouve dans la loi Pécresse, première étape d'une privatisation des universités. Face à cette attaque contre les droits des étudiants, la riposte doit être déterminée.
Depuis la rentrée, les syndicats étudiants (UNEF, SUD Etudiant, FSE, CNT) tiennent des tables, distribuent des tracts et informent les étudiants des dangers de la loi LRU. Les jeunes communistes sont partie prenante du mouvement étudiant.

Depuis plusieurs jours, la mobilisation s'est amplifiée avec la tenue d'Assemblées Générales dans les universités de Paris I Tolbiac, de Rouen (un millier de personnes en AG), d'Aix-Marseille (700 étudiants mobilisés) et de Toulouse Le Mirail (800 participants). La semaine dernière, une dizaine d'universités étaient touchées par le mouvement de contestation.

Cette semaine, c'est une trentaine d'universités qui sont touchées. La mobilisation étudiante contre la loi LRU s'organise aussi dans les universités de la région avec 300 étudiants en AG à Lille III et 500 manifestants dans les rues de Lille le 23 octobre dernier.

Hier après-midi, un millier d'étudiants étaient présents en AG et ont voté, après un débat, le blocage immédiat du site de Lille III.
L'université de Lille III sera bloquée jusqu'au 12 novembre : ce blocage sera sélectif et laissera l'accès aux locaux de l'université aux personnels administratifs et enseignants, aux usagers de la crèche et du Kino, aux étudiants préparant les concours nationaux, aux étudiants en master 2 professionnel, aux étudiants du DEFI. La bibliothèque universitaire centrale fonctionnera normalement. L'accès à la brasserie demeurera ouvert. Les travaux du bâtiment A suivront leur cours.
L'assemblée générale a décidé la tenue d'une consultation de tous les étudiants, organisée avec l'administration de l'université, sur présentation de la carte d'étudiant lundi 12 novembre.
Parallèlement, une Assemblée Générale est programmée ce mercredi à Lille I à 12h30 et à Arras à 14h. Une manifestation aura lieu demain, à Lille, Porte de Paris à 14h30.

La section communiste d'Hénin-Beaumont appelle ses adhérents et sympathisants concernés à participer aux assemblées générales et aux manifestations.

Le mouvement étudiant doit se poursuivre et converger avec la lutte des cheminots qui seront en grève reconductible à partir du 13 novembre et avec les fonctionnaires qui appellent à la grève le 20.

Tous ensemble, étudiants, cheminots, fonctionnaires, la victoire est possible !

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Durant toute la durée du mouvement, le site Indymedia Lille vous informera avec des compte-rendus des AG et de nombreux tracts en ligne. Vous pouvez également consulter le blog de l'UNEF Artois et le site internet de SUD Etudiant Lille.
par David NOËL publié dans : Vie étudiante
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Jeudi 12 juillet 2007
ouvrier-specialise.jpg L’Union des étudiants communistes dénonce une nouvelle fois le projet de loi relatif aux libertés des universités. Les modifications de ces derniers jours ne changent en rien une logique globale dangereuse qui vise la confiscation et la marchandisation des savoirs et cela, nous ne pouvons l’accepter.

Le texte du projet est irrecevable sur trois points précis :
- La présidentialisation de la gouvernance des universités, avec un CA restreint, un président tout puissant, un CS et un CEVU relégués au rang d’instances consultatives.
- La casse du statut d’enseignant-chercheur, avec le droit de veto du président sur les affectations des personnels et la possibilité qu’il obtient de recruter des contractuels.
- Les attaques sur le service public, avec un système de pré-inscription qui pourrait mener à la sélection à l’entrée de l’université.

Nous réaffirmons la nécessité d’une véritable concertation pour clarifier avant tout la finalité et les missions de l’enseignement supérieur et cela doit faire l’objet du plus large débat. Pour l’UEC, il s’agit de construire un service public démocratisé visant notamment la formation à la citoyenneté, le partage et l’appropriation par tous des savoirs, la sécurisation des parcours, donnant à chaque étudiant les moyens de réussir ses études.

Nous estimons que les mesures du projet gouvernemental ne peuvent aboutir qu’a la casse du service public d’enseignement supérieur. L’autonomie financière donnée aux établissements, c’est à dire le transfert de la gestion de l’ensemble de leurs ressources aux universités et la possibilité d’un financement privé de grande ampleur, laisse craindre une privatisation du supérieur et l’instauration d’un système à deux vitesses. Il est ainsi probable qu’une des graves conséquences de l’application de ce projet soit, à moyen terme, l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiants.

L’Union des étudiants communistes demande à nouveau le retrait de ce projet de loi et l’organisation d’assises de l’enseignement supérieur et de la recherche pour répondre aux enjeux de notre époque. Nous participerons à toutes les initiatives allant dans ce sens.
par UEC publié dans : Vie étudiante communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Dimanche 25 mars 2007
Marie-George Buffet était invitée vendredi à s'exprimer devant un millier de délégués rassemblés à Lille Grand Palais pour le 80ème congrès de l'UNEF.

Le premier syndicat étudiant a 100 ans.

Dans la région, l'UNEF est présente à Valenciennes, Arras et dans la métropole lilloise et revendique 960 adhérents.

Les autres syndicats étudiants sont plus petits : la Confédération Etudiante déclare 350 adhérents et SUD Etudiant, présent sur Lille et Arras, 40.

Marie-George Buffet a été chaleureusement applaudie par les militants de l'UNEF qui l'ont accueillie en chantant L'Internationale.

Le Parti communiste soutient la position de l'UNEF sur l'allocation d'autonomie. Il n'est pas admissible que des milliers d'étudiants issues des classes moyennes inférieures soient exclus du système de bourses et obligés de se salarier pour financer leurs études alors que le taux d'échec à l'université est supérieur de 40 % pour les étudiants qui travaillent par rapport à ceux qui ne travaillent pas.

L'UNEF propose depuis longtemps la refonte du système de bourses et la création d'une allocation d'autonomie pour les jeunes de 18 à 25 ans.
Pour Marie-George Buffet, il faut aller vers la création d’une allocation de formation individualisée de 900 €, mais également d’une carte santé jeunes et garantir la gratuité des études supérieures que la droite veut remettre en cause.

« La dépense par étudiant passera de 8 000 à 13 000 € », a-t-elle annoncé, avant de se prononcer pour le recrutement massif d’étudiants chercheurs.

Les propositions de Marie-George Buffet ont été bien applaudies par les militants de l'UNEF, qui devaient recevoir également Olivier Besancenot, Dominique Voynet et Ségolène Royal.
par David NOËL publié dans : Vie étudiante
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