Samedi 30 août 2008
En cette période d’inscription des nouveaux étudiants à
l’université, l’UNEF, première organisation étudiante, publie son classement 2008 des universités hors la
loi.Après trois années de campagne contre les pratiques illégales des universités en matière de droits d’inscription, l’UNEF avait obtenu à la rentrée universitaire 2007 la suppression des frais d’inscriptions illégaux et le remboursement des étudiants dans 64 établissements suite à une intervention de Valérie Pécresse.
Or, un an après, de nombreuses universités continuent à faire payer les étudiants plus qu’ils ne le devraient, selon l’étude du syndicat : 35 universités soit 40% d’entre elles se retrouvent cette année encore hors la loi en imposant aux étudiants le paiement de frais supplémentaires à ceux fixés nationalement et s’exposent à des recours contentieux devant les tribunaux administratifs selon l’étude national que le syndicat vient de publier.
Celles-ci réclament, en toute illégalité, des « frais complémentaires » en plus des droits de scolarité nationaux fixés par le ministère de l’enseignement supérieur ne correspondant à aucune disposition pédagogique particulière ou clairement identifiée, mais qui peuvent s’élever à plusieurs centaines ou plusieurs milliers d’euros selon les cas.
Six universités se détachent du lot en demandant des droits complémentaires dépassant mille euros (Aix Marseille 3 : 16 000 €, Reims : 9 600 € ; Lyon 3 : 7500 € ; Amiens : 6 021 € ; Chambéry : 2 000 € ; Grenoble 2 : 1 749,03 €). Ces dérives donnent lieu à une sélection sociale accrue à l’entrée de certains diplômes et s’opposent au principe de l’égalité des chances.
Les universités justifient ces frais par leurs difficultés financières et par la participation de l’étudiant aux services liés à la vie estudiantine. « Payer un droit complémentaire pour la culture, la vie étudiante, ou la bibliothèque revient donc à payer deux fois le même service » a expliqué Elise Bertrand, étudiante à la faculté des lettres à Nice au journal "Le Patriote".
Cette pratique abusive aggrave la précarité étudiante, dans un contexte où les frais nationaux ont augmentés de 4,3 % en moyenne sur tous les cycles, que l’inflation est de 3,3 % alors que les aides pour les étudiants ne sont revalorisées que de 2,5 %. En résultent une baisse du pouvoir d’achat des étudiants et une dégradation de leur situation sociale.
Contre la précarité étudiante, la section d'Hénin-Beaumont du PCF met à votre disposition la lettre type de demande de remboursement des frais d'inscription illégaux proposée par l'UNEF.
Par David NOËL
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Publié dans : Vie étudiante
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Communauté : Les antilibéraux
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Mercredi 16 juillet s'est tenu le dépouillement des bulletins de
vote pour les élections des représentants étudiants au CNESER (Conseil National de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche). Le CNESER est l'organe représentatif de la communauté
universitaire. Ses compétences touchent à tout ce qui concerne l'élaboration, la conservation et la transmission du savoir en France. Il est présidé par le ministre de l'Enseignement Supérieur et
de la Recherche
Bruno Julliard vient de démissionner de la présidence de l'UNEF pour "raisons personnelles". En fait, l'ancien président du syndicat étudiant devrait figurer sur les listes
de Bertrand Delanoë aux élections municipales de mars prochain.
La mobilisation s'amplifie contre la loi LRU. Votée au coeur de l'été, la loi
Pécresse dite LRU (Libertés et Responsabilités des Universités) organise l'autonomie des universités. En clair, les universités pourront désormais solliciter des fonds privés en provenance des
entreprises. C'est la porte ouverte à toute les dérives, d'autant plus que les représentants étudiants seront moins nombreux, dans un conseil d'adminisatration réduit et ouvert aux personnalités
extérieures (notamment les patrons...).
L’Union des étudiants communistes
dénonce une nouvelle fois le projet de loi relatif aux libertés des universités. Les modifications de ces derniers jours ne changent en rien une logique globale dangereuse qui vise la
confiscation et la marchandisation des savoirs et cela, nous ne pouvons l’accepter.
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