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Le blog de la section d'Hénin-Beaumont
Dans une contribution sur l'enseignement
supérieur et la recherche pour la présidentielle, la fondation Terra Nova, propose d'augmenter les droits d'inscription à l'université : "un triplement des droits d'inscription en licence et
un quadruplement en master et en doctorat sur cinq ans".
Décidément, la fondation autrefois progressiste, n'en fini plus de céder aux sirènes ultra-libérales. Elle continue de marquer des buts contre son camps, celui du progrès et de la justice
sociale. Après avoir proposé à la gauche dans une note précédente d'abandonner les classes populaire, voilà maintenant qu'elle suggère que les étudiants payent plus chère leur études. Les
syndicats étudiants qui se battent depuis des dizaines d'années pour lutter contre les hausses des droits d'inscriptions apprécieront !
Je propose à Terra Nova de choisir : soit elle arrête de copier par dessus les épaules de ses collègues des « think tank » UMP, soit elle cesse de se réclamer de la gauche. Pour info, être de
gauche c'est se battre pour l'accès au savoir pour tous et cela passe par la gratuité des études.
Olivier Dartigolles
Porte-parole du PCF
Pour la septième année consécutive, l’UNEF publie sa septième
enquête annuelle sur le pouvoir d’achat des étudiants. Les étudiants n’ont pas eu à attendre les annonces du gouvernement pour subir la rigueur.
Le coût de la vie étudiante augmente de 4,1 % pour l’année 2011-2012
En 2011-2012, le coût de la vie étudiante augmente de 4,1 % soit deux fois plus vite que l’inflation (2,1 % selon l’INSEE). Cette hausse est tirée vers le haut par la flambée des loyers à
l’emménagement (+8,9 % à Paris et +1,9 % en région) et l’absence de revalorisation réelle des aides au logement (APL/ALS). De plus, l’indice de l’augmentation du coût de la vie est fortement
impacté par l’augmentation importante des frais décidés par le gouvernement. Les dépenses obligatoires tel que les frais d’inscriptions, le montant de la cotisation à la sécurité sociale et le
prix du ticket RU augmentent de 4,4 %. Par ses choix politiques, le gouvernement est responsable de la paupérisation du milieu étudiant.
Une politique sociale en situation d’échec
Le gouvernement est plus timide quand il s’agit d’augmenter les aides que pour rehausser les frais obligatoires. Si le dossier des aides sociales directes a connu une amélioration significative
(6ème échelon de bourse, 10ème mois de bourse), ces avancées sont aujourd’hui remises en cause par la frilosité du gouvernement à financer la totalité du dixième mois de bourse.
Le refus du gouvernement de ne pas vouloir apporter des réponses concernant les autres problématiques étudiantes (insuffisance des aides au logement, frais obligatoires) a entrainé une
dégradation continue du pouvoir d’achat depuis 5 ans. Ainsi, depuis 2006, les dépenses obligatoires ont augmenté de 33,2 % tandis que les aides sociales n’ont augmenté que de 13 %.
8 étudiants sur 10 n’ont pas été concernés par les dernières mesures du gouvernement. En effet la grande majorité ne bénéficie pas des bourses, mais rencontre de grandes difficultés à financer
ses études. Un foyer dont les revenus s’approchent du salaire médian selon l’INSEE, devra dépenser dans certains cas près d’un tiers de son budget pour financer les études de son enfant. Les
étudiants n’ont alors d’autre choix que de trouver un travail alimentaire au détriment de leurs études.
Un reflux historique de la démocratisation
Les conséquences de cette politique ne sont pas minces. Depuis 2006, la part des étudiants, dans l’enseignement supérieur, issus des foyers les plus modestes, a baissé de 9,1 points. La
possibilité de faire des études et de les réussir dépend lourdement de son origine sociale. Le modèle républicain de l’ascenseur social ne fonctionne plus, pire il pousse les jeunes issus des
familles moyennes et modestes à déserter les formations du supérieur. Cette situation est non seulement insupportable socialement mais aussi irresponsable économiquement à l’heure où la France
manque de diplômé.
L’UNEF revendique des mesures d’urgences
Cette situation historique est un signal d’alarme grave que le gouvernement doit entendre. Alors que s’exprime des réticences à verser un dixième mois de bourse pourtant promis par le chef de
l’Etat, il est urgent de changer de cap politique. Les étudiants attendent des annonces de la part du nouveau ministre de l’enseignement, Laurent Wauquiez, pour la garantie d’un dixième mois de
bourse plein au mois de septembre.
De plus, la situation particulièrement difficile pour les étudiants et leur famille doit donner lieu à un gel exceptionnel des frais obligatoires (chiffré à 90 millions d’euros) ainsi qu’à une
revalorisation de 20% des aides au logement.
Le 12 juillet, le ministère de l’Enseignement
supérieur et de la Recherche a fait adopter par le CNESER l’arrêté servant de base à sa réforme de la licence, à une courte majorité de 26 voix pour, 20 contre et 14 abstentions. La
quasi-totalité des syndicats et associations de personnels des universités ont boycotté les débats du CNESER pour manifester leur opposition à un passage en force sur la licence. Les
organisations étudiantes présentes au CNESER ont voté pour, prouvant une fois de plus qu’elles n’ont de "représentatives" que le nom. En effet, la réforme de la licence représente un danger
majeur pour les étudiant-e-s comme pour les personnels et depuis plusieurs mois les étudiant-e-s s’organisent pour se mobiliser dès la rentrée contre cette réforme, à l’appel notamment des
syndicats étudiants de lutte dont SUD-Étudiant.
Certes, l’arrêté dans sa version finale corrige un certain nombre de dérives présentes dans le texte initial proposé par le ministère. Il réaffirme finalement la valeur du grade de licence,
supprime la référence à des parcours diversifiés, garantit la compensation annuelle des notes. Pour autant, ce texte est tout sauf une victoire.
La fédération SUD-Etudiant dénonce l’augmentation du volume horaire, la généralisation du contrôle continu, la « professionnalisation » à courte vue, et l’absence d’avancée sur le cadrage
national des diplômes. L’augmentation du volume horaire et le contrôle continu systématique se feront au détriment des étudiant-e-s obligé-e-s de se salarier pour financer leurs études. Et, sans
embauche de personnels titulaires dans les universités, ces mesures signifient l’augmentation du nombre d’étudiant-e-s en TD, des fermetures de fillières...
Le développement de la "professionnalisation" substituera à des formations disciplinaires, approfondies et qualifiantes un vernis "corporate" pour les futur-e-s salarié-e-s. La généralisation des
stages pas ou sous payés en licence et facteurs d’inégalités, ne garantit pas aux étudiant-es de trouver du travail à la sortie de l’université, dans une économie qui ne crée pas d’emplois.
Enfin, les maquettes des diplômes ne sont plus élaborées nationalement depuis 2002, mais proposées par les établissements, mettant les étudiant-e-s de différentes universités en situation
d’inégalité et de concurrence : le nouvel arrêté n’apporte aucune amélioration sur ce point.
Cette « Nouvelle Licence » sera l’occasion pour le gouvernement de faire de nouvelles économies sur le dos des étudiant-es et des personnels. La fédération Sud Etudiant dénonce les fermetures de
filières et l’aggravation des conditions d’étude et de travail dans les universités qui en découleront. En conséquence, la fédération SUD-Étudiant s’oppose à cette nouvelle licence qui aggravera
la sélection sociale à l’université, en éjectera les étudiant-e-s salarié-e-s, et détruira nos diplômes. Elle appelle à une mobilisation d’ampleur des étudiant-e-s et des personnels pour faire
reculer le ministère.
Laurent Wauquiez, ministre de l’enseignement supérieur, a évoqué sur
France Inter ce matin la possibilité que le dixième mois de bourse promis aux étudiants par le chef de l’Etat ne soit pas versé dès la rentrée. Alors que l’UNEF interpelle le gouvernement depuis
5 ans sur les conséquences financières de l’allongement de l’année universitaire pour les étudiants, les 80 millions d’euros nécessaires au financement d’une mensualité de bourse supplémentaire
ne sont toujours pas garantis. En pleine période de crise et après l’annonce de l’augmentation de l’ensemble des frais obligatoires pour les étudiants, l’UNEF met fermement en garde le
gouvernement contre toute tentative de jouer avec le feu.
Le dixième mois de bourse encore en arbitrage ?
Promis en 2009 par Nicolas Sarkozy la mise en place d’un dixième mois de bourse semble encore poser des problèmes au gouvernement. En particulier les 80 millions d’euros encore nécessaires pour
garantir un versement dès le mois de septembre 2011 sont toujours absent du budget des aides sociales. L’incertitude a été confirmée ce matin par le nouveau ministre de l’enseignement supérieur,
Laurent Wauquiez, en déclarant qu’il fallait d’abord « être sûr que [le gouvernement] est capable de le faire ».
Une promesse sans cesse remise en cause
Ce n’est pas la première fois que le gouvernement tente de revenir sur la promesse du chef de l’Etat. Déjà Valérie Pécresse avait-elle traîné des pieds l’année dernière avant de finalement
s’engager à son tour le 26 août 2010. Le flou encore entretenu à ce jour est par ailleurs d’autant plus incompréhensibles que c’est désormais Valérie Pécresse elle-même, en tant que ministre du
budget, à qui revient la décision de débloquer les crédits nécessaires. L’UNEF déplore que le gouvernement exprime tant de difficultés à donner suite à un engagement formel répondant aux besoins
de 500 000 étudiants boursiers laissés sans ressources à la rentrée.
Le gouvernement joue avec le feu
A un mois de la rentrée, à l’heure où les étudiants boursiers comptent leur budget pour l’année prochaine, toute remise en cause du dixième mois de bourse serait vécu comme un affront assumé
contre les étudiants issus de milieux les plus modestes.
L’UNEF met donc fermement en garde le gouvernement contre toute tentative de contourner ses engagements. L’UNEF fera du versement d’un dixième mois de bourse plein dès le mois de septembre une
priorité pour la rentrée et exige du gouvernement qu’il clarifie au plus vite sa position.
Le fonctionnement du cycle de licence est fixé nationalement par un
arrêté. En 2002, lors du passage au système LMD (licence, master, doctorat), l’arrêté qui réglemente la licence a fortement diminué les contraintes nationales s’imposant aux établissements, ne
garantissant plus aux étudiants de licence ni un même contenu ni un même intitulé sur tout le territoire, ni les mêmes modalités d’examen d’une université à l’autre. Depuis 2002, chaque
université décide elle-même de ses modalités d’examens et de nombreux établissement ont décidé de supprimer les rattrapages, la compensation annuelle des notes (moyenne des notes entre le
semestre 1 et le semestre 2) ou de mettre en place des notes éliminatoires.
Dans leur course à l’excellence, de nombreux établissements utilisaient en effet les modalités d’examen comme un moyen de sélectionner les étudiants, croyant faire la démonstration que le diplôme
qu’ils délivrent est de qualité parce que peu d’étudiants l’obtiennent. En augmentant artificiellement le nombre d’échecs en premier cycle par des examens façonnés pour trier sur le volet les
étudiants, ces pratiques de nombreux établissements allaient à l’encontre des objectifs fixés par la ministre elle-même d’amener 50% d’une classe d’âge au niveau Licence.
Après de nombreuses batailles locales et nationales, l’UNEF est parvenue à pointer la responsabilité de telles pratiques pédagogiques dans l’échec des étudiants en licence et a obtenu une
modification de la réglementation nationale de la Licence. La réécriture de l’arrêté Licence obtenue par l’UNEF et l’ensemble des étudiants garantit nationalement de nombreux droits aux étudiants
quant aux modalités d’examen et va par conséquent nous permettre de supprimer l’ensemble des pratiques anti-pédagogiques mises en place par les universités pour sélectionner les étudiants.
L’UNEF obtient de nouveaux droits pour les étudiants. Le nouvel arrêté Licence garantit :
• L’obligation d’organiser une seconde session d’examens dans toutes les universités !
Beaucoup d’établissements utilisaient le passage au contrôle continu intégral pour supprimer la seconde session empêchant ainsi les étudiants d’avoir une deuxième chance aux examens.
• L’obligation d’organiser une compensation annuelle des notes !
Si tu as 8 au premier semestre et 12 au deuxième semestre, les deux semestres se compensent avec une moyenne annuelle de 10, ce qui permet de valider les deux semestres et d’évaluer le niveau de
l’étudiant sur l’ensemble de l’année universitaire.
• L’interdiction des notes éliminatoires !
Afin de contourner l’obligation de compensation semestrielle, beaucoup d’universités mettaient des notes éliminatoires, interdisant aux étudiants, quelque soit leur moyenne, de valider leur
semestre si il avait moins d’une certaine moyenne à une de leur unité d’enseignement.
• L’augmentation du volume horaire
D’une filière à l’autre, le nombre d’heures de cours est très différent ce qui conduit à des semaines de 12 heures de cours dans certaines filières. L’UNEF a obtenue un seuil minimal de 1500
heures pour l’ensemble de la licence permettant d’augmenter le nombre d’heures de cours par semaine dans certaines filières et ainsi de réduire un des principaux facteurs d’échec en Licence
qu’est le manque d’encadrement.
Toutes ces nouvelles mesures sont une victoire importante pour les étudiants et l’UNEF veillera à leur application immédiate dans les universités dès la rentrée prochaine. Cependant, ces mesures
règlementaires ne garantissent pas une égalité complète des étudiants puisqu’aucun élément de réglementation nationale sur le contenu et les intitulés des formations n’a évolué. De plus, l’UNEF
déplore qu’aucun moyen supplémentaire, humain ou financier, n’accompagne la nouvelle licence alors que l’amélioration de l’encadrement, notamment par l’augmentation du volume horaire, ne pourra
être mis en œuvre sans moyens adaptés.
Il semblerait que « Lucky Luc Chatel », fidèle
cow-boy du petit shérif, joue encore une fois de plus de la gâchette sur notre éducation. Après la réforme des lycées, il ne fallait pas espérer souffler, la casse de l’éducation est une
motivation quotidienne pour l’UMP. Leur but est simple : faire de l’école et du savoir une marchandise, une source de rentabilité en plus pour engraisser les marchés !
Chatel, Pécresse et même Guéant : tous multiplient les effets d’annonce pour créer un écran de fumée ou faire croire qu’ils vont régler les catastrophes qu’ils ont eux-mêmes provoquées !
Chatel et Pécresse : « Un master en alternance pour les profs : ça nous fait des gens qui bossent pour pas cher ! »
Après une année de « test » de la réforme de la formation des enseignants, tous les signaux sont au rouge pour notre éducation !!
Il ne fallait pourtant pas être devin pour prédire ce qui est en train de se passer aujourd’hui !
Non seulement des classes voire des écoles ferment à cause des suppressions de postes mais en plus, dans celles qui restent ouvertes, les étudiants stagiaires, les vacataires (c’est-à-dire des
jeunes embauchés avec des contrats précaires pallier la pénurie de profs organisée par le gouvernement) comme les nouveaux titulaires sont débordés faute de formation de qualité, faute d’un
statut convenable et du fait du manque criant de personnels. Résultat des courses pour les jeunes : Des conditions d’études qui se dégradent à vitesse grand V et des inégalités
qui ne cessent de se creuser.
Chatel et Pécresse veulent faire croire qu’ils tiennent compte du désastre qu’ils ont eux-mêmes provoqué et annonce en grande pompe la création d’un master en alternance qui est
pourtant loin d’égaler la formation que permettait les IUFM. Ces étudiants pourraient accéder à deux types de contrats : soit un poste d’enseignement de 216 heures pouvant être rémunéré entre 3
000 et 6 000 euros par an (donc entre 250 et 500 euros par mois) soit un poste d’assistant pédagogique à mi-temps à 500 euros par mois. Quoi de mieux pour continuer à sacrifier
l’éducation sur l’autel de la rentabilité qu’instituer de nouveaux contrats précaires pour remplacer les postes supprimés de profs formés et fonctionnaires ? ET quand le ministre de
l’Intérieur s’en mêle Ça donne carrément la nausée !!
« Les deux tiers des échecs scolaires, c’est l’échec d’enfants d’immigrés ! » a déclaré Claude Guéant 1 dimanche sur Europe. Poursuivant le mouvement engagé par l’UMP sur le chemin
nauséabond du rejet de l’autre et de la xénophobie.
Une tentative d’escroquerie et des propos honteux de la part d’un ministre de la République guidé par la volonté de trouver un bouc-émissaire aux maux provoqués par les politiques du gouvernement
dont il fait partie. S’il avait pris la peine d’ôter ses oeillères (aussi libérales que xénophobes) il aurait pu voir que le vrai problème c’est les inégalités sociales. Car à même classe
sociale, les enfants d’immigrés ne sont pas plus en échec que les autres ; ils réussissent même mieux ! Et en élargissant encore un peu plus son champ de vision, il aurait constaté
qu’effectivement les réformes de la droite creusent ces inégalités sociales et scolaires, comme de nombreuses enquêtes internationales l’ont montré ces derniers mois (PISA, etc.).
Face à la casse de notre école, répliquons avec des propositions pour notre avenir pas pour les entreprises :
· Plan pluriannuel de création de postes de prof et plus de lycées sur tout le territoire · Gratuité totale de l’école y compris pour le matériel professionnel · Information, respect et promotion
des droits lycéens notamment le droit d’organiser des débats ou de manifester · Donner aux lycéens les clefs d’analyse de la société notamment par des débats sur l’actualité en ECJS · Création de
vraies passerelles entre toutes les filières et droit au redoublement · Augmentation du nombre de conseillers d’orientation et assurance de leur formation continue pour que chaque élève puisse
être suivi par un professionnel formé. · Tronc commun d’ambition pour toutes les filières (général, techno ou pro) · Assurer une réelle complémentarité entre savoir et savoir-faire dans les
filières pro et techno · Accès facilité aux cultures et à leurs pratiques dans et hors du lycée...
Le Mouvement Jeunes
Communistes du Pas-de-Calais organisait un grand concert festif samedi dernier, à Drocourt, en présence de plusieurs groupes régionaux.
Toute la soirée, Skanabitch (Reggae, Wild Flowers (Pop Rock) et Deuce (Rock) ont mis une ambiance du tonnerre pour le plus grand plaisir des jeunes communistes.
Dans la salle, on pouvait voir une exposition sur le festival mondial de la jeunesse qui a eu lieu à Cuba avec la participation d'une délégation de la JC 62.
Cette initiative témoigne du renouveau de la JC sur notre département. Depuis le mouvement du CPE, la JC s'est reconstruite et développée sous l'impulsion d'abord de Guillaume
Sayon puis de Simon Poudroux.
De nombreux responsables communistes du secteur se sont rendus à cette soirée festive : Bernard Czerwinski, maire de Drocourt, Cathy Apourceau-Poly, conseillère
régionale et conseillère municipale d'Avion, Manuel Tourbez, secrétaire-adjoint de la section de Carvin, Sandra Dusautoir, secrétaire de la section
d'Izel-les-Esquerchin et David Noël, secrétaire de la section d'Hénin-Beaumont sont passés un moment pour faire la fête avec les jeunes communistes.
Un grand bravo à Simon Poudroux et à l'équipe d'animation de la JC pour cette soirée réussie !
Pour la 6ème année consécutive, l’UNEF rend publics les
résultats de son recensement des pratiques illégales des universités en matière de droits d’inscription. Le constat est sans appel : 26 universités sont aujourd’hui dans l’illégalité en matière
de droits d’inscription et s’exposent à des recours contentieux1 et 2 universités ayant des pratiques à la limite de la légalité. Si la proportion d’établissements ayant des pratiques illégales
s’est stabilisée par rapport à l’année dernière (29 universités hors-la-loi en 2009), le travail de l’UNEF mené depuis 2005 a permis le recul des pratiques visant à faire payer des frais
d’inscription illégaux à la totalité des étudiants.
32 % des universités font de la résistance !
Le palmarès des universités hors-la-loi se resserre autour d’un « petit club » d’universités bien connues pour leurs pratiques illégales. Grenoble 2, Aix-Marseille 2 et 3 qui ont été par le passé
condamnées par la justice figurent à nouveau cette année dans le classement pour des pratiques illégales et des mauvaises pratiques.
Si l’action de l’UNEF a permis de mettre quasiment fin aux frais d’inscription illégaux obligatoires pour tous les étudiants 7 universités maintiennent ce type de pratiques en faisant payer
des frais supplémentaires lors de l’inscription administrative (Nancy 1 et 2, Nice, Perpignan, Compiègne, Lille 1 et Besançon). La pratique consistant à instaurer des frais de dossiers dans des
masters est elle aussi en recul par rapport aux années précédentes. Alors qu’en 2009 près de 30% des universités hors-la-loi étaient pointées pour ce type de pratique, elles ne sont plus
que 18 % aujourd’hui (Paris 2, La Réunion, Le Mans, Lyon 2 et 3).
De nouvelles pratiques pour contourner la législation
Au-delà des « traditionnels » frais supplémentaires exigés aux étudiants lors de l’inscription administrative et frais de dossiers, les établissements concernés ne reculent devant rien pour
dissimuler leurs pratiques ou contourner la réglementation. L’obligation de s’inscrire dans un « diplôme d’université » aux droits d’inscription libres en plus de l’inscription au sein du diplôme
national aux droits réglementés est une nouvelle pratique. 3 universités couplent obligatoirement à des diplômes nationaux des diplômes d’universités (Toulouse 1, Strasbourg et Caen). D’autres
universités (Aix-Marseille 3, Lyon 3 et Bordeaux 4) ont fait le choix de mettre en place des pratiques à la limite de la légalité en proposant pour de nombreux masters l’inscription à un diplôme
d’université avec un contenu de formation qui relève du diplôme national (cours de méthodologie, modules de préparation à l’insertion professionnelle…). La pratique la plus répandue reste celle
des prestations pédagogiques douteuses. 9 universités font payer des frais supplémentaires pour des prestations qui doivent être inclues dans la formation relevant du diplôme national (Grenoble
2, Lyon 3, Paris 1, Paris 12, Mulhouse, Clermont 1, Paris 2, Le Mans, Aix-Marseille 2).
Valérie Pécresse doit faire respecter la loi... et faire respecter ses engagements !
Malgré ses engagements et la condamnation de ces pratiques à la rentrée dernière, Valérie Pécresse n’a pas pris ses responsabilités et fait cesser les pratiques illégales ainsi l’on retrouve dans
le palmarès 2010 14 universités déjà épinglées en 2009 pour les mêmes pratiques : Grenoble 2, Nancy 1, Lyon 3, Mulhouse...
Valérie Pécresse doit aller au-delà des rappels à la loi incantatoires et mettre un terme définitivement à ces pratiques. Il est de sa responsabilité d'exiger de l'ensemble des universités
concernées la suppression définitive des frais illégaux et le remboursement immédiat des sommes déjà engagées par les étudiants, au besoin en saisissant les tribunaux administratifs par
l’intermédiaire des recteurs.
Dans le cas contraire, l’UNEF et les étudiants concernés porteront les cas litigieux devant les tribunaux administratifs afin que cessent des pratiques illégales qui durent depuis trop longtemps.
Saisis par l’UNEF, ces derniers ont notamment condamné cette année les universités de la Réunion et de Bordeaux 4, permettant de mettre un terme à ces pratiques illégales et de rembourser les
étudiants.
L’UNEF demande à la ministre que la réglementation des diplômes d’universités soit reposée. Il n’est pas acceptable que les universités jouent sur l’ambigüité pour imposer aux étudiants des
formations complémentaires payantes dont le contenu devrait être intégré au sein des diplômes nationaux.
L'UNEF refuse que les frais d'inscription illégaux soient une réponse au sous-financement des universités. Les engagements d’augmentation du budget de l’enseignement supérieur doivent se traduire
par une augmentation des dotations de fonctionnement des universités afin de leur donner les moyens de fonctionner sans recourir à des expédients illégaux. L’UNEF sera aux côtés des universités
réclamant les moyens de fonctionner notamment à l’occasion du prochain débat budgétaire.
La situation des Centres Régionaux des Œuvres
Universitaires et Scolaires (CROUS) se dégrade année après année. Les conséquences se répercutent sur le coût des services rendus par le CROUS ainsi que sur la qualité de vie des étudiants :
augmentation de 40 centimes en 7 ans du coût du ticket de restaurant universitaire (il est aujourd’hui à 2,90 €), augmentation de 2,24 % du loyer en 2009/2010 et d’au moins 4 % pour 2010/2011,
modification des critères d’attribution des bourses, insalubrité croissante des résidences universitaires...
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