http://www.lheninois.com/
frover-blog.com RDF 1.0 Generatoradmin@over-blog.com2005-03-18T23:13:37Z
http://www.lheninois.com/article-22287106.html
fr2008-08-28T06:50:04Z
http://www.lheninois.com/article-22249177.html
Trois lycéens ont été placés en rétention ces derniers jours et sont menacés d'expulsion
au même moment, c'est plus qu'un hasard : un signal politique, la manifestation d'une volonté répressive accrue, à la veille de la rentrée, vis à vis des jeunes majeurs scolarisés.
Taoufik El MADROUSSI, lycéen marocain de 21 ans, en France depuis 2002 d'abord chez son frère (français) puis dans une famille d'accueil. Ce jeune a certes fêté son anniversaire par une
conduite qui est loin de lui être habituelle et qui ne s'explique que par un excès de boisson qui ne lui est pas coutumier. Mais est-ce une raison pour briser son avenir ? Tous les témoignages,
aussi bien de sa famille d'accueil que de ses enseignants à Malakoff (92) confirment que ce jeune homme est sérieux et ne mérite en rien de voir ses études interrompues et ses projets
anéantis.
Prévenus la veille, trois de ses professeurs étaient le 22 août à 5h30 du matin à Roissy pour marquer leur volonté qu'il demeure en France. Malgré les violences de l'escorte policière, Taoufik
n'est pas parti grâce à l'intervention de passagers et de l'équipage. Mais il est toujours en rétention et risque toujours l'expulsion d'un moment à l'autre.
Dan JIN, élève de 2de au Lycée Professionnel Arthur Rimbaud à La Courneuve (93) a été arrêtée lundi 17 entre St-Denis et La Courneuve, placée en garde à vue puis en centre de rétention
après notification d'un arrêté de reconduite à la frontière le 18 à 14 h. Elle est actuellement au CRA de Oissel. Or cette jeune fille, née le 18.3.1990, a tout juste 18 ans. Elle est arrivée en
France en 2004 pour rejoindre ses parents. Après une bonne scolarité au collège Jean Vilar, elle est entrée l'année dernière au LP Rimbaud. Non seulement elle comprend et parle bien le français,
mais c'est une excellente élève qui a reçu le soutien immédiat de ses enseignants, qui se mobilisent pour elle, parfois depuis leur lieu de vacances.
Alae-Eddin EL JAADI, 19 ans, a été arrêté mercredi 20 août 2008, à son domicile lyonnais par la police et là encore une menace de reconduite à la frontière pèse sur lui. Cet élève du lycée
professionnel Tony Garnier (69), qui s'était d'ailleurs déjà massivement mobilisé pour lui en octobre 2007, y a réussi son CAP dans une spécialité du bâtiment. Il a manifesté une grande volonté
d'intégration qui s'est concrétisée dans un projet d'insertion professionnelle par l'apprentissage. Dans ce but, il a fait les démarches nécessaires auprès de vos services afin de pouvoir
bénéficier d'un titre de séjour compatible avec un contrat de travail.
C'était dans la logique de l'insertion et de la réussite, mais aussi de l'ouverture à une immigration de travail dans un secteur professionnel où la main d'œuvre manque particulièrement. Vendredi
22/08, Alae-Eddin a été assigné à résidence... Il a donc été libéré mais est toujours, lui aussi, menacé d'expulsion d'un jour à l'autre
Ces jeunes doivent être régularisés.
Ces jeunes sont arrivés mineurs sur notre territoire, ils y suivent une scolarité le plus souvent réussie et y manifestent une réelle volonté d'insertion sociale et professionnelle.
De façons différentes, mais convergentes, tous ces jeunes manifestent la vitalité et la volonté de réussite et d'insertion de jeunes majeurs immigrés en France, arrivés mineurs, mais qui se
trouvent privés du droit au séjour à leur majorité, alors qu'ils vivent le plus souvent au sein d'une cellule familiale et suivent un parcours de formation efficace dans l'Education nationale.
Nous nous étonnons que la réponse administrative à cet engagement positif soit l'interpellation, la rétention et la menace d'une reconduite forcée à la frontière. Les considérations humaines et
de bon sens ne peuvent-elles l'emporter sur le triste engrenage de la politique du chiffre ?
Nous ne laisserons pas faire ! Nous comptons sur vous tous ! Exigeons des papiers pour ces trois jeunes.
Protestez par fax, par courriel ou par courrier papier, auprès du ministère (ci-dessous) et des prefectures concernées (après chacun des cas) :
Fax ministère : 01.77.72.61.30 Standard : 01.77.72.61.00
Conseiller du ministre : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr
Directeur de cabinet : philippe.bart@iminidco.gouv.fr
Directeur-adjoint : guillaume.larrive@iminidco.gouv.fr
Conseillers techniques : sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr et geoffroy.didier@iminidco.gouv.fr
Guillaume Larrivé, Directeur-adjoint cabinet du ministère R et D, sur son blog : g@larrive.com
Elysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
secretaire general : claude.gueant@elysee.fr
conseiller immigration : maxime.tandonnet@elysee.fr
Matignon : http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire
1) Pour Taoufik El MADROUSSI, vous pouvez retrouver le témoignage de la famille d'accueil sur le blog :
http://sanspapiers.blogs.liberation.fr/sans_papiers/2008/08/nous-soussigns.html
Pour protester auprès de la Préfecture de l'Essonne :
Préfet du 91 : jacques.reiller@essonne.pref.gouv.fr
Secrétaire général : michel.aubouin@essonne.pref.gouv.fr
Directeur de l'Identité et de la Nationalité : francois.garnier@essonne.pref.gouv.fr
Chef du bureau de l'éloignement : robert.texier@essonne.pref.gouv.fr
fax service éloignement : 01.69.91.96.06
fax général : 01.64.97.00.23
2) Pour Dan JIN,
Pour protester auprès de Préfecture de Seine-Saint-Denis :
Fax cabinet : 01.48.30.22.88 et 01.41.60.60.72
Mél : courrier@seine-saint-denis.pref.gouv.fr
Secrétaire général : serge.morvan@seine-saint-denis.pref.gouv.fr
Directrice des étrangers : arlette.magne@seine-saint-denis.pref.gouv.fr
3) Pour Alae-Eddin EL JAADI,
Pour protester auprès de la Préfecture du Rhône :
Mél + fax préfet : jacques.gerault@rhone.pref.gouv.fr, - 04.78.60.49.38
Mél + fax secrétaire général : christophe.bay@rhone.pref.gouv.fr, - 04.72.61.60.86
Mél + fax directeur de cabinet : michel.tournaire@rhone.pref.gouv.fr, - 04.78.60.15.46
Mél + fax directrice de la réglementation : michele.denis@rhone.pref.gouv.fr, - 04.72.61.62.41
Mél + fax sous-directeur de la réglementation : stephane.beroud@rhone.pref.gouv.fr, - 04.72.61.62.52]]>fr2008-08-27T12:16:02Z
http://www.lheninois.com/article-22220389.html
Invasion de commentaires frontistes sur notre blog. Un rapide surf sur le net permet
d’en trouver l’origine : un site d’extrême droite lié au FN, Nations Presse Info, une sorte d’Indymedia d’extrême droite qui diffuse les communiqués et les articles du Front
National.
Sans surprise, le ton est haineux et violent et les internautes se lâchent dans les commentaires. Ils sont entre eux, il n’y a pas de raison de se gêner !
C’est ainsi qu’un certain Michel commentait dimanche le dernier article du blog de Steeve
Briois, repris sur Nations Presse Info.
Elégamment, Michel écrit à mon propos :
« a voir sur la photo il a la tete d’un bandit d’un racaille d’un repris de justice ,ila une grosse tete mais il aune petite cervelle la cervelle d’un moineau pas tres intelligent ,il ne
merite pas d’etre respecter ,il doit etre empailler mais avant d’etre empailler ,il doit rendre des comptes au citoyens de sa ville ,en france nous ne voulons plus de communiste ,ces communistes
doivent etre mis en etat de nuire , nous voulons le FN au pouvoir de partout »
Il vaut mieux en rire qu’en pleurer… Je n’attache aucune importance aux commentaires injurieux des militants Front National, mais ce type de commentaire est particulièrement édifiant : révélateur
de la nullité du FN, il est surtout révélateur de la violence et de la profondeur de la haine qui anime les gens du Front National.
Je n’ose imaginer ce qui serait arrivé à Hénin-Beaumont si Steeve Briois, Michel et leurs amis l’avaient emporté aux élections municipales !
]]>fr2008-08-26T06:40:03Z
http://www.lheninois.com/article-21970235.html
Les responsables du blog Vive le PCF –
c’est-à-dire les dirigeants de la section du PCF Paris 15e, qui en sont les principaux animateurs – ne sont pas contents de la publication de notre projet de texte alternatif : Renforcer le
PCF, renouer avec le marxisme. Le 22 juillet dernier, ils ont publié sur leur blog un article qui vise manifestement à discréditer et à marginaliser les camarades qui soutiennent les idées
de La Riposte (voir ici). Au moyen d’un tissu d’affirmations fausses et d’insinuations malveillantes, les camarades et
sympathisants de La Riposte sont présentés par Vive le PCF comme des éléments « extérieurs » au parti.
Il n’est jamais très agréable de se trouver dans l’obligation de répondre à une attaque de ce type, d’autant qu’elle ne concerne pas les idées et la politique de La Riposte. Mais, d’une
part, nous ne pouvons pas laisser ce genre d’article sans réponse – et, d’autre part, cela nous fournit l’occasion de mieux expliquer, à l’intention de tous les communistes, quels sont les
objectifs et la démarche de La Riposte.
Les rédacteurs de Renforcer le PCF, renouer avec le marxisme accueilleraient à bras ouverts toute tentative d’engager une discussion entre communistes sur les idées défendues dans ce
texte. Une confrontation d’idées fraternelle et constructive ne peut qu’enrichir les discussions préalables au congrès. Cependant, les camarades de Vive le PCF ne traitent pas le contenu
de notre document. Ils préfèrent combattre La Riposte d’une toute autre façon. Pour eux, les communistes qui se reconnaissent dans les idées marxistes de La Riposte, qui
rédigent ses articles, qui participent à ses activités, qui assurent son financement, etc., deviennent de ce fait des camarades n’ayant « rien à voir avec le PCF, sa structure et son
histoire. » Cette affirmation stupéfiante nous met dans l’obligation de rappeler que le PCF est un parti démocratique ouvert à tous ceux qui veulent lutter contre le capitalisme, et
que chaque camarade, quelles que soient ses opinions, a le droit de s’exprimer et de participer démocratiquement à tous les aspects de la vie du parti.
De quel droit les camarades de Vive le PCF se permettent-ils de stigmatiser ainsi les animateurs et sympathisants de notre journal ? Les communistes proches des idées de La
Riposte ne sont pas différents de tous les autres. Ils paient une cotisation au PCF. Ils participent aux activités et aux campagnes électorales du parti. Certains d’entre eux sont membres du
PCF depuis des décennies. D’autres, plus jeunes, sont pour ainsi dire des communistes de troisième ou quatrième génération. Loin de n’avoir « rien à voir » avec l’histoire du PCF, ces camarades
font partie intégrante de cette histoire. Ceci n’oblige personne à partager leurs opinions en ce qui concerne la théorie marxiste, le programme du parti ou les questions internationales.
Mais personne n’a le droit de remettre en cause la valeur de ces camarades et leur appartenance au PCF.
« Organisés en groupe extérieur, écrit notre détracteur anonyme, [les militants de La Riposte] se définissent, ouvertement, comme l’antenne en France d’un groupe international se
revendiquant "trotskiste", basé dans le monde anglo-saxon. » Ceci n’est que pur fantasme. Les camarades qui soutiennent les idées de La Riposte ne sont « l’antenne » de personne, ni
dans le « monde anglo-saxon », ni ailleurs. L’association, déclarée sous la loi de 1901, détermine sa politique démocratiquement et en toute liberté, lors de ses congrès nationaux, auxquels tous
les adhérents de l’association peuvent participer.
Il est vrai que les idées de La Riposte coïncident, sur toutes les questions essentielles, avec celles que défend le regroupement d’organisations marxistes connu sous le nom de
Tendance Marxiste Internationale (TMI). De notre point de vue, communisme et internationalisme sont absolument indissociables. Nous sommes fiers de notre association à ce mouvement
international, qui est pour nous une source de réflexions, de discussions et d’informations d’une valeur inestimable. Les échanges d’idées avec nos camarades en lutte à travers le monde – au
Venezuela, en Bolivie, au Brésil, en Italie, en Espagne, au Pakistan, etc. – contribuent grandement à l’éducation politique de nos propres camarades, ainsi qu’à la richesse de notre journal et de
notre site internet, que nous mettons à la disposition de tous les communistes.
Soit dit en passant, contrairement à ce que prétend Vive le PCF, la TMI n’est pas « basée dans le monde anglo-saxon ». Comme son nom l’indique, il s’agit un mouvement
internationaliste et véritablement international. Au total, la TMI est présente dans une quarantaine de pays. Mais son centre de gravité, pour ainsi dire, ne se trouve pas en Europe, malgré une
présence forte en Italie et en Espagne. Sa plus grande section est au Pakistan (voir ici). Mais
au cours de ces dernières années, c’est en Amérique latine qu’elle a connu sa plus forte croissance. La section vénézuélienne, en particulier, occupe une place importante dans le mouvement
révolutionnaire bolivarien. Les sections de la TMI au Mexique et au Brésil ont été, elles aussi, au cœur des grandes luttes sociales et politiques qu’ont connu ces pays au cours de la dernière
période. Quoi qu’il en soit, La Riposte n’est en aucun cas une « antenne » de nos camarades du Venezuela ou du Pakistan, pas plus qu’ils ne sont des « antennes » de La Riposte.
Vive le PCF qualifie La Riposte de « trotskiste » et l’accuse de pratiquer de l’« entrisme » dans le PCF. Pense-t-on sérieusement arrêter ainsi la progression de nos idées dans
le parti ? Le but de notre journal, de notre site web, de nos brochures, de nos livres, des nombreuses réunions publiques que nous organisons et de toute notre activité en général est
d’expliquer et de défendre les idées du marxisme. Quant à Léon Trotsky, nous considérons qu’il était l’un des plus grands révolutionnaires du XXe siècle. Pour nous, marxisme et « trotskisme
» sont une seule et même chose. Nous invitons tous ceux qui ne sont pas d’accord à nous expliquer pourquoi. Au demeurant, l’époque est heureusement révolue où la simple évocation du nom de
Trotsky suscitait un réflexe d’hostilité, au sein du PCF. Les animateurs de Vive le PCF peuvent le regretter, mais c’est ainsi – et ce n’est pas un hasard. De l’eau a coulé sous les
ponts. Conformément aux prédictions de Trotsky, le capitalisme a été restauré en Russie, en Europe de l’Est et en Chine par ceux-là mêmes qui accusaient Trotsky d’avoir été un agent de la
bourgeoisie. Par ailleurs, il faudrait que les détracteurs de Trotsky expliquent exactement ce qu’ils reprochent à celui qui, après avoir dirigé la révolution de 1917, aux côtés de Lénine, puis
fondé et dirigé l’Armée Rouge, a finalement payé de sa vie sa lutte implacable contre la dégénérescence stalinienne de l’Etat Soviétique et de l’Internationale Communiste.
Venons-en maintenant à l’« entrisme ». Ce n’est pas pour rien que ce terme a une connotation extrêmement péjorative, dans le mouvement ouvrier français. A plusieurs reprises, des groupements
d’extrême gauche ont pratiqué ce qu’ils appelaient une tactique « entriste » dans le Parti Socialiste, le Parti Communiste ou les structures syndicales. Il s’agissait d’envoyer dans
l’organisation ciblée des individus qui n’affichaient ni leurs véritables idées, ni leur appartenance à une même organisation, avec pour mission de s’emparer de positions clés. La plus connue de
ces opérations a été menée dans le PS par les « Lambertistes ». Comme on le sait, Lionel Jospin était l’un de ces « pions ». Lorsqu’on demande à des soi-disant « trotskistes » de se comporter
pendant de longues années comme des réformistes, ils finissent par le devenir, comme ce fut le cas de Jospin.
Il est parfaitement évident que la démarche de La Riposte n’a strictement rien à voir avec ce type d’opération. Elle ne mène aucune activité subversive ou sournoise. Ses idées sont
affichées et expliquées au grand jour, lors de réunions publiques, dans son journal et sur son site internet. Loin de vouloir cacher ses idées, La Riposte s’efforce par tous les moyens
de les porter à la connaissance d’un public aussi large que possible. Son approche envers l’ensemble des communistes est fraternelle et constructive. Elle contribue ainsi au débat démocratique au
sein du PCF, sans le moindre sectarisme. Indépendamment des divergences qui existent entre La Riposte et la direction actuelle du parti, nous encourageons tous nos lecteurs et
sympathisants à participer pleinement et loyalement aux campagnes publiques et à la vie interne du PCF.
Nous ne céderons pas un pouce de nos idées marxistes. Mais en même temps, le PCF pourra toujours et en toutes circonstances compter sur le soutien de La Riposte. Le communiqué de presse
que nous avons publié, lors des dernières élections municipales, résume assez bien notre approche :
« La Riposte appelle les électeurs à voter massivement, aux élections municipales, pour infliger une défaite cinglante aux partis de droite. Au premier comme au deuxième tour, il faut
se mobiliser autour des listes du PCF ou soutenues par le PCF. A l’heure où le capitalisme et ses représentants politiques nous imposent la démolition des conquêtes sociales sur toute la ligne,
une progression électorale des partis de gauche encouragera tous ceux qui luttent contre Sarkozy et son gouvernement.
« La Riposte milite pour que le PCF tourne le dos au réformisme vaguement "anti-libéral" qui caractérise son programme actuel. Les compromis et renoncements successifs de ces dernières
années l’ont considérablement affaibli sur les plans organisationnel et électoral. Nous voulons que le parti renoue avec des idées authentiquement communistes. C’est la seule façon, pour le
parti, d’inverser son déclin. La Riposte s’est catégoriquement et publiquement opposée, par exemple, à la présence de candidats du PCF sur des listes communes avec le MoDem, au premier comme au
deuxième tour.
« Cependant, malgré ces divergences importantes, et conformément à nos engagements lors des élections précédentes, nous considérons qu’il est indispensable que tous les adhérents et
sympathisants du PCF se mobilisent pour renforcer le parti et son assise électorale. »
Ceci est assez clair, non ? Et pourtant, au lieu de combattre les véritables idées de La Riposte, l’article de Vive le PCF préfère nous présenter comme le prolongement, en
France, d’un vaste complot international dirigé par d’obscurs personnages ! Ainsi se poursuit l’accusation de notre Inquisiteur : « Selon la doctrine de leurs inspirateurs directs affichés,
les obscurs Ted Grant et Alan Woods, ils font de l’entrisme le fondement de leur pratique politique. Cette doctrine les a amenés à adhérer au Parti Travailliste en Grande-Bretagne et au Parti
Socialiste en France. Depuis quelques années, dans la situation de crise traversée par le PCF, ils décident de changer de parti, de passer du PS au PCF. Si l’on suit leur principe entriste, ce ne
peut être qu’en espérant influencer des militants communistes en déshérence. »
Ce passage est le fruit soit de l’ignorance, soit de la malveillance – et sans doute des deux à la fois. Essayons d’y répondre aussi succinctement que possible. Premièrement, Alan Woods est un
militant et un théoricien marxiste bien connu. Il n’a certainement rien d’« obscur ». Il est l’auteur de nombreux livres sur le marxisme. En 2004, une centaine de militants sont venus l’écouter,
au siège fédéral du PCF de Paris, lors d’une réunion publique sur la révolution vénézuélienne. Alan reviendra animer une série de réunions publiques en France, l’année prochaine. Au Venezuela, il
est très connu pour ses idées marxistes et comme fondateur de la campagne Pas touche au Venezuela ! Il y a quelques semaines, il a fait une tournée de réunions publiques très réussie,
dans ce pays (voir ici). Chavez cite souvent ses livres, à la télévision. Bref, on peut affirmer sans
l’ombre d’un doute qu’au Venezuela (et dans d’autres pays), Alan Woods est beaucoup plus connu – ou beaucoup moins « obscur » – que ne le sont les responsables de Vive le PCF dans le
seul 15e arrondissement de Paris.
Quant à Ted Grant, il faut reconnaître qu’il est beaucoup moins en vue qu’Alan Woods, ces derniers temps. Ce n’est pas vraiment de sa faute, d’ailleurs, puisqu’il est mort en 2006. Mais de son
vivant, il n’avait, lui non plus, absolument rien d’« obscur » ! Notons enfin que l’auteur de cette attaque contre La Riposte, qui affiche une grande méfiance à l’égard tout ce qui lui
semble « obscur », n’a pas lui-même souhaité apparaître au grand jour : il n’a pas signé son texte.
Il est totalement faux de dire que Ted Grant et Alan Woods « font de l’entrisme le fondement de leur pratique politique. » Par contre, ce qu’ils ont toujours défendu, c’est l’idée que
les marxistes ne doivent pas s’isoler du mouvement ouvrier, à la manière des sectes ultra-gauchistes, et qu’ils doivent au contraire participer activement aux luttes et aux organisations
traditionnelles des travailleurs. Nous sommes tout à fait d’accord avec cette idée, qui était aussi celle de Marx et de Lénine. Quant au Parti Travailliste, en Grande-Bretagne, il a toujours
eu une aile marxiste – depuis sa création, en 1900, jusqu’à nos jours. L’activité des marxistes du journal Socialist Appeal s’inscrit dans cette tradition.
Pour l’information des « léninistes » de Vive le PCF, Lénine lui-même insistait fortement, lors de la formation de l’Internationale Communiste, pour que les communistes britanniques participent
activement au Parti Travailliste. Aujourd’hui, malgré tout ce que l’on peut reprocher aux dirigeants pro-capitalistes de ce parti, le fait est que le Parti Travailliste est le seul parti de
la classe ouvrière britannique. Dès lors, les marxistes britanniques ont parfaitement raison d’y participer et d’y livrer une bataille politique contre Gordon Brown et ses amis.
Vive le PCF présente d’une façon complètement inexacte l’attitude de La Riposte, en France, vis-à-vis du Parti Socialiste et du Parti Communiste. Lorsque La Riposte a
été lancée, dans les années 90, elle n’avait aucune influence et aucune « base » proprement dite – ni au PS, ni au PCF, ni nulle part ailleurs, pour être tout à fait franc. L’association était
ouverte à tous ceux qui s’intéressaient aux idées du marxisme – qu’ils soient ou non membres du PCF, du PS ou d’un syndicat. Ce qui nous importait, c’était de regrouper ceux qui voulaient se
battre pour nos idées révolutionnaires. Cette approche générale n’a pas changé, depuis. La Riposte est ouverte à tous ceux qui veulent militer pour les idées du marxisme. Si des
militants du PS adhèrent à ces idées et veulent nous rejoindre, ils seront les bienvenus. Cependant, dans la pratique, il s’est avéré qu’une large majorité des militants qui exprimaient un
intérêt pour nos idées venait du PCF, du MJCF et de la CGT – ce qui ne devrait surprendre personne.
Ainsi, La Riposte n’est pas « passée du PS au PCF » comme l’affirme Vive le PCF. Ce sont plutôt des militants du PCF qui sont « passés » à La Riposte.
Ceci dit, il est vrai qu’à partir de 2002, alors que la majorité de nos membres étaient au PCF, notre association a décidé qu’elle soutiendrait désormais le PCF électoralement et encouragerait la
jeunesse et les travailleurs à adhérer au parti, afin de le renforcer face à la droite et au capitalisme. Cette décision répondait d’ailleurs aux appels de Marie-George Buffet pour que les
associations de gauche se rassemblent autour du parti. Depuis, l’influence de La Riposte n’a cessé de grandir, à l’intérieur comme à l’extérieur du PCF, grâce à notre travail patient et
systématique d’explication des idées du marxisme. Et c’est bien évidemment cela qui pose problème à Vive le PCF. L’histoire de « l’entrisme » et du « passage au PCF » n’est qu’une
tentative – parmi d’autres – de discréditer La Riposte à peu de frais, sans prendre la peine de répondre à ses idées.
Enfin, rappelons qu’au cours des 30 dernières années, le problème du PCF fut beaucoup moins l’« entrisme » que le « sortisme », pour ainsi dire. Le parti a perdu des centaines de milliers
d’adhérents. Comme nous l’expliquons dans notre projet de texte alternatif, cette hémorragie de militants fut la conséquence du caractère de plus en plus ouvertement réformiste du programme du
parti et, surtout, du comportement de sa direction sous les gouvernements Mitterrand et Jospin. Ce n’est pas La Riposte qui a affaibli le PCF. Au contraire, elle est là pour aider les
communistes à redresser la barre.
La Riposte conserve, bien évidemment, sa structure propre. Ce que les responsables de Vive le PCF appellent un « groupe extérieur » est tout simplement une organisation
distincte et indépendante par rapport aux structures du PCF. Ceci est parfaitement sain et normal. Il ne faut pas tout mélanger. Tous les aspects de l’activité militante de La
Riposte – la publication du journal, l’organisation de réunions publiques, l’impression de livres, de tracts et d’affiches, les déplacements, les frais postaux, etc. – coûtent de l’argent.
Ces mêmes activités doivent être gérées collectivement et démocratiquement par les adhérents de l’association. Tous les communistes comprendront que ceci implique un minimum d’organisation, dont
un système de cotisations. Ce n’est pas au PCF de financer les activités de La Riposte. Reprocher à La Riposte d’être « organisée », c’est lui reprocher son existence même. L’un
ne va pas sans l’autre. Le journal et toutes les activités de La Riposte sont entièrement financés par les communistes qui sont adhérents ou sympathisants de l’association. C’est-à-dire
qu’en plus de leur cotisation au parti, ils versent une cotisation mensuelle à La Riposte. Les finances de La Riposte doivent être totalement séparées de celles du parti.
Les communistes comprendront aisément que le fait de nous doter de structures propres n’implique nullement que nous « complotons » contre le PCF. La tentative de dénigrer les camarades du parti
qui soutiennent les idées de La Riposte en les présentant comme autant d’« antennes » d’obscures forces extérieures et « anglo-saxonnes » – n’aboutira à rien. Si La Riposte
progresse, c’est parce que les idées qu’elle défend correspondent aux convictions profondes de nombreux communistes. Parmi ces camarades, il y a des jeunes – heureusement ! –, mais il y en a
aussi beaucoup qui sont membres du PCF depuis 20, 30 ou 40 ans. Certains sont des secrétaires de section ou de cellule. D’autres ont représenté le parti aux élections municipales, cantonales et
législatives. D’autres encore ont d’importantes responsabilités syndicales. Traiter ces camarades d’éléments « extérieurs » au parti, comme le fait Vive le PCF, est parfaitement
grotesque. Nous pouvons comprendre que les animateurs de Vive le PCF veuillent empêcher la progression de La Riposte. Mais ils n’y parviendront pas en cherchant à dénigrer et
marginaliser nos militants. La seule façon de lutter contre La Riposte serait de démontrer en quoi ses idées ne sont pas valables. Si les animateurs de Vive le PCF sont
incapables d’affronter La Riposte sur le terrain des idées, ils finiront tout simplement par se discréditer.
Mais revenons au brûlot de notre détracteur anonyme, qui n’a pas tout à fait fini de vider son sac, ou plutôt sa poubelle : « Depuis qu’ils sont au PCF, [les militants de La Riposte] tentent
de propager, principalement par internet, indépendamment de toute base militante, des textes susceptibles de convenir aux communistes restés marxistes. Leurs écrits, par exemple sur Cuba, se sont
adaptés à leur nouveau parti. »
Passons sur l’idée selon laquelle les membres et les sympathisants de La Riposte n’auraient « aucune base militante » : nous y avons déjà répondu plus haut. Ce qui nous intéresse, ici,
c’est la spectaculaire découverte de notre critique : La Riposte aurait changé de position sur la révolution cubaine, de façon à « s’adapter » au PCF ! Si c’est exact, notre
anonyme enquêteur doit – comme tout bon policier – avoir à sa disposition des documents de La Riposte qui établissent clairement ce changement de position. Hélas ! De tels documents
n’existent pas, pour une raison simple : la position de La Riposte sur Cuba, telle que nous l’avons développée dans de nombreux textes, n’a jamais varié (voir ici). Comme sur tant d’autres points, l’insinuation de Vive le PCF ne correspond à aucune réalité.
Entraîné par le flot irrésistible de ses erreurs, notre ami enchaîne : « [La Riposte] bénéficie d’une complaisance certaine de la part des directions les plus réformistes du PCF, notamment à
Paris qui peuvent y trouver un dérivatif, un repoussoir, une entrave à l’union des communistes opposés à la liquidation du PCF. » Voilà une nouvelle tout à fait stupéfiante ! Ainsi, les
dirigeants nationaux du PCF soutiendraient La Riposte ou faciliteraient son travail dans le but de diviser les communistes opposés à la liquidation du parti. Ce soutien serait
particulièrement appuyé – Dieu sait pourquoi – dans le cas des dirigeants de la Fédération du PCF de Paris. Vraiment, quelle absurdité ! Les relations entre les animateurs parisiens de La
Riposte, d’une part, et les responsables fédéraux du PCF Paris, de l’autre, sont tout à fait cordiales et fraternelles, malgré nos désaccords sur le plan politique. Mais La Riposte
n’a jamais rien demandé aux dirigeants fédéraux parisiens – et inversement. Par exemple, aucun militant de La Riposte ne siège au Conseil Fédéral. Là encore, soit les responsables de
Vive le PCF précisent de quelles « complaisances » ils parlent, soit les militants du PCF devront tirer la conclusion qu’ils ont affaire à une pure invention, dont l’objectif
est de discréditer à bon compte à la fois La Riposte et la direction fédérale du PCF Paris.
Les lignes que nous venons de citer sont immédiatement suivies de celles-ci : « C’est ce que constatent aussi nos camarades italiens de la Refondation Communiste dans la préparation de leur
congrès où une motion parasitaire de l’antenne italienne du même groupe essaie de faire diversion avec la bénédiction des directions sortantes désavouées depuis les dernières élections. » En
résumé, en plus d’être les acteurs d’un complot orchestré de l’extérieur – quelque part chez les « anglo-saxons » –, les militants de La Riposte sont en fait à la solde des «
liquidateurs » du parti, avec pour mission de diviser les adversaires de cette liquidation. Et, pour preuve, Vive le PCF évoque le comportement supposé de nos camarades italiens de
Falce Martello – qui, comme « antenne » de la même conspiration internationale, seraient évidemment à la solde du liquidateur Bertinotti… Vraiment, si tout ceci est vrai, les
travailleurs du monde entier devront une éternelle reconnaissance à Vive le PCF pour avoir démasqué une aussi monstrueuse conspiration internationale !
Malheureusement pour Vive le PCF, les faits ont clairement démenti ces accusations absurdes. Quelques jours après la publication de l’article de Vive le PCF, le congrès du Parti
de la Refondation Communiste (PRC) s’est tenu, où la réalité des alliances est apparue au grand jour. Nos camarades de Falce Martello se sont toujours vigoureusement opposés à la
liquidation du PRC, tout comme La Riposte s’oppose à la liquidation du PCF. Au congrès du PRC, nos camarades italiens détenaient un pourcentage des voix susceptible de donner une
majorité aux adversaires des « liquidateurs ». Et c’est évidemment ce qu’ils ont fait (voir ici).
Sans l’apport de Falce Martello, les liquidateurs Bertinotti et Vendola seraient toujours à la tête du parti – et la résolution finale du congrès, qui exclut toute dissolution du parti,
n’aurait pas été majoritaire. Nous laissons à Vive le PCF le soin de nous expliquer pourquoi des camarades qu’ils décrivent comme des « parasites » et des agents des liquidateurs ont
contribué à leur infliger une cinglante défaite.
Cette accumulation d’erreurs grossières, de mensonges et d’insinuations malveillantes ne fait pas honneur aux animateurs de Vive le PCF. On n’ose pas imaginer l’ambiance qui régnerait
dans le parti s’ils en prenaient la direction ! Nous sommes persuadés que des attaques de ce genre ne font pas l’unanimité parmi les sympathisants de Vive le PCF, dont plusieurs nous ont
d’ailleurs fait part de leur sympathie et de leur soutien. L’affrontement nécessaire entre les différents programmes et orientations, au sein du parti, doit se faire dans la clarté et la
fraternité. Certes, chaque « courant » peut défendre ses idées vigoureusement, avec fermeté. Mais des textes comme celui qu’a publié Vive le PCF ne sont pas constructifs. Ils ne font
qu’ajouter à la confusion.
Quelle était la principale motivation de Vive le PCF, en publiant cet article contre La Riposte ? C’est assez simple. Les responsables de Vive le PCF préparent un texte
alternatif pour le congrès du PCF de décembre prochain. De ce point de vue, ils voient la publication de notre projet de texte alternatif – Renforcer le PCF, renouer avec le marxisme –
comme une initiative « parasitaire », pour reprendre leur terminologie. En d’autres termes, nous leur faisons de l’ombre. Mais encore une fois, nous leur conseillons de répondre au contenu
politique de notre texte, plutôt que de chercher, par de basses attaques, à provoquer la méfiance des militants communistes – qui ne sont pas aussi bêtes que semble le penser Vive le
PCF. Pour notre part, nous dirons ce que nous pensons du texte alternatif de Vive le PCF, lorsqu’il sera publié. Et nous restons ouverts à une discussion sérieuse, fraternelle et
publique avec tous les camarades qui le souhaitent, dans le but de confronter nos idées et d’enrichir ainsi le débat interne au parti. C’est la seule méthode de travail correcte, entre militants
communistes.
Greg Oxley et Jérôme Métellus
PCF Paris
]]>fr2008-08-25T13:45:51Z
http://www.lheninois.com/article-22001787.html
Le 7 août, les forces armées de la République de Géorgie ont
envahi l’Ossétie du Sud. Cependant, les forces géorgiennes n’ont pas réussi à prendre la capitale de l’Ossétie du Sud, Tskhinvali, et n’ont pas réussi à sécuriser ne fut-ce qu’une partie du
territoire aux alentours. Dès le lendemain matin, l’armée russe est intervenue à son tour. En l’espace de 48 heures, elle a repoussé l’armée géorgienne hors d’Ossétie du Sud – la poursuivant, sur
terre et dans les airs, jusqu’à Gori, en territoire géorgien.
Face à la déroute complète de l’armée géorgienne, le Pentagone a appelé à la « cessation des hostilités » – comme si l’administration Bush n’y était pour rien. Or, en réalité, il est totalement
inconcevable que le Pentagone n’ait pas été informé des préparatifs géorgiens, comme le prétendent les médias occidentaux. La présence de bases militaires, de commandants et autres « spécialistes
» américains en Géorgie signifie que le Pentagone était non seulement au courant, mais sans doute aussi pleinement impliqué dans ces préparatifs.
L’Ossétie du Sud, tout comme l’Abkhazie, est un territoire dont la Géorgie voudrait retrouver le contrôle. La Russie s’y oppose, car la position de l’Ossétie du Sud comme protectorat de facto de
la Russie – 90% de sa population est de nationalité russe – lui donne, en cas de besoin, une base d’opérations militaires contre la Géorgie et contre l’ensemble du Caucase, une région de très
haute importance stratégique, entre la mer caspienne et la mer noire. Du côté américain, la Géorgie, qui s’apprêtait à intégrer l’OTAN, est considérée comme un rempart contre les intérêts russes
dans la région, mais aussi comme une base d’opérations contre l’Iran.
Compte tenu de la faiblesse relative de l’armée géorgienne – qui ne possède que neuf avions militaires –, on peut s’étonner qu’elle se soit lancée dans une aventure de ce genre. C’eut été un acte
de pure folie si elle n’avait pas reçu l’assurance préalable du soutien des Etats-Unis. De telles assurances existaient, sans doute. On ne peut retenir l’hypothèse que soutiennent de nombreux «
analystes » de la presse capitaliste, selon laquelle la Géorgie se serait lancée de son propre chef dans cette guerre en ayant à l’idée qu’une réaction russe « forcerait la main » des puissances
occidentales, les obligeant à intervenir du côté de leur allié georgien. Les autorités militaires américaines étaient certainement partie prenante de la préparation de cette offensive.
L’erreur du Pentagone, comme du gouvernement géorgien, fut de sous-estimer la réaction de la Russie. Ils ne s’attendaient manifestement pas à une réaction aussi immédiate et foudroyante de la
part de la Russie. L’indépendance du Kosovo – en réalité, sa transformation en un satellite américain – et la tentative d’intégrer à l’OTAN l’ensemble des Etats de la frontière occidentale de la
Russie, n’ont produit que des protestations et des mises en garde de la part du Kremlin. Dès lors, le régime géorgien et les « faucons » de l’administration Bush ont pensé qu’il en serait de même
cette fois-ci. Ce fut une grave erreur. La défaite de la Géorgie en Ossétie du Sud – comme la défaite d’Israël au Liban, en 2005 – lui interdit toute nouvelle tentative d’invasion. Et comme c’est
le cas en Israël, cette débâcle ne manquera pas d’affaiblir la position de la classe dirigeante géorgienne, sur le plan intérieur.
Le lancement de cette aventure n’est pas sans rapport avec les profondes divisions qui traversent la classe dirigeante américaine, ainsi que l’administration gouvernementale et militaire. Avec
l’effondrement du dollar, la crise du secteur bancaire et du crédit, la baisse de la production, l’endettement massif et les déficits commerciaux abyssaux, l’économie américaine est en train de
sombrer dans la récession. Même pour une puissance aussi colossale que l’impérialisme américain, les 5 milliards de dollars par mois qui disparaissent dans le gouffre des guerres en Irak et en
Afghanistan sont insoutenables, d’autant que les Etats-Unis sont en train de perdre ces guerres. D’un côté, les « faucons » de l’administration militent pour la poursuite de ces conflits,
convaincus que le retrait des forces américaines porterait un coup majeur aux intérêts de l’impérialisme américain au Moyen-Orient (ce qui est exact). Ils poussent aussi pour une politique
agressive à l’égard de l’Iran et de la Syrie, et donc de la Russie. Mais d’un autre côté, une partie – et sans doute la majorité – de la classe capitaliste américaine comprend qu’il faut se
désengager de l’Irak et, à terme, de l’Afghanistan, faute de quoi les problèmes économiques à l’intérieur et l’instabilité sociale au Moyen-Orient ne feront que s’aggraver.
Or, pour que les Etats-Unis quittent l’Irak dans les « meilleures conditions », de leur point de vue, ils ont besoin d’un accord préalable avec l’Iran et la Syrie. Alors que Bush s’orientait vers
une agression militaire contre l’Iran, les services secrets américains ont organisé une « fuite » établissant que l’Iran ne risquait pas de se procurer l’arme nucléaire, ni à court terme, ni dans
un avenir prévisible. Cela a ruiné le « dossier » que les faucons de l’administration Bush commençaient à constituer contre l’Iran, sur le modèle des « armes de destruction massives » de Saddam
Hussein. Cette « fuite » ne devait rien au hasard. C’était une tentative de freiner la folie belliqueuse de Bush et de ses proches. Et ce sont ces derniers qui poussent à l’attisement des
tensions dans le Caucase.
Le Caucase est une région d’une importance stratégique majeure pour les Etats-Unis. La Géorgie et l’Azerbaïdjan recouvrent la bande de territoire située entre la Mer Caspienne et la Mer Noire. Le
pétrole et le gaz sont acheminés à partir de Bakou, en Azerbaïdjan, sur la côte occidentale de la Mer Caspienne, en passant par Tbilissi, la capitale géorgienne, jusqu’aux villes portuaires de
Soupsa, sur la Mer Noire, et de Ceyhan, sur la Méditerranée. Le contrôle de ce territoire est donc d’une importance absolument vitale pour les Etats-Unis. L’impérialisme américain doit s’assurer
du maintien de régimes à sa botte en Azerbaïdjan, en Géorgie et en Turquie, faute de quoi son accès aux hydrocarbures de la Mer Caspienne serait menacé. Il s’agit également de contrer les alliés
de la Russie dans la région et au Moyen-Orient, dont notamment l’Iran, la Syrie et l’Arménie.
La Russie est une superpuissance importante, et l’impérialisme russe ne peut pas se permettre d’assister passivement à l’expansionnisme américain dans le Caucase. Les « droits des minorités
nationales », que le Kremlin évoque pour justifier ses incursions en territoire géorgien, ne sont qu’un prétexte bien commode. Pas plus qu’à l’époque des Tsars ou de Staline, l’actuel régime
russe n’a que faire du sort des minorités nationales. Celles-ci ne sont que la petite monnaie de sa lutte pour défendre et étendre les zones d’influence de l’impérialisme russe dans le Caucase et
ailleurs. La Géorgie est un Etat instable, dont l’autorité ne s’étend guère très au-delà de la capitale. Sur une population de 5 millions d’habitants, 30% est composée de Russes, d’Arméniens,
d’Azéris, d’Ossètes, d’Abkhazes et de Grecs. Les enclaves d’Adjarie, sur la frontière turque, de Djavakhétie (de population arménienne) et de Pankissi (tchétchène) échappent à son contrôle, et
constituent, pour le Kremlin, autant de leviers à manipuler pour faire pression sur le régime géorgien. En 1992, la Russie est intervenue pour obtenir l’indépendance de l’Abkhazie – provoquant
l’exode de plus de 250 000 Géorgiens – et celle de l’Ossétie du Sud, même si elle n’est pas officiellement reconnue.
Le « plan de paix » présenté par Nicolas Sarkozy n’est qu’une immense plaisanterie. Le président français « se félicite » – son passe-temps préféré – de l’acceptation de ce plan par les deux
parties. Mais pour montrer à Sarkozy et à l’Europe qu’il n’attachait aucune importance au « plan de paix », le Kremlin avait déjà décrété un cessez-le-feu avant l’arrivée de Sarkozy à Moscou –
cessez-le-feu que Poutine choisira ou non de respecter, à sa guise. « Plan de paix » ou pas, tous les objectifs militaires des Russes avaient déjà été atteints, de toute façon. Quant à la
Géorgie, le « plan de paix » ne lui procure absolument aucun avantage, et ne fait qu’entériner sa défaite. La Russie sait qu’elle peut agir en toute impunité dans la région, pour la simple raison
que toutes les « garanties » dont bénéficie la Géorgie de la part des Etats-Unis et des puissances européennes ne valent même pas le papier sur lequel elles sont écrites. Les Etats-Unis,
éperdument enlisés en Irak et en Afghanistan, ne disposent simplement pas des moyens militaires nécessaires pour une intervention contre la Russie. Quant à l’Europe, l’idée que des forces armées
européennes puissent « maintenir la paix » au détriment des intérêts de la Russie est tout simplement risible.
De manière générale, cette guerre démontre que la Russie impérialiste commence à chauffer ses muscles. Les moyens militaires dont disposent les Etats-Unis sont importants. Mais ils ont leurs
limites, et celles-ci sont aujourd’hui atteintes. Au Caucase, les ambitions expansionnistes des « faucons » de l’administration américaine resteront lettre morte. Ils n’ont plus aucune force
d’intervention terrestre capable de contrer la Russie, qui entend bien affirmer sa présence et faire la démonstration, si nécessaire, de sa puissance. C’est une leçon qui s’adresse tout autant à
la Géorgie qu’aux pays baltes, à l’Ukraine, à la Pologne et à la République Tchèque. C’est aussi un avertissement à l’actuel et au futur occupant de la Maison Blanche au sujet de l’installation
d’un « bouclier anti-missile » américain, en Pologne. Sous prétexte de protéger le monde occidental contre une prétendue « menace iranienne », ce dispositif militaire vise essentiellement la
Russie.
La guerre entre la Russie et la Géorgie est, des deux côtés, une guerre réactionnaire. Elle n’a rien à voir avec les droits nationaux des Ossètes, ni avec ceux des Géorgiens. C’est une lutte pour
une nouvelle répartition des sphères d’influence entre puissances capitalistes, une lutte impérialiste pour le contrôle des voies de communication et de commerce. Le nationalisme, en Géorgie,
chez les Ossètes, les Abkhazes et les autres minorités de la région, n’offre aucune issue. Notre combat doit être d’unir les travailleurs de toutes les nationalités et de tous les pays dans une
lutte commune pour le renversement du capitalisme et la création d’une fédération socialiste du Caucase et de la Russie, dans laquelle les minorités seraient libres de toute forme de
discrimination nationale, sociale ou politique.
Greg Oxley
PCF Paris
]]>fr2008-08-24T06:45:03Z
http://www.lheninois.com/article-22152967.html
fr2008-08-24T16:28:50Z
http://www.lheninois.com/article-22123861.html
Dix soldats français tués dans des combats avec les talibans.
Vingt et un blessés. La guerre n’est pas une abstraction. Pour les familles et les proches de ces soldats, jeunes pour la plupart, c’est l’irruption dans la vie quotidienne du deuil et de la
souffrance. Du désarroi peut-être. La mort d’un soldat n’est pas un accident. On entend désormais parler le plus souvent de missions de maintien de la paix, d’assistance aux populations. Ces
morts viennent rappeler que notre pays est en guerre, en Afghanistan et que la guerre tue.
Sarkozy se dit résolu « à poursuivre la lutte contre le terrorisme » et que « la cause est juste, c’est l’honneur de la France et de ses armées que de la défendre ». Est-ce le
cas ? Les talibans, chassés du pouvoir en 2001, veulent le reconquérir et mènent pour cela une lutte sans relâche. Mais malgré sept ans de guerre et 70 000 soldats sur place, ni les forces de
l’OTAN ni les forces directement sous commandement américain ne sont parvenues à les contenir, en s’enlisant dans ce qu’il faut appeler une sale guerre.
Les talibans semblent au contraire plus forts que jamais. Les politiques de développement et de reconstruction en revanche sont toujours balbutiantes, les sommes versées disparaissent dans les
réseaux multiples de la corruption, le trafic de l’opium est florissant qui profite aussi bien aux taliban qu’aux seigneurs de la guerre ou aux chefs de clan. Le pouvoir vient d’adopter une
nouvelle Constitution approuvée par l’occident qui définit l’Etat afghan comme un État islamique fondé sur la loi coranique, c’est-à-dire la charia. Et ce serait ce pouvoir qui aurait à coeur de
conduire la marche du pays vers la démocratie ?
Les USA comme Sarkozy justifient la guerre afghane par la lutte contre le terrorisme. Il n’en est rien sur le terrain en termes militaires comme il n’en est rien dans le monde en termes
politiques. Le terrorisme ne naît pas forcément du désordre du monde mais il s’en repaît.
« La présence à long terme des troupes françaises à cet endroit du monde ne me semble pas décisive » disait Sarkozy le 26 avril 2007. Ils s’inscrivaient dans la continuité des distances
prises par Chirac vis à vis des intérêts américains dans cette région du monde et de ce qui était devenu selon l’expression convenue un bourbier. Mais le 3 avril dernier, il annonçait à Bucarest
au sommet de l’OTAN l’envoi de 800 soldats français en Afghanistan en plus des 2200 qui y étaient déjà. Une décision régalienne prise sans vote du Parlement, les députés étant simplement
autorisés à s’exprimer selon le vieux principe « Cause toujours, tu m’intéresses ».
Dans le même élan, la France revenait dans le commandement intégré de l’OTAN et signait de fait son alignement sur la stratégie géopolitique de l’administration Bush. Le monde en ces jours d’août
devient inquiétant. A la crise économique s’ajoute la tension dans le Caucase et comme un retour à un climat de guerre froide. Le chaos afghan vient rappeler que dans cette partie du monde, comme
un domino entre les puissances nucléaires que sont la Chine, l’Inde, le Pakistan, la Russie, dans ce maillon entre les champs de pétrole et les terminaux pétroliers, une autre partie se joue,
orchestrée par les USA et l’OTAN.
Elle n’a rien à voir avec l’établissement de la démocratie mais a pour enjeu le contrôle du monde. L’OTAN qui fut pendant la guerre froide l’organisation militaire faisant face à l’URSS au nom de
l’équilibre entre les superpuissances est maintenant le bras armé, partout dans le monde, de la superpuissance américaine. La France n’a rien à y gagner. Elle y perd, tragiquement.
]]>fr2008-08-22T13:09:39Z
http://www.lheninois.com/article-22114256.html
En
attendant la rentrée, la Fédération du Pas-de-Calais du Parti Communiste avait organisé, comme chaque année, son traditionnel barbecue fédéral au parc Deleury de Sallaumines.
Plus d'une centaine de militants communistes étaient présents, dont David Noël et une dizaine de militants communistes d'Hénin-Beaumont, mais aussi Jean-Claude Danglot, sénateur et
secrétaire fédéral, Dominique Watrin, vice-président du conseil général et membre du secrétariat fédéral, Yves Coquelle, Jean-Michel Humez, secrétaire de la section de Lens
et conseiller municipal, Jean-Louis Fossier, secrétaire de la section de Courrières et conseiller municipal, Guillaume Sayon, coordinateur départemental des Jeunes Communistes et
conseiller municipal d'Avion.
Bertrand Péricaud, membre du Secrétariat Fédéral, a appelé tous les communistes à se mobiliser dès la rentrée contre les mauvais coups de la droite, mais aussi pour la Fête de l'Humanité,
du 12 au 14 septembre, sur laquelle notre Fédération tiendra un stand, comme chaque année.
A un moment où la survie de notre journal est menacée, tous les militants communistes doivent se mobiliser pour sauver l'Humanité en envoyant des dons et en s'abonnant.
Dès la rentrée, les militants communistes plancheront sur la base commune de discussion et les textes alternatifs qui pourraient être proposés. Notre 34ème congrès sera un moment déterminant. Les
adhérents auront la parole !
Regonflés à bloc, les militants communistes ont surtout profité de ce barbecue fédéral pour se retrouver dans la bonne humeur, manger une brochette et discuter avec passion. Un moment de détente
avant une rentrée de septembre combattive !
]]>fr2008-08-21T06:30:03Z
http://www.lheninois.com/article-22081011.html
La section d'Hénin-Beaumont du Parti Communiste
Français exprime son émotion et sa consternation devant la mort de 10 soldats français (et 21 blessés) dans une embuscade des Talibans en Afghanistan.
Cette tragédie suscite un choc émotionnel légitime. Elle doit aussi pousser à la réflexion nécessaire sur la politique étrangère de la France, sur le sens de ses engagements à l’extérieur et sur
la façon dont notre pays, avec ses partenaires européens, doivent contribuer à faire face aux enjeux du monde d’aujourd’hui.
Nicolas Sarkozy avait avancé la nécessité de retirer les troupes françaises d’Afghanistan durant la campagne des élections présidentielles. Loin de concrétiser ce choix il s’est au contraire
engagé à renforcer la présence militaire française au côté des Etats-Unis et dans le cadre de l’OTAN. Il a décidé dans le même mouvement de réintégrer militairement complètement cette
organisation.
La section d'Hénin-Beaumont du PCF avait mené campagne et organisé une conférence de presse pour le retrait des troupes françaises d'Afghanistan. Le PCF d'Hénin-Beaumont réitère sa condamnation
de cette politique aventureuse et dangereuse qui a enlisé la France en Afghanistan. Cette politique de guerre et d’alignement ne règle rien et n’a fait qu’ aggraver la situation.
Au chaos irakien s’ajoute maintenant le chaos afghan. L’Afghanistan a besoin de sécurité, de développement, de démocratie : l’inverse de ce que les Talibans et les forces extémistes imposent à ce
pays, aux femmes et à tout le peuple : des pratiques obscurantistes, violentes et totalement anti-démocratiques. En contribuant à la politique de force de l’OTAN, les autorités françaises n’ont
fait que participer à l’exacerbation des tensions dans un contexte dont les Talbans se nourissent.
La France doit retirer ses troupes d’Afghanistan, renoncer à l’intégration complète dans l’organisation militaire de l’OTAN et provoquer, au sein des Nations Unies, avec ses partenaires
européens, une mise à plat urgente des opérations de maintien de la paix, en particulier concernant l’Afghanistan, pour en redéfinir les principes, les moyens et les finalités qui doivent
correspondre, avec de vrais projets de reconstruction, aux besoins réels des populations, en favorisant la paix, le développement dans toutes ses dimensions, la démocratie et le respect des
droits humains.
]]>fr2008-08-20T14:36:58Z
http://www.lheninois.com/article-22046169.html
fr2008-08-19T06:40:03Z