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  • Secrétaire de la section d'Hénin-Beaumont du PCF et membre du secrétariat fédéral du PCF 62, vice-président d'Un Nouvel Elan pour Hénin-Beaumont, je suis aussi syndicaliste enseignant, militant altermondialiste et de la LDH.
  • Pas-de-Calais Hénin-Beaumont

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Liberté 62

Vendredi 3 septembre 2010 5 03 /09 /2010 10:30

Eric-Woerth-5.jpgUn courrier saisi lors d'une récente perquisition prouve que l'actuel ministre du Travail est bien intervenu, en mars 2007, auprès de Nicolas Sarkozy pour lui demander d'attribuer la Légion d'honneur à Patrice de Maistre, financier des Bettencourt... et grand donateur de la campagne présidentielle.

Une simple lettre, découverte à la mi-août lors d'une perquisition, fragilise la position d'Eric Woerth. L'actuel ministre du Travail a toujours affirmé ne pas être intervenu  dans l'octroi, en juillet 2007, de la Légion d'honneur à Patrice de Maistre, futur employeur de son épouse et gestionnaire de fortune des Bettencourt. Il a maintenu cette version lorsqu'il a été entendu comme témoin, le 29 juillet dernier, par la police judiciaire dans l'enquête sur un éventuel trafic d'influence autour de cette décoration. Or, selon nos informations, le procureur Courroye et les policiers de la Brigade financière disposent aujourd'hui d'un élément crucial qui infirme cette version : une lettre signée d'Eric Woerth lui-même, datée du début du mois de mars 2007.

Une nouvelle audition d'Eric Woerth paraît inévitable

Ce courrier, adressé à Nicolas Sarkozy, place Beauvau, recommande Patrice de Maistre pour l'obtention de cette décoration. A l'époque, Eric Woerth est à la fois trésorier de l'UMP et du candidat à l'élection présidentielle. Quant à Nicolas Sarkozy, il se trouve pour quelques semaines encore à la tête du ministère de l'Intérieur, qu'il s'apprête à quitter pour se consacrer à la campagne.

Dans la lettre, rédigée sur du papier à en-tête d'une association de soutien à l'action de Nicolas Sarkozy, Eric Woerth vante les mérites de Patrice de Maistre, membre du Premier cercle, rassemblant les principaux donateurs de Sarkozy. Le gestionnaire de fortune est, par ailleurs, un collecteur de fonds légaux pour l'UMP. Avec ce document, l'hypothèse d'une récompense pour ses bons et loyaux services prend corps.

Interrogé le 30 août par L'Express, pour savoir s'il était intervenu par écrit ou oralement dans le dossier d'attribution de Légion d'honneur, Eric Woerth n'a pas souhaité entrer dans le détail. Il a simplement répété que cette remise de décoration n'avait donné lieu à "aucune contrepartie".

Quant à l'avocat de Patrice de Maistre, Me Pascal Wilhelm, il nous a indiqué que son client avait découvert l'existence de cette lettre le 25 août, lorsque les policiers l'ont interrogé pendant six heures. Une nouvelle audition d'Eric Woerth semble désormais inévitable.


Source : L'Express
Mardi 31 août 2010

Par David NOËL - Publié dans : Affaires - Communauté : Parti Communiste Français
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Vendredi 3 septembre 2010 5 03 /09 /2010 06:30

logoFSU3 La période estivale a été marquée par la persistance de la crise économique et sociale. Et les questions d’insécurité ne doivent pas occulter, comme tente de le faire le gouvernement de manière honteuse et dangereuse, les enjeux de cette rentrée. Car au lieu de remettre en cause les politiques qui ont conduit à la crise, il s’acharne à imposer des plans de rigueur dont les salariés font les frais.

La Fonction publique est lourdement mise à mal. Comme tous les salariés, les fonctionnaires devraient payer le prix fort pour pérenniser le système de retraites et devraient travailler plus longtemps pour gagner moins. En plus de ces mesures communes d’âges, ils se voient infliger de graves remises en cause : alignement des taux de cotisation, disparition des dispositifs de départs anticipés,restriction d’accès au minimum garanti... Et puis, après le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, voici venu le temps de diminuer leurs salaires ! Les conséquences sont faciles à deviner mais lourdes de conséquences : dégradation des conditions de travail et remise en cause des services publics.

Rien n’est joué aujourd’hui !

Face à cette situation préoccupante, les organisations syndicales montrent leur détermination dès la rentrée à refuser ensemble cette politique. Par une mobilisation de grande ampleur le 7 septembre, nous pouvons, ensemble salariés du public et du privé, retraités, chômeurs et jeunes, faire reculer le gouvernement. Pour la FSU, non seulement il est possible d’inverser les choix actuels, de prévoir les financements nécessaires mais cela est indispensable pour contribuer à plus de justice sociale, à plus d’égalité, de solidarité et de progrès social.

Rendez-vous le 7 septembre !

Par David NOËL - Publié dans : Retraites - Communauté : les anti-capitalistes
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Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /2010 10:30

Conf-de-presse-31-08-10-Vdn.jpg |  ON EN PARLE |

Rarement le siège de la Ligue des droits de l'homme n'aura accueilli hier autant d'organisations politiques, syndicales ou citoyennes. 43, en tout, sont signataires d'un même appel à défendre samedi à Hénin-Beaumont, les « valeurs de la République » et s'opposer aux mesures gouvernementales d'expulsion des Roms. « Cela montre bien l'ampleur de la mobilisation », se félicite Annie Pruvot, présidente de la fédération départementale de la LDH, moteur de cette journée d'action déclinée dans toute la France. À Hénin pour le Pas-de-Calais. Pourquoi là ? Pas la peine de tourner autour du pot, reconnaît sans ambages Alain Pruvot, délégué local : « Hénin est un pôle central et il y a la présence d'un Front national extrêmement virulent. On reproche justement à Nicolas Sarkozy une dérive vers les thèses de l'extrême-droite. »

« Carton rouge »

Et c'est bien au président de la République « et aux siens » que les signataires de l'appel désirent adresser un « carton rouge. Il est normalement le garant de la Constitution, celui qui doit rassembler les Français. La situation est d'une gravité exceptionnelle en raison des propos et des mesures prises à l'égard de Roms. Cela fait longtemps que la Ligue dénonce la xénophobie d'État. On porte atteinte aux principes de la République, la paix civile est menacée », assène Alain Pruvot, qui dit craindre des « dérapages xénophobes ». SUD Éducation dénonce « la loi Besson qui s'enrichit sans cesse et signifie toujours plus de précarité pour les étrangers ». « On cherche des boucs émissaires pour faire oublier la lutte des classes », renchérit David Noël (PCF). Pour l'UNSA, « c'est l'Union européenne qui ne joue pas son rôle ». La représentante de Solidarité citoyenneté rappelle que cette mobilisation devra perdurer au-delà de samedi. « Il faut se revoir pour avoir une vision globale sur le secteur », convient Annie Pruvot. La LDH organise une journée de formation sur les Roms le 23 octobre. Peut-être à nouveau à Hénin-Beaumont.

C. L. C.

Samedi 4 septembre, rassemblement à 16 h 30 devant l'hôtel de ville. Défilé rues Henri-Leclercq, Napoléon-Demarquette, de l'Abbaye, place de la République, rue Montpencher, place Carnot. Retour devant l'hôtel de ville pour une prise de parole et des chants. Fin à 18 h 30.


Source : La Voix du Nord
Mercredi 1er septembre 2010

Par David NOËL - Publié dans : Passages presse - Communauté : Parti Communiste Français
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Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /2010 06:30

Eric-Woerth-4.jpgJean-Louis Nadal, le procureur général près la Cour de cassation se saisit du dossier.

Un nouveau front judiciaire menace Eric Woerth. Jean-Louis Nadal, le procureur général près la Cour de cassation, envisage de saisir la Cour de justice de la République concernant des infractions présumées de prise illégale d’intérêt et de favoritisme de l’ancien ministre du Budget. Selon nos informations, Jean- Louis Nadal a signé durant l’été, le 17 août, deux courriers. L’un à Philippe Ingall-Montagnier, le procureur général de Versailles, et à ce titre supérieur hiérarchique du procureur Philippe Courroye à Nanterre.

Dans cette lettre, Jean-Louis Nadal réclame la communication de tous les éléments du dossier pénal susceptibles de concerner une éventuelle prise illégale d’intérêt ou un délit de favoritisme. Il vise notamment les soupçons concernant le dossier fiscal de Liliane Bettencourt et l’embauche de Florence Woerth comme gestionnaire de fortune de la milliardaire. Le deuxième courrier a été adressé à François Baroin, actuel ministre du Budget. Cette fois-ci, le procureur Nadal réclame une copie du rapport de l’Inspection générale des finances. Ce rapport, commandé par le successeur d’Eric Woerth, a finalement blanchi ce dernier de tout soupçon concernant d’éventuelles interventions en matière fiscale.

"Sa démarche est un peu osée..."

"Nous avons également demandé communication des annexes de ce rapport", précise-t-on dans l’entourage de M. Nadal où, en de fin de semaine, on restait encore sans réponse des deux destinataires. A l’origine de ce nouveau front judiciaire, un courrier de Corinne Lepage daté du 11 août dernier. La députée européenne estime dans sa lettre au procureur général que l’affaire Woerth témoigne d’une situation "de blocage", "extrêmement préjudiciable pour notre pays". "L’accès à une justice impartiale et indépendante est un droit pour les citoyens, un devoir pour l’Etat", écrit-elle.

Réputé indépendant, ancien procureur général de la cour d’appel de Paris quand Philippe Courroye y était juge d’instruction, Jean-Louis Nadal, nommé en 2004 à la Cour de cassation, a donc décidé de s’emparer du dossier. "Sa démarche est un peu osée, commente un juriste. Sur le papier, le procureur général près la Cour de cassation est bien celui qui peut saisir la Cour de justice, après avis conforme de la commission des requêtes. Mais il doit être lui-même saisi par un parquet. En écrivant au parquet général de Versailles et en demandant les pièces, Jean-Louis Nadal a pris les devants." "Nous allons évaluer la pertinence des documents que nous avons demandés, et ensuite nous verrons s’il y a lieu de saisir la commission des requêtes", détaille- t-on dans l’entourage du procureur général.

Outre ce volet fiscal concernant ses fonctions de ministre du Budget, l’actuel ministre du Travail est également sous la menace de l’enquête en cours concernant la Légion d’honneur de Patrice de Maistre, l’homme de confiance de Liliane Bettencourt. Réentendu six heures en garde à vue cette semaine, Patrice de Maistre ne s’est pas caché, devant les policiers, des deux interventions faites pour obtenir sa décoration. La première, en mars 2007, auprès de l’avocat Jacques Rossi, ancien directeur général du groupe Bolloré, qui a conduit à l’ouverture d’un dossier auprès de Laurent Solly, alors au cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur.

Le jour de la mort d’André Bettencourt

Puis, après l’élection présidentielle, c’est auprès d’Eric de Sérigny, un proche d’Eric Woerth, que Patrice de Maistre a renouvelé sa demande. Camarade de chasse de Maistre, au même titre que l’héritier Peugeot, Robert Peugeot, Eric de Sérigny est un des fondateurs du club du Premier cercle réunissant les donateurs de l’UMP. "Patrice de Maistre ne s’est jamais caché de son appartenance au Premier cercle…", soupire un de ses proches. Un dîner de "remerciement" a même été organisé au printemps 2008, réunissant les époux Woerth, Eric de Sérigny et Patrice de Maistre à l’hôtel de Seignelay, rue de Lille, à Paris (cet hôtel particulier appartient à Bercy).

Promu chevalier de la Légion d’honneur le 14 juillet 2007, Patrice de Maistre a embauché Florence Woerth en novembre 2007 au sein de la société en charge de la gestion de la fortune de Liliane Bettencourt. S’agissait-il d’un renvoi d’ascenseur ? Eric Woerth lui a accroché le ruban rouge en janvier 2008… La cérémonie initiale avait pourtant été prévue le 19 novembre 2007, mais avait été annulée à la dernière minute. Ce jour-là décédait André Bettencourt…


Source : Laurent Valdiguié - Le Journal du Dimanche
Dimanche 29 Août 2010

Par David NOËL - Publié dans : Affaires - Communauté : Parti Communiste Français
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Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /2010 10:30

Jacques-Chirac-2.jpgLe remboursement, avant le procès, à la Ville de Paris, crée la polémique.

L’UMP paiera-t-elle l’ardoise des emplois présumés fictifs de la Mairie de Paris ? Jacques Chirac a admis avoir "souhaité" que soient remboursées les sommes à la Ville de Paris tout en réaffirmant n’avoir commis aucune "infraction pénale". Une position un peu contradictoire… Officiellement encore, l’ancien Président agit "dans le souci d’apaiser une source de polémique préjudiciable à Paris et à ses habitants, quelles que soient leurs opinions politiques". Derrière ce discours de façade, que cache cet arrangement, qui a suscité en quarante-huit heures la colère des Verts parisiens, d’Eva Joly et, sous cape, de quelques élus PS et UMP ?

Petit retour en arrière: protégé par son immunité présidentielle, Jacques Chirac a vu se dérouler de loin, pendant dix ans, les deux procès d’Alain Juppé et des emplois fictifs du RPR. A l’époque, les investigations sur sa propre implication avaient été "gelées" dans l’attente de son départ de l’Elysée. L’enquête le concernant sur les chargés de mission du RPR est d’ailleurs toujours en cours au tribunal de Nanterre. En parallèle, à la suite des révélations, en mai 1998, de l’ancien directeur du personnel de la Mairie Georges Quémar, le parquet de Paris avait ouvert une enquête sur les chargés de mission de la Ville. Cette enquête a débouché, en novembre dernier, sur le renvoi de Jacques Chirac devant le tribunal correctionnel de Paris pour "détournement de fonds publics". Selon la juge d’instruction Xavière Simeoni, l’ancien maire était le "concepteur, l’auteur et le bénéficiaire du dispositif". Pourtant, un mois avant ce coup de Trafalgar, le procureur Jean-Claude Marin avait signé un réquisitoire de non-lieu complet. La décision de la juge Simeoni oblige aujourd’hui la défense de l’ancien président de la République à des ajustements.

L’ÉCHANGE

Le premier acte consiste à "sortir la Ville de Paris de l’audience". Dans tout procès, l’avocat de la partie civile, aux côtés du procureur, fait entendre les intérêts des victimes. En acceptant aujourd’hui un accord financier (qui doit encore être soumis au vote du Conseil de Paris) en échange du retrait de sa partie civile, l’actuel maire se prive de toute présence au procès. "C’est d’autant plus choquant, glisse un élu parisien sous couvert d’anonymat, qu’au-delà des histoires d’argent, il y avait un système à dénoncer…" "Nous avons fait ce choix dans un souci patrimonial des intérêts de la Ville, confie pour sa part Me Mignard. La Mairie récupère l’intégralité de sa créance, au centime près, et se met à l’abri de l’incertitude d’un procès", ajoute l’avocat. Mais Me Mignard, alors que le procureur à l’audience ne soutiendra déjà pas l’accusation, ne fera pas entendre le son de sa voix.

LE CALCUL D’APOTHICAIRE

Comment la Ville et le camp Chirac sont-ils arrivés à la somme de 2,2 millions d’euros, comprenant aussi les 100.000 euros de frais d’avocat de la Ville ? Pour parvenir à ce montant, l’UMP prendrait à sa charge 1,65 million d’euros et Jacques Chirac, 550.000 euros. Sur quelles bases ? A regarder de près les 21 emplois fictifs finalement retenus par la juge Simeoni sur les 35 initiaux, plusieurs cas de figure très différents cohabitent. Ceux des trois collaborateurs de Jean de Gaulle, le petit-fils du général, ceux de collaborateurs de l’ancien parti de droite, le CNI, ceux de "la cellule corrézienne", mais aussi les salaires de Marie-Thérèse Poujade, l’épouse du maire de Dijon, sans réelle activité, selon l’enquête, ou celui de François Debré, qui, lui-même, face aux policiers, avait admis que son embauche à la Mairie n’était destinée qu’à "faire plaisir à son père", Michel Debré.

En clair, certains parmi les 21 emplois fictifs ne semblent pas avoir eu une quelconque activité en lien avec le RPR… "Selon la cour d’appel de Versailles, tout cela dans son ensemble correspondait au système du RPR", assure Me Mignard, persuadé que l’UMP, succédant à l’ancien parti gaulliste, "est bien en droit de payer". N’empêche, plusieurs autres juristes s’interrogent sur les raisons pour lesquelles l’UMP mettrait la main à la poche… "Le fait, pour un parti, de payer une dette qui ne le concerne pas pourrait être un abus de confiance", tempête Eva Joly. "Ce débat est un non-sujet, réagit Me Jean Veil, avocat de l’ancien Président. Pensez- vous sérieusement que l’on puisse courir le risque d’une nouvelle infraction éventuelle?" s’agace-t-il.

UNE DEMANDE DE REPORT

Alors que, jusque-là, toute la défense Chirac consistait à séparer les deux dossiers, celui de Nanterre et celui de Paris, espérant obtenir deux non-lieux dans deux dossiers fractionnés, elle réclame aujourd’hui... leur jonction. Le 1er octobre prochain, date d’une audience de fixation devant le tribunal de Paris, la défense de Jacques Chirac compte solliciter un report du procès parisien, prévu à la fin de l’année. "Nous ne voulons pas être jugé deux fois…" admet Jean Veil, qui va demander au tribunal parisien d’attendre que le tribunal de Nanterre se dessaisisse. "Il ne s’agirait de différer que de quelques mois", assure-ton dans l’entourage de l’ancien président de la République, qui fêtera ses 78 ans fin novembre.

UNE ÉVENTUELLE DISPENSE DE PEINE

Anticipant une possible condamnation, le dédommagement préalable de la Mairie de Paris permettrait aussi à la défense de Jacques Chirac de plaider au final une "dispense de peine". L’article 132-59 du Code pénal permet en effet à toute personne condamnée de solliciter cette mesure de clémence. Il faut réunir trois critères : que "le reclassement du coupable soit acquis", que "le trouble résultant de l’infraction ait cessé" et, surtout, que "le dommage causé soit réparé". En obtenant que l’UMP rembourse par avance la Ville de Paris, Jacques Chirac a, d’ores et déjà, "réparé un préjudice", même s’il nie l’avoir commis. Une façon prudente de se préparer au pire.


Source : Laurent Valdiguié - Le Journal du Dimanche
Dimanche 29 Août 2010

Par David NOËL - Publié dans : Affaires - Communauté : Parti Communiste Français
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Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /2010 06:30

Conf-de-presse-31-08-10.JPG Hier matin, Alain Pruvot, secrétaire de la section d'Hénin-Carvin de la LDH et David Noël, secrétaire de la section d'Hénin-Beaumont du PCF étaient sur le marché d'Hénin-Beaumont où nous avons distribué plusieurs centaines de tracts appelant à la manifestation du 4 septembre contre la xénophobie et la politique du pilori. Beaucoup d'Héninois nous ont apporté leur soutien.

A 11h, les organisateurs se sont retrouvés pour une conférence de presse en présence de La Voix du Nord et de Radio PFM. Alain Pruvot, délégué régional et Danièle Pruvot, présidente de la Fédération du Pas-de-Calais de la LDH ont  remercié les participants et sont revenus sur le déroulement de la mobilisation dans le Pas-de-Calais et le pourquoi de cette mobilisation nationale et départementale ainsi que les raisons du choix de la ville d’Hénin-Beaumont pour la manifestation départementale dans le Pas-de-Calais.

De nombreuses organisations étaient représentées : l'Alliance Républicaine, avec sa présidente et trois adjoints, ATTAC, Europe Ecologie, la FSU 59/62, les Jeunes Verts avec Marine Tondelier, JPA 62, la LDH 62 et Hénin-Carvin, la Ligue de l’Enseignement 62, le Modem Hénin-Beaumont avec Christine Coget, le MRAP, le MRC Hénin-Beaumont avec Jean-Pierre Policante, Un Nouvel Elan pour Hénin-Beaumont avec Pierre Ferrari, le Parti de Gauche, le PCF 62 et Hénin-Beaumont, le PS 62 avec une représentante de son secrétariat fédéral et Jean-Pierre Corbisez, maire de Oignies, conseiller général et président de la CAHC, RESF, le SNES académique avec Karine Boulonne, Solidaires, et l'UNSA 62.

Les militants communistes et les militants d'Un Nouvel Elan pour Hénin-Beaumont distribueront plusieurs milliers d'exemplaires du tract départemental (à télécharger ici) et du tract local dans les quartiers populaires de notre ville.

Inévitablement, le journaliste présent pour La Voix du Nord nous a questionnés sur le fait de retrouver au sein d'un même collectif l'Alliance Républicaine et Un Nouvel Elan pour Hénin-Beaumont, dont le PCF est partie prenante. La réponse est évidente : Un Nouvel Elan pour Hénin-Beaumont, association de rassemblement progressiste et anti-corruption et association solidaire et sociale a toujours brandi le drapeau de l'unité et nos organisations participent depuis longtemps à de nombreux collectifs, mais en effet, c'est une des premières fois que nous sommes amenés à cotoyer l'Alliance Républicaine dans un collectif. Nous nous félicitons que l'Alliance Républicaine, qui ne voulait pas entendre parler de ce type de manifestation pour ne pas "victimiser le FN" ait choisi de nous rejoindre pour dénoncer l'inquiétante dérive xénophobe de la droite. Enfin !

Je l'ai déjà écrit à de nombreuses reprises, le PCF est attaché à l'unité : unité de la gauche et unité du mouvement social dans les luttes. Nous entretenons des relations cordiales avec l'ensemble des organisations républicaines sauf avec l'Alliance Républicaine qui nous a salis, a présenté avec une rare malhonnêteté intellectuelle notre combat anti-corruption comme un soutien à la corruption (sic), reprenant parfois mot pour mot les injures du FN, et a boycotté toutes nos initiatives. Si aujourd'hui l'Alliance Républicaine est prête à saisir la main que nous n'avons cessé de lui tendre, tant mieux !

Face à la dérive xénophobe d'un pouvoir empêtré dans les affaires et qui mène une véritable politique de classe au service des riches, face aux torrents de haine déversés par l'extrême droite raciste et antisémite de Jean-Marie Le Pen, spécialistes de la division des classes populaires, nous ne serons pas trop nombreux pour convaincre nos concitoyens de ne pas céder aux sirènes du national-populisme et promouvoir, partout, les valeurs de la République, la liberté, l'égalité et la fraternité.

Par David NOËL - Publié dans : Dérives sécuritaires - Communauté : Parti Communiste Français
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Mardi 31 août 2010 2 31 /08 /2010 14:30

Inventaire-Bettencourt.jpgLe Marianne de samedi 28 août apporte de nouvelles informations exclusives sur la complaisance fiscale dont a bénéficié Liliane Bettencourt. Nous publions ci-dessous en avant-première un résumé de l'enquête, ainsi que l'inventaire des bijoux de la milliardaire.

Non, l’affaire Woerth-Bettencourt n’est pas terminée. Elle ne fait même sans doute que commencer. Cette semaine, en effet, Marianne  a pu prendre connaissance d'un certain nombre d'éléments du dossier fiscal de Liliane Bettencourt, la première contribuable française. Et notamment sa déclaration de patrimoine pour le calcul de l'ISF sur ses revenus de l'année 2006, ainsi que le courrier du fisc qui lui accorde le bénéfice du bouclier fiscal en 2008 sur ses impôts de 2007 (et donc sur ses revenus de 2007).

Ces nouveaux documents ne peuvent que relancer le volet politique de l'affaire, tant les passe-droits fiscaux dont l’héritière L’Oréal bénéficie défient l'entendement. Ces nouvelles pièces versées au dossier feront à coup sûr mauvais genre à la veille de la grande manifestation du 7 septembre contre la réforme des retraites.
Car ce que nous avons découvert est… effarant ! En décortiquant ces liasses de documents, on comprend tout à la fois l'incroyable injustice que représente le fameux bouclier fiscal à 50 %, mais aussi, mais surtout, l’impunité dont bénéficie une poignée de super-riches français. Sous l'ère Sarkozy, et de façon spectaculaire, mais, en réalité, depuis de longues années. Où l’on découvre, en outre, qu’il est plus facile d’abuser le fisc quand on est riche que lorsqu’on gagne le Smic…

Quatre informations majeures à retenir :

1) En 2008, Liliane Bettencourt a touché non pas 30 millions d'euros de restitution au nom du bouclier fiscal comme il a été écrit, mais très exactement 32.665.513 euros
 
2) Outre l'évasion fiscale déjà connue à propos de l'île d'Arros et de ses comptes en Suisse, il apparaît que Mme Bettencourt sous-évalue notoirement les biens immobiliers qu'elle déclare au fisc. Notamment sa maison bretonne de l'Arcouest (3,9 hectares, 25 pièces, dépendance, tennis, piscine et vue imprenable sur l'océan : 827.000 euros !) et sa maison de Formentor sur l'île de Majorque en Espagne (2000m² de terrain, 7 pièces, 275 m² habitables : 255.966 euros !). Sans parler des demeures de M. André Bettencourt en Seine-Maritime dont l’une d’entre elles vaut sans doute le triple de la valeur déclarée au fisc.
 
3) La sous-évaluation rocambolesque des « meubles meublants » de ces différentes propriétés : 30.000 euros de meubles seulement à L'Arcouest, 24.000 euros pour l'hôtel particulier de Neuilly. Cette dernière demeure étant déclarée à 8,7 millions d'euros, les meubles devraient représenter environ 5 % de cette somme, soit 400.000 euros.
 
4) La sous-évaluation des bijoux (une centaine de pièces de toute beauté pour 6,3 millions d'euros) dont nous nous sommes procurés le constat d'huissier (voir ci dessous le procès-verbal de constat) qui les répertorie et la totalité des images.
 
Autre élément et non des moindres : selon nos informations, la régularisation de la situation fiscale de Mme Bettencourt, annoncée par elle-même fin juin, ne s'effectuerait plus à l'amiable. Elle fait désormais l'objet d'un ESFP : examen de situation fiscale personnelle. Autrement dit, le fisc épluche tout. Du coup, Mme Bettencourt aurait provisoirement renoncé à réclamer le bénéfice du bouclier fiscal pour l'année 2010 en attendant la fin de la procédure de redressement.
 
L’intégralité de cette histoire hallucinante, documents et photos à l’appui est évidemment à retrouver dans Marianne, samedi matin. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’à l’évidence, le feuilleton Woerth-Bettencourt continue !


Source : Marianne 2
Vendredi 27 août 2010

Par David NOËL - Publié dans : Affaires - Communauté : Les antilibéraux
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Mardi 31 août 2010 2 31 /08 /2010 10:30
Par David NOËL - Publié dans : Audio et vidéos - Communauté : Parti Communiste Français
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Mardi 31 août 2010 2 31 /08 /2010 06:30

 

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logo cftc Logo CFE-CGClogo cgtAprès les fortes mobilisations du premier semestre, et notamment le 24 juin dernier, les multiples initiatives qui ont ponctué l’été, montrent la détermination des salariés à faire entendre leurs revendications et leurs propositions concernant le projet de réforme des retraites dont le contenu est injuste et inacceptable.

 

 

 

logoFSU3 logo solidaires grandlogo UnsaLa période estivale a été marquée par la persistance de la crise économique et sociale - la situation du chômage s’aggravant encore notamment pour les jeunes - et par l’annonce de mesures de rigueur supportées essentiellement par l’ensemble des salariés. Le gouvernement poursuit une politique inadaptée en terme d’emplois et de pouvoir d’achat qui accroît les inégalités.

Au moment où le projet de réforme des retraites va être examiné par le parlement, les organisations syndicales rappellent leur ferme opposition à celui-ci. Cette réforme ne répond pas aux enjeux actuels. Les questions d’emploi notamment pour les jeunes et les seniors, celles des inégalités hommes-femmes, de la pénibilité, d’un financement durable appuyé sur une autre répartition des richesses produites, non seulement ne sont pas traitées, mais font porter à plus de 85 % les efforts sur les salariés.

La remise en cause des 60 ans avec le report à 62 et 67 ans des âges légaux va fortement pénaliser les salariés et notamment ceux ayant commencé à travailler jeunes, ceux ayant des carrières chaotiques et incomplètes, en particulier les femmes.

Les organisations syndicales considèrent aujourd’hui que rien n’est joué et appellent tous les salariés du privé et du public, les demandeurs d’emploi, les jeunes et les retraités à poursuivre la construction d’une mobilisation de grande ampleur et à faire du 7 septembre prochain une journée massive de grèves et de manifestations.

Le gouvernement et les parlementaires doivent entendre la mobilisation des salariés et répondre à leurs revendications pour d’autres choix en matière de retraites, d’emploi et de pouvoir d’achat. Les organisations syndicales se réuniront dès le 8 septembre pour analyser la situation et décider des suites unitaires à donner rapidement à la mobilisation.

Par David NOËL - Publié dans : Retraites - Communauté : les anti-capitalistes
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Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /2010 10:30

Jacques ChiracJacques Chirac devrait comparaître beaucoup plus serein à son procès en correctionnelle dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. L'UMP  et lui-même se sont engagés à rembourser la facture des emplois fictifs dans un protocole d'accord avec la mairie de Paris, qui va retirer en échange sa constitution de partie civile.

Selon ce protocole, révélé par «Le Canard enchaîné» et confirmé par la mairie de Paris, la Ville récupérera au total 2,2 millions d'euros, dont 1,65 million versé par l'UMP et 550 000 euros par l'ancien président de la République.
«A partir du moment où nous signons un protocole d'accord qui nous indemnise pour le préjudice subi, nous n'avons plus de raison d'être partie civile», a précisé la municipalité. Le protocole d'accord ne sera toutefois effectif qu'après son adoption lors du prochain Conseil de Paris des 27 et 28 septembre ou celui de mi-octobre.

Dès lors, le procès offrirait un horizon dégagé à l'ancien président de la République... D'autant que le parquet, qui n'avait pas demandé le renvoi devant le tribunal décidé en octobre 2009, devrait, s'il suit sa logique, requérir la relaxe au procès attendu fin 2010 ou début 2011. Jacques Chirac, qui fut maire de Paris de mars 1977 à mai 1995, est poursuivi des chefs de «détournements de fonds publics» et d'«abus de confiance» pour 21 emplois de complaisance présumés payés entre octobre 1992 et mai 1995 par son cabinet.

Des précédents avec Marc Blondel et Alain Juppé

Pour les services de Bertand Delanoë, la somme de 2,2 millions d'indemnités n'est «pas le produit d'une négociation, puisqu'elle n'était pas négociable. Elle correspond à l'intégralité des salaires, intérêts et frais d'avocats inscrits dans la procédure judiciaire». La municipalité socialiste balaie ainsi l'existence «de nombreux conciliabules et d'âpres négociations secrètes avec l'UMP», selon la formule de l'hebdomadaire satirique.

Elle minimise également la portée de cet accord d'indemnisation, auquel Bertrand Delanoë se disait favorable dès novembre 2009, en rappelant qu'une telle procédure avait déjà «prévalu et abouti dans la gestion de dossiers antérieurs concernant notamment MM. Blondel et Juppé».

En 2004, dans un autre volet de cette affaire d'emplois fictifs qui avait valu une condamnation à l'ex-Premier ministre Alain Juppé, l'UMP avait été tenue civilement responsable du préjudice de la Ville et avait dû lui verser près de 900 000 euros. La municipalité avait aussi obtenu 228 000 euros du syndicat FO pour l'emploi par son patron d'alors, Marc Blondel, d'un chauffeur-garde du corps rémunéré pendant des années par la Ville.

A l'UMP, certains ne sont pas au courant

Selon «Le Canard enchaîné», c'est Nicolas Sarkozy lui-même qui aurait proposé à Jacques Chirac l'aide du parti présidentiel pour rembourser la Ville, et l'Elysée... aurait oublié d'informer ses dirigeants de l'initiative. «Au jour d'aujourd'hui (mercredi, ndlr) il n'y a eu aucun contact entre la mairie de Paris et l'UMP dans cette affaire», a assuré mercredi Philippe Goujon, patron de la fédération UMP de la capitale.

«Ni de près ni de loin, l'UMP ne s'est penché sur cette question», avait déclaré le porte-parole adjoint du parti, Dominique Paillé, fin juillet après que l'hebdomadaire eut évoqué pour la première fois le projet d'indemnisation avant le procès. Une audience de procédure est prévue le 1er octobre au tribunal correctionnel de Paris pour fixer définitivement les dates du procès où Jacques Chirac doit comparaître avec neuf autres prévenus.


Source : Le Parisien
Mercredi 25 août 2010

Par David NOËL - Publié dans : Affaires - Communauté : Parti Communiste Français
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