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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

La section d'Hénin-Beaumont du PCF se félicite du succès de la journée de grève et de mobilisation d'hier. La lutte ne fait que commencer. Si les salariés de la SNCF, d'EDF-GDF et de la RATP perdent aujourd'hui le bras de fer qui s'engage contre le gouvernement, c'est l'ensemble des salariés qui devront, demain, cotiser 41 annuités avant de prendre leur retraite.

L'allongement de cotisation ne marche pas. Pour de multiples raisons, beaucoup de salariés préfèrent partir sans avoir cotisé le nombre d'annuités requis et partent en retraite avec une pension fortement amputée par le jeu des décôtes.
L'objectif du gouvernement reste le même : en  sapant le système par répartition, la droite travaille à la mise en place de fonds de pension.

La lutte continue donc pour le retour aux 37,5 annuités de cotisations pour tous. Les retraites doivent être financées par l'élargissement de l'assiette de cotisation (taxation des stocks options par exemple) et une hausse des cotisations patronales.

Les communistes d'Hénin-Beaumont appellent tous les Héninois à être solidaires avec les salariés en lutte et à participer nombreux aux manifestations du 20 novembre prochain, à l'appel des fédérations de la fonction publique, qui seront déterminantes pour la suite du mouvement.

Nous reproduisons ci-dessous le communiqué des syndicats de l'Union syndicale Solidaires :

Communiqué
SUD Rail, SUD Energie, SUD RATP, SUD Spectacle, SUD Culture Solidaires

La grève d’aujourd’hui s’annonce une nouvelle fois extrêmement massive dans tous nos secteurs.

Elle sera reconduite très majoritairement demain.

C’est la preuve du refus profond par les salariés de cette contre réforme, et de leur profonde capacité de mobilisation.

Dans ce contexte, nous ne voyons aucune raison de renoncer aux revendications défendues depuis le début du conflit, et qui concerne la défense du régime de retraite de l’ensemble des salariés :

* le retour à 37,5 annuités pour tous (impliquant l’abrogation des lois Balladur et Fillon)
* Un taux de liquidation de 75% du salaire de référence (derniers salaires dans le public, moyenne des 6 meilleurs mois dans le privé)
* la garantie d’une pension minimum égale à 100% du SMIC
* l’abandon des décotes
* le retour à une indexation des retraites sur les salaires et non sur les prix
* l’application de bonifications pour les métiers pénibles

Ces revendications n’ont rien d’utopique, comme le montrent les chiffrages de tous les rapports du Conseil d’Orientation des Retraites.

Leur financement peut être facilement assuré par un petit rééquilibrage de la part des salaires dans le revenu national.

Mais elles sont contradictoires avec des négociations dans les branches, qui entérinent de fait l’allongement de la durée de cotisation à 40 ans pour les régimes spéciaux, et ouvrent la porte à de nouveaux allongements pour le régime général dès 2008.

De surcroît, ces négociations par branche ne peuvent que diviser les différents secteurs des régimes spéciaux.

Elles laissent totalement de côté la question de l’avenir du régime général par répartition et du partage du travail.

Les syndicats SUD Energie, SUD Rail, SUD RATP, SUD Spectacle et SUD Culture, avec l’Union syndicale Solidaires, refusent de négocier la régression sociale que rien ne justifie.

Ils réaffirment leurs revendications pour une retraite à 37,5 ans pour tous financée par une meilleure répartition des richesses et appellent les salariés de l’ensemble des régimes spéciaux à refuser la négociation dans les branches, et à poursuivre partout le mouvement de grève reconductible.

le mercredi 14 novembre 2007
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Commenter cet article

el diablo 15/11/2007 16:01

Deux choses: 1 - les salairés ne "préfèrent" pas partir avant d'avoir cotisé au maxi...ils sont contraints : chômage et les patrons ne veullent pus d'eux ou fatigue physique et nerveuse rendant la tenue de certains postes insupportables. 2 - La CFDTisation de la confédération CGT se poursuit sous l'impulsion de Thibault. Déjà sur le référendum constitutionnel il a fallu que le CCN redresse très sérieusement  la barre...