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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par PCF

undefined La presse vient de révéler que 77% des principaux dirigeants d’entreprise français « ont vu leur rémunération bondir de 40% »... Les grands patrons français sont désormais les mieux payés des patrons européens. Ces envolées concernent les plus importants mais pas seulement.

La stupéfaction légitime de tout un chacun devant la désastreuse saga présidentielle et le sentiment d’être entré dans un pays livré aux foucades d’un égo sans égal feraient presque oublier que, pendant ce temps là, la machine libérale tourne à plein, au service des plus riches, des actionnaires et de ces PDG qui, quand ils se regardent le matin dans la glace, pensent qu’ils valent des centaines de fois plus qu’un de leurs salariés, qu’un homme ou une femme « ordinaire ».

Des lois ont été votées ces dernières années pour plus de transparence, disait-on, sur ces salaires et avantages de toute sorte. Des lois aussitôt corrigées dans l’esprit par la présidente du MEDEF ou par Sarkozy lui-même, tançant quelques patrons voyous pour estimer tout aussitôt légitimes les très hautes rémunérations qui seraient liées, selon eux, au mérite, à la performance. Ce qui n’est même pas le cas. Et de quelles performances s’agirait-il ? Servent-elles le bien public ? Le progrès social, les régions, le pays ? Non et chacun le sait. Ces performances-là servent les dividendes, la seule rentabilité financière, au prix de plans sociaux, de délocalisations, des villes sacrifiées quand l’occasion se présente de gagner encore plus.

Ils donnent des leçons, ils refusent les augmentations de salaires, ils veulent toujours plus de flexibilité, ils veulent casser l’âge de la retraite mais ils se protègent avec des parachutes dorés, ils se servent à la louche, ils s’autojustifient. Bouton, le patron de la Société Générale, que le montant pharamineux de ses stockos-options a autorisé à se passer de quelques mois de salaire pour faire acte de contrition, affiche un moral de vainqueur dans les médias. Sept milliards ont fait pschitt ! Mais il trouve son « modèle performant » et surtout, il n’est pas un « spéculateur » !

Les affaires marchent mais pour les Français, dans leur masse, le pouvoir d’achat stagne et le moral n’est pas au mieux. Le pays est en crise et de telles injustices, une telle arrogance ne peuvent que l’alimenter. Mais le dégoût et l’écoeurement peuvent produire du rejet, remettre en selle de vieux démagogues, en doper d’autres aux habits neufs. Pendant que Sarkozy baisse dans les sondages, Fillon monte. Mais l’un et l’autre ont fait le choix de la même politique au service des riches et du capital. Il n’y a pas entre eux sur ce choix l’épaisseur d’une feuille de cigarette. Bayrou serait en même temps à gauche et à droite pour dépasser, dit-il, les clivages. Mais une vraie gauche, c’est une gauche qui lutte pied à pied, qui ne se contente pas de se proclamer « anticapitaliste » mais qui l’est et construit, propose, agit et déjà dans les villes et les départements. Une gauche qui veut l’intervention des salariés dans les gestions des entreprises, la taxation des revenus financiers, une politique du crédit favorisant l’emploi et non la finance.
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