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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

alcatel.jpegLa Bourse avait anticipé hier le plan social du groupe Alcatel-Lucent.  Avec une hausse de 5,35 % et de 7 % l'avant-veille, l'action connaissait les hausses les plus importantes du CAC 40. Après les 20 000 suppressions d'emplois de 2006, 5490 emplois supprimés dans le monde, 3300 en Europe dont 1430 en France, voilà ce qu'exigeaient les actionnaires. Ces vampires de la finance seront payés avec le sang des salariés de Alcatel-Lucent.

Depuis plusieurs mois, face à la dégringolade de l'action, le directeur général, Ben Verwaayen avait annoncé ce plan boursier pour rassurer les actionnaires en prenant des mesures contre ceux qui n'y sont pour rien : les salariés. Pour la France, c'est une coupe gigantesque  de plus de 15% sur les 9000 personnes qu'emploie le groupe. 1430 salariés qui vont venir grossir le pôle emploi dans une semaine noire pour l'industrie avec Petroplus mardi. C'est la même logique mortifère qui frappe dans chaque territoire: les actionnaires veulent continuer à prélever une part de plus en plus importante de la plus value industrielle pour maintenir leurs profits.

Le premier ministre, Jean Marc Ayrault au nom de l'État, doit prendre une initiative nationale à la mesure de ce Trafalgar social et industriel, avant qu'il ne soit trop tard ! Le PCF propose que des lois et des actes forts soient pris en extrême urgence pour stopper les plans de licenciements et garantir un avenir industriel à notre pays.

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Lourdel Yves 19/10/2012 15:24


Est-ce que J.P.J. (Jean-Pierre Jouyet pour les intimes, par ailleurs Président de la CDC), fraîchement nommé Président de la BPI (Banque publique d'investissement), et que l'on présente
comme très proche du Président de la République, va aussi injurier les salariés d'Alcatel-Lucent en les traitant de "canards boiteux", comme il vient de le faire avec ceux d'ArcelorMittal en
lutte pour le maintien en activité de leurs hauts fourneaux?


Propos intolérables pour ce responsable désigné par le gouvernement PS à un poste hautement stratégique en ces temps de crise. Sauf à penser que ce sont d'abord les banques et les patrons
qui doivent bénéficier des 42 milliards de BPI au détriment des salariés et de leurs emplois.


Yves LOURDEL