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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par PCF

2013-01-18retraites.jpgLaurence Parisot vient d'engager l'offensive sur le dossier du financement des retraites. Si le premier ministre attendait un geste d'apaisement de la présidente du Medef, qui a été particulièrement bien traitée au cours de la dernière année, le voilà Gros-Jean comme devant. Conviée à Matignon pour préparer la prochaine conférence sociale des 20 et 21 juin prochains, madame Parisot a préconisé un allongement de la durée de cotisation à 43 ans d'ici 2020 et un recul de l'âge légal "à au moins 65 ans à l'horizon 2040". Pour le Medef, le travail c'est la santé donc pourquoi ne pas mourir à la tâche !

Encouragé par l'abandon en rase campagne du gouvernement sur l'Accord national interprofessionnel (ANI) qui a cédé au patronat sans disputer le moindre combat, le Medef profite de son avantage. Il lui en faut toujours plus.

Il faut changer de politique. Une majorité d'électrices et d'électeurs ont fait le choix, au printemps dernier, de ne pas poursuivre sur le chemin des régressions sociales. On se souvient combien la mobilisation de la gauche et du mouvement social contre la casse des retraites a été forte.

Mercredi, François Hollande se présente devant les commissaires européens. Jeudi, il interviendra lors d'une conférence de presse. Voilà une nouvelle occasion pour un changement de cap, pour ne plus accepter les oukases de Bruxelles qui présentera ses "recommandations" le 29 mai.

En 2010, les forces de gauche ont combattu la casse des retraites. En 2012, on a battu Sarkozy, Fillon et Woerth. Ce n'est pas pour appliquer une politique de droite en 2013.


Olivier Dartigolles
Porte-parole du PCF

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Yves Lourdel 14/05/2013 21:47


Je suis un peu perplexe (pour ne pas dire très préoccupé) face à ces attaques brutales contre nos systèmes de retraite (alors que nous les avions défendus il y a deux ans). Certes, l'Huma
nous dit qu'il s'agit d'injonctions de l'union européenne, mais je me demande s'il n'est pas question d'occuper encore une fois le terrain de la précarité. Maintenant que les salariés ont
été largement largement mis à contribution (rémunération, emploi, conditions de travail..) à qui s'en prendre sinon qu'aux retraités?


Y.L.