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International

Jeudi 16 mai 2013 4 16 /05 /Mai /2013 12:30

Manif-grece-enseignement.jpegUne fois de plus, le gouvernement grec, dirigé par Antonis Samaras (Nouvelle Démocratie, droite, soutenu par le Pasok et la gauche démocratique) veut criminaliser les protestations populaires qui s’expriment en Grèce. Cette fois, c’est aux enseignants qu’il s’en prend. Alors qu’ils ont déclenché, depuis le 13 mai, un mouvement mêlant grève particulièrement suivie, manifestations et actions d’explication, les enseignants ont reçu des ordres de réquisition. Le gouvernement argue qu’en période d’examen d’entrée à l’université, leurs actions seraient des « prises d’otage » des élèves. Il oublie toutefois que, cette année, des classes n’ont pas pu ouvrir, des cours n’ont pu avoir lieu faute d’enseignants et de moyens.

Cette casse de l’enseignement est la voie que poursuit le gouvernement, avec l’appui de la troïka. Afin d’atteindre les objectifs de déficits publics, il multiplie les coupes dans les dépenses publiques. Conséquences : hausse des heures travaillées pour les professeurs fonctionnaires, multiplication du nombre d’écoles dans lesquelles ils doivent exercer, mutation forcée de 4000 enseignants au mépris de leurs vies personnelles, et non-renouvellement de 10 000 temps partiels sous contrat.

Non content d’utiliser l’arme anti-démocratique de la réquisition, le gouvernement joue les briseurs de grève et veut criminaliser le mouvement en menaçant d’arrêter les enseignants qui participeraient à la grève prévue à partir de vendredi 17 mai. C’est une grave dérive autoritaire qui se produit, une fois de plus, en Grèce, basée sur une déformation du droit constitutionnel. En effet, selon la Constitution grecque, l’adoption de ce type de mesures ne peut avoir lieu qu’en cas de trouble à l'ordre public, de catastrophe naturelle ou de menace sanitaire.

Le PCF apporte son soutien aux enseignants qui se battent pour un avenir meilleur en Grèce, une éducation pour tous, et des conditions de travail décentes.


Gilles Garnier,
Responsable Europe du PCF

Par PCF - Publié dans : International - Communauté : Parti Communiste Français
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Mardi 23 avril 2013 2 23 /04 /Avr /2013 12:30

intervention-au-mali.jpgCes 22 et 23 avril, le Parlement est saisi par le gouvernement de la poursuite ou non, au regard des objectifs assignés, de l'opération Serval engagée au Mali le 11 janvier dernier.

Dès le début de l'engagement militaire français au Mali, le PCF a fait valoir, tout en partageant l'inquiétude des maliens devant l'avancée des djihadistes que l'action de la France soulevait de nombreux risques et d'interrogations. Le PCF a alerté sur le fait que la crise politique malienne ne pouvait en aucun cas être résolue par la seule action militaire. Quatre mois plus tard cette préoccupation reste entière.

Aujourd'hui le projet de force internationale de « sécurisation » du Mali, sous mandat de l'ONU consisterait à transformer la Misma (Mission internationale de soutien au Mali) en Minusma (Mission intégrée de stabilisation multidimensionnelles des Nations-Unies au Mali). Ainsi de son côté la France, outre la proposition de fournir 150 hommes d'état major à cette force multilatérale, implanterait une base militaire en vertu d'un accord bilatéral particulier, avec le Mali, dont les termes nous sont encore inconnus. Les autorités françaises parlent d'une présence de 1000 hommes en permanence. Ceci présage d'une implantation de longue durée qui nous inquiète. Le risque d'enlisement et de répercussions régionales (Mauritanie, Burkina Faso, Tchad, Togo...) est avéré.

Le silence et l'inaction de la France vis-à-vis des États connus pour fournir armes et appui aux groupes armés djihadistes qu'elle combat sur le terrain, mais qui par ailleurs, comptent parmi ses partenaires commerciaux restent incompréhensibles.

L'élection présidentielle fixée en juillet sans qu'aucune initiative n'ait été prise pour mettre autour d'une même table l'ensemble des forces démocratiques maliennes afin qu'elles conviennent elles-mêmes du processus d'ensemble de mises en place des installations élues, comportent par conséquent un autre risque majeur, celui d'exclure du vote une très grande partie de la population, notamment les populations rurales du nord du Mali. Or, il revient bien aux Maliens de décider de leur avenir. La crise de confiance du peuple dans des élites qui se sont enrichies personnellement est très profonde.

Pour emprunter le chemin de la paix, il faut dorénavant mettre en place une toute autre politique du développement qui équilibre, entre les collectivités territoriales et l'Etat, une politique audacieuse de coopérations. Elle implique d'associer autant que possible les autorités locales et les populations bénéficiaires. Dans un souci de transparence et d'efficacité, cela pourrait commencer par supprimer de la comptabilisation de l'AFD les dépenses non liées aux activités de développement qui gonflent artificiellement les budgets et d'envisager une taxe sur les transactions financières qui pourraient être génératrices de moyens énormes répondant aux besoins, afin de briser la spirale infernale de la survie et pour répondre enfin durablement aux droits fondamentaux humains. Cette politique de coopération et de développement devrait être soumise au contrôle démocratique et régulier de nos assemblées.

Pour faire reculer les djihadistes de façon durable et répondre aux espoirs de sécurité et de paix du peuple malien, il n'y a pas que les armes à combattre, mais aussi leurs idéologies. Il est de la responsabilité de la France de donner toutes ses chances à la démocratie, en laissant toute leur place aux intelligences citoyennes maliennes, la liberté de la presse, la liberté de circulation, la possibilité de s'organiser dans la pluralité et de réevaluer sa politique d'accueil à l'égard des migrants.

Les choix d'avenir du Mali doivent au plus vite pleinement revenir aux Maliennes et Maliens.

Par PCF - Publié dans : International - Communauté : Parti Communiste Français
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Samedi 20 avril 2013 6 20 /04 /Avr /2013 06:30

Aminata-Traore.jpgLe PCF élève une vive protestation et exprime sa forte inquiétude sur les atteintes à la libre circulation de personnalités maliennes. Aminata Traoré et le docteur Oumar Mariko, secrétaire général du Parti « Solidarité Africaine pour la Démocratie et l'Indépendance » invités à une conférence organisée à Berlin, par la Fondation Rosa Luxemburg, le Journal Allemand de Gauche PROKLA et l'Association AfricAvenir sur le thème « Le Mali à la croisée des chemins : Après l'intervention militaire et avant les élections » se sont vues refuser par les services consulaires français de Bamako une demande de visa pour circuler en Europe. Après de nombreuses protestations, Madame Aminata Traoré a pu obtenir son visa, mais Oumar Mariko n'a toujours pas la liberté de circuler. Il était aussi attendu pour une intervention au Parlement Européen à Bruxelles sur la crise au Mali.

Il semblerait que les raisons avancées par les services du consulat de France à Bamako auraient été fondées par les prises de position des deux leaders maliens inscrits sur une « liste informelle de personnes interdites de voyage en France pour leur soutien présumé au Capitaine Sanogo ».

De leur côté, les autorités allemandes et la Fondation Rosa-Luxemburg auraient conseillé dans l'urgence à Aminata Traoré et à Oumar Mariko de passer par le Consulat d'Allemagne à Bamako qui a accordé un sauf conduit, en lieu et place du visa demandé, pour un déplacement encadré pour Aminata Traoré. Il a refusé tout document à Oumar Mariko, le considérant comme « présentant un danger pour l'ordre public, la sécurité nationale, la santé publique ou pour les relations internationales avec un ou plusieurs États membres [de l'UE] et ne peut convaincre de sa disponibilité à quitter l'espace européen avant l'expiration de son visa ».

Le PCF rappelle que la liberté de circulation est le droit de tout individu reconnu dans la Déclaration universelle des Droits de l'Homme.

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Mardi 16 avril 2013 2 16 /04 /Avr /2013 06:30

Nicolas-Maduro.jpgJe salue très chaleureusement l'élection de Nicolas Maduro et du Pôle patriotique au Venezuela.

C'est la victoire d'un peuple qui a voulu garantir la poursuite du processus de transformations progressistes initié par Hugo Chavez.

Le candidat de l'opposition, Henrique Capriles, est battu après avoir mené une campagne haineuse, focalisée sur les problèmes d'insécurité, et soutenue par les classes dominantes partisanes du retour aux politiques néolibérales de privatisations et ajustements structurels qui ont, par le passé, causé tant de dégâts et d'injustices.

Le PCF réaffirme toute sa solidarité avec le peuple et les forces progressistes vénézuéliennes. L'élection de Nicolas Maduro sera aussi un atout pour le renforcement de l'union des peuples d'Amérique latine.


Pierre Laurent,
Secrétaire national du PCF

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Mardi 9 avril 2013 2 09 /04 /Avr /2013 06:30

Thatcher-mineurs.jpgPour certains elle aura mis fin au « monopole » syndical, elle a combattu l'IRA, elle a été ferme pour défendre les poussières d'empire aux Malouines par exemple, elle a refusé l'accélération de l'intégration européenne, elle a privatisé comme personne avant elle... Pour d'autres les plus nombreux en Grande Bretagne c'est l'arrogance, la certitude d'avoir toujours raison, même seule, c'est son inhumanité à l'égard des mineurs grévistes gallois ou des grévistes de la faim de l'IRA.

Peu de femmes politiques ont déchaîné autant de passions. Si la frange rétrograde et conservatrice de la population anglaise en a fait son héroïne pendant plus d'une dizaine d'années, l'immense majorité des britanniques a souffert de sa politique économique et sociale. Le miracle d'une Grande Bretagne prospère et isolée a vécu. C'est Thatcher qui a transformé ce pays en place boursière et en pôle de service sacrifiant un à un les pans de l'économie traditionnelle. S'il n'y a plus d'industries de transformation, si tous les « bijoux » du royaume ont été un à un vendus aux capitaux étrangers,  c'est grâce à madame Thatcher. A l'image de Reagan elle a inventé une droite décomplexée qui a aussi inspiré Nicolas Sarkozy. Après avoir été poussée dehors par les siens au début des années 90, elle n'est désormais plus une référence politique pour le parti de David Cameron. Ne serait-ce que par ses positions ultra-réactionnaires sur les questions de société comme sa vision de l'homosexualité. Paradoxe elle a aussi permis à toute une génération d'artistes de créer en se positionnant contre elle.

Alors si vous voulez vous souvenir de Margaret Thatcher réécoutez Renaud ou allez voir un film de Ken Loach. C'est ainsi que vous comprendrez mieux pourquoi dans les années 80 des enfants accostant un candidat travailliste aux environs de Birmingham, lui disaient « mes parents votent pour vous parce que nous on hait Magie Thatcher ». Le Parti communiste français est du côté de ceux à qui l'outrance libérale de la politique de Thatcher a donné envie de construire une nouvelle Grande Bretagne.

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Samedi 6 avril 2013 6 06 /04 /Avr /2013 10:30

Hollande-au-Maroc.jpgLe voyage du Président François Hollande s'inscrit dans la continuité de ceux de ses prédécesseurs, de Jacques Chirac à Nicolas Sarkozy. Une nouvelle fois, la monarchie marocaine s'est vue adoubée par la République française pour sa « volonté réformatrice » et les « pas accomplis vers la démocratie ». Pourtant, personne n'ignore que le système que génère le royaume marocain est réputé pour sa corruption, les inégalités sociales, une jeunesse sans avenir, un système éducatif en berne, et des atteintes répétées au niveau de vie des plus pauvres.

Le Makhzen s'appuie, pour se maintenir au pouvoir, sur un système répressif, qui laisse peu d'espace à la critique, qui conduit en prison des militants syndicaux, des droits humains et des journalistes mais qui ne peut empêcher la montée des protestations sociales. François Hollande a préféré taire cette réalité qu'il connaît, et a choisi, dans le dossier du Sahara occidental, de conforter son allié marocain, en soutenant son plan d'autonomie contre les résolutions de l'ONU et les recommandations de son secrétaire général pour le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui. Peuple en lutte pour sa libération dont plusieurs de ses militants viennent d'être condamnés à de très lourdes peines de prison, sans réaction des autorités françaises.

Décidément, la voix de la France a du mal à sortir du seul discours hérité d'une vision dépassée de ses rapports avec ses anciennes colonies. Les peuples du Maghreb attendent de notre pays des relations de coopération et de respect mutuel. A quand une nouvelle politique de la France vers cette région pour en faire un espace de solidarité, tourné vers la construction d'un partenariat méditerranéen du développement mutuel. C'est aux forces progressistes de ses peuples d'ouvrir cette voie nouvelle. C'est le choix du Parti communiste français.

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Vendredi 22 mars 2013 5 22 /03 /Mars /2013 12:30

Chypre-manifestation.jpgLe Président de la République de Chypre vient de présenter son « plan B », après la mobilisation massive du peuple de l'île et le rejet unanime par le parlement chypriote du scandaleux plan de « sauvetage » (sic) européen.

Ce plan constituait un veritable racket. Il exigeait la ponction directe dans les économies de tous les épargnants chypriotes comme contrepartie d'une aide financière de la BCE destinée aux banques, qui sont pourtant les veritables responsables de la situation. Il montre jusqu'où les dirigeants européens sont prêts à aller sous la pression des marchés, jusqu'à piquer directement dans les poches des citoyens et contourner les règles bancaires qu'ils se sont eux-même fixés.

Comparée à ce hold up, la nouvelle solution proposée d'un « fonds d'investissement et de solidarité » semble plus acceptable, même si beaucoup de choses restent à préciser. Il conserve en effet les mêmes objectifs et continue de se négocier sous le chantage des dirigeants de la BCE qui menacent de couper les vivres à Chypre. C'est insupportable.

Cette situation interpèle l'ensemble des pays membres sur l'état de la démocratie et le modèle de développement européen. Comment l'UE a-t-elle pu imaginer une seconde pouvoir imposer ainsi la spoliation aveugle des dépôts bancaires ? Et comment certains dirigeant de l'UE peuvent-ils, alors que leur proposition a été clairement battue, continuer de faire pression pour son application ?

La France doit rompre avec les soutiens aux chantages imposés aux peuples européens. Elle doit soutenir Chypre face aux rapaces qui n'hésiteront pas à vendre l'île pour les beaux yeux des marchés. Notre pays doit soutenir ceux qui résistent à la barbarie austéritaire et engager le combat pour changer les orientations européennes, le statut de la BCE et des banques en général, les traités ultralibéraux pour viser une élévation générale du niveau des standards sociaux. Ce combat est chaque jour plus urgent si l'on ne veut pas voir l'Union explosersous nos yeux.


Pierre Laurent
Secrétaire national du PCF

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Mardi 19 mars 2013 2 19 /03 /Mars /2013 10:30

Banque-Chypre.jpgEn choisissant un président de droite pour succéder au président Kristophoras d'AKEL, la majorité du peuple chypriote a cru qu'un compromis avec l'Union européenne serait plus facile à trouver. L'actuel président avait fait toute sa campagne en ce sens. Le prêt de 17 milliards d'euros demandé pour "sauver" le système bancaire national s'est transformé en 10 milliards avec une compensation de 5,8 milliards d'euros obtenus par une ponction sur les comptes bancaires des déposants à Chypre. Ceci comprend à la fois les comptes Offshore d'étrangers principalement russes et ceux des militaires anglais stationnés depuis la partition de 1974, mais aussi et surtout les comptes courant des chypriotes. La taxe sera de 6,75 pour cent pour tous les dépôts en dessous de 100 000 euros et de 9,9 pour cent au-delà. Il est vraisemblable que tout le weekend les étrangers ainsi que les "gros comptes" ont déjà déplacé les dépôts vers d'autres cieux bancaires plus cléments. Les petits déposants locaux n'auront pas cette possibilité. Cette mesure jamais débattue encore moins envisagée, est un choc pour le peuple qui se sent légitimement trahi.

Les mêmes recettes produiront les mêmes effets. La population va se ruer vers les banques dès leur réouverture. La taxe n'aura pas le rendement voulu et donc d'autres mesures austeritaires sont à prévoir. Chypre suivra ainsi le chemin de la Grèce. Encore faut-il que le parlement accorde sa confiance au gouvernement. Face à ce coup de force, le PCF apporte tout son soutien à AKEL et au peuple chypriote. Jamais le peuple chypriote n'acceptera de se faire spolier. Seule une Europe construite sur la solidarité et non sur le chantage peut espérer avoir un avenir.

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Lundi 18 mars 2013 1 18 /03 /Mars /2013 06:30

Rebelles-Syrie.jpgEn annonçant la fin de l'embargo sur les armes en direction de la Syrie, les autorités françaises prennent une très lourde responsabilité, celle d'alimenter une escalade militaire aux conséquences tragiques. C'est le régime de Bachar Al Assad qui a cherché, dès le début, la militarisation de la crise et qui en tirerait finalement tout le profit. Encourager cette militarisation est un choix consternant et dangereux qui peut engendrer l'escalade dans une région sous haute tension car, au demeurant, il est impossible de savoir dans quelles mains ces armes finiront pas tomber.

Le Parti Communiste Français condamne cette décision qui ne fait d'ailleurs pas consensus au sein même de l'opposition syrienne et rappelle l'exigence d'agir, à l'inverse, pour une solution politique qui puisse aboutir à l'arrêt de la confrontation armée et crée les véritables conditions pour que le peuple syrien puisse choisir son destin, ses dirigeants, et vive en paix, en démocratie et dans le respect des libertés fondamentales.

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Mercredi 6 mars 2013 3 06 /03 /Mars /2013 12:30

Hugo-Chavez.jpgAu nom du Parti Communiste Français et en mon nom propre, je voudrais saluer la mémoire du président Hugo Chavez Frias décédé le 5 mars après avoir affronté courageusement une longue maladie.

Le peuple vénézuélien perd un dirigeant, sans doute le plus important dans son histoire récente, qui a changé radicalement ses destinées. Il reste le président des gens modestes qui a apporté des avancées démocratiques et sociales sans précédent. Sous sa présidence, le Venezuela est devenu un pays indépendant et libre de la domination des pires fléaux du sous-développement dans lequel l'avaient laissé des décennies de gouvernement des forces corrompues et soumises à l’hégémonie étasunienne.

Son décès est aussi une grande perte pour l'Amérique latine tout entière, pour tous ces pays avec qui le Venezuela a développé des relations de coopération et de solidarité, pour tous les gouvernements progressistes avec qui le président Hugo Chavez Frias a commencé à construire une union continentale fondée sur le développement humain et le respect des souverainetés.

Je tiens à transmettre à son peuple, à sa famille, au vice-président Nicolas Maduro et à tous les révolutionnaires vénézuéliens nos plus attristées condoléances et toute notre solidarité. Nous sommes confiants dans l'avenir de la révolution bolivarienne et des peuples de l'Amérique latine forts de l'œuvre qu'il laisse.


Pierre Laurent,
Secrétaire national du PCF

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