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International

Lundi 17 juillet 2006 1 17 /07 /2006 06:54
Comment rester insensible à l'aggravation de la situation au Proche-Orient ?

Ce sont des scènes de guerre d'une intensité que nous n'avions pas vue depuis longtemps qui ont lieu en ce moment même au Liban.

En lançant une véritable offensive militaire contre le Hezbollah en riposte à des tirs de roquette, Israël plonge à nouveau le Liban dans la guerre.

Des dizaines de milliers de Libanais fuient actuellement le sud Liban pendant que les capitales européennes rapatrient en urgence leurs ressortissants. 20 000 Français vont être contraints de quitter le Liban, sous la protection de 800 militaires.

Au moins 136 civils ont déjà été tués et 330 blessés depuis le début de l'offensive israélienne.

Le Parti Communiste a vigoureusement condamné l'offensive israélienne contre le Liban, qui intervient quelques jours après après une vaste offensive contre la bande de Gaza.

Alors que les dirigeants des Etats-Unis partagent le même bellicisme mortel que les dirigeants israéliens, la France et à l'Union Européenne doivent faire entendre la voix de la paix ; il revient aux Nations-Unies de mettre tout en oeuvre pour stopper la spirale de la violence au Proche-Orient.

La mobilisation de l'opinion publique internationale peut être un atout décisif pour la paix au Proche-Orient.
Plusieurs associations appellent d'ores et déjà à un rassemblement samedi 29 juillet.
Les militants pacifistes et progressistes doivent y participer pour démontrer à nos amis israéliens et libanais qui se battent pour la paix que nous les soutenons.
Par David NOËL - Publié dans : International
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Samedi 22 juillet 2006 6 22 /07 /2006 09:56

Dix jours après le début de l'offensive israélienne au Liban contre le Hezbollah, le conflit aurait déjà fait 338 victimes côté libanais (majoritairement des civils) et 33 victimes côté israélien.

En Israël et au Liban, le camp de la paix s'efforce d'arrêter cette guerre meurtrière qui dévaste le Liban.

Dans toute la France, des manifestations pour la paix au Proche-Orient auront lieu cette après-midi.
Les militants communistes héninois vous invitent à participer au rassemblement de ce samedi 22 juillet, qui a lieu à 15 H, sur la grand place de Lille

Ce rassemblement lillois est organisé à l'appel de plusieurs associations, partis et syndicats de la région :

AFPS (Association France Palestine Solidarité), Arabesque, ASTR (Association de Solidarité Tourcoing Rafah), Alger Républicain, CBSPP (Comité Boulonnais de Soutien au Peuple Palestinien), CGT ( Confédération Générale du Travail), Collectif Palestine Nord, Comité Solidarité Basque, FSU (Fédération Syndicale Unitaire), LCR (Ligue Communiste Révolutionnaire), LDH (Ligue des Droits de l'Homme), MRAP ( Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples), PCF (Parti Communiste Français), URCF (Union des Révolutionnaires Communistes de France) , UJFP (Union des Juifs Français pour la Paix), les Verts.

Par David NOËL - Publié dans : International
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Vendredi 28 juillet 2006 5 28 /07 /2006 10:05
Les bombardements intensifs d’infrastructures civiles ont fait plus de 380 victimes innocentes, dont de nombreux enfants, et des centaines de blessés. Le peuple libanais, qui a déjà connu plus de 17 ans de guerre, est à nouveau pris en otage. L’ampleur des destructions ramène le Liban plus de 20 ans en arrière.

Les communistes expriment donc leur solidarité à l’égard du peuple libanais et des Français vivant aujourd’hui au Liban.

La France appelle aujourd’hui, par la voix de son gouvernement, à un cessez-le-feu sous conditions.

Exiger un cessez-le-feu et organiser un corridor humanitaire est une bonne chose. Mais dans la lignée des positions américaines et israéliennes, on ne peut laisser imposer des conditions, à savoir le désarmement unilatéral du Hezbollah, pour obtenir l’arrêt des hostilités. Une telle position n’est pas à la hauteur de la gravité de la situation et ne permettra pas d’arrêter les violences et les bombardements.

Le désarmement du Hezbollah ne peut être que le résultat d’un consensus inter-libanais.

C’est d’ailleurs ce que proposent la quasi totalité des forces politiques du Liban ainsi que le gouvernement de ce pays.

En outre, au vu des profonds liens d’amitié existant entre la France et le Liban, au vu de l’ampleur des destructions là bas, le gouvernement ne peut pas laisser Israël détruire ce pays sans réagir !

Il faut exiger, comme l’a fait Marie-George Buffet mardi à Matignon devant Dominique de Villepin, un cessez-le feu sans conditions. Et pour cela :

- imposer l’arrêt immédiat des bombardements et des incursions israéliennes au Liban et en Palestine.

- L’arrêt de tirs de roquettes du Hezbollah et du Hamas. Effectuer un échange de prisonniers. Toutes les personnes «soldats israéliens, élus et ministres palestiniens» détenus dans le cadre de cette crise doivent être libérés sans conditions.

- Garantir le respect absolu des conventions de Genève et du droit humanitaire. La sécurité des missions humanitaires et des secours d’urgence doit être garantie.

- Exiger le retrait des troupes israéliennes de Gaza et du Liban. Une force internationale sous l’égide de l’ONU devrait être chargée de faire respecter le cessez-le-feu et de sécuriser la zone.

Au-delà d’un cessez-le feu, il est urgent de se mobiliser pour réunir les conditions d’une paix durable au Proche-Orient. Le défifi posé à la communauté internationale est considérable. La France et ses partenaires européens doivent être à la hauteur et faire preuve d’initiatives. Une conférence internationale, dans le cadre de l’ONU doit être convoquée pour obtenir et garantir des avancées décisives :

- La mise en oeuvre d’un nouveau processus de règlement politique du conflit israélo-palestinien. Pour cela, il faut tout de suite rétablir les financements internationaux de l’autorité palestinienne. L’objectif est d’aller vers un règlement global comprenant la création d’un Etat Palestinien dans les frontières de 1967, la sécurité pour tous, la libération de tous les prisonniers palestiniens et libanais en Israël.

- La garantie d’une pleine souveraineté libanaise où seul un Etat démocratique et non confessionnel puisse disposer de la force armée. Seul un accord politique par consensus inter-libanais doit permettre l’obtenir le désarmement du Hezbollah.

- La définition dans le cadre de l’ONU des conditions régionales de la sécurité et d’un désarmement multilatéral, notamment nucléaire, impliquant tous les pays concernés y compris l’Iran et Israël.

Des manifestations pour la paix au Proche-Orient auront lieu samedi 29 juillet un peu partout en France, à l'appel, entre autres, du PCF.
A Lille, le rassemblement est fixé à 15 h, sur la Grand Place pour exprimer notre solidarité avec le peuple libanais, pour exiger le cessez-le-feu tout de suite.

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/03/66/15/tract-liban.pdf
Par David NOËL - Publié dans : International
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Vendredi 11 août 2006 5 11 /08 /2006 11:57
L'offensive israélienne au Liban a déjà fait selon le gouvernement libanais, plus de 1000 morts et plus de 3.000 blessés dont un tiers d'enfants de moins de douze ans. Près d’un quart de la population est déplacée.

On ne compte plus les destructions d’infrastructures, d’habitations et d’équipements vitaux pour les Libanais.

Le Parti communiste français exprime une nouvelle fois sa profonde émotion et sa condamnation de ces actes meurtriers.

En ce qui concerne les initiatives diplomatiques en cours, force est de constater qu’après des atermoiements injustifiables des Etats-Unis, ceux-ci s’apprêtent à déposer avec la France, devant le Conseil de Sécurité de l’O.N.U. un projet de résolution qui ne répond pas aux exigences de la situation. Le Liban, légitimement, l’a rejeté et appelle les pays arabes à faire de-même.  En effet, sans un retrait des troupes israéliennes, sur lequel le projet de résolution est muet, les affrontements et l’escalade risquent de se poursuivre.

Le peuple libanais qui a déjà connu plus de 17 ans de guerre et qui au prix d’efforts considérables de reconstruction pouvait enfin espérer de l’avenir, se trouve aujourd’hui ramené aux pires moments de son histoire récente. Il a besoin en urgence de la solidarité matérielle, politique et humanitaire de tous les pays et les peuples épris de paix. La France qui s’y engage et l’Union européenne ont tout particulièrement le devoir d’être au premier rang de cet effort indispensable.

Le Parti communiste, comme l’a fait en son nom Marie-George Buffet il y a 10 jours, ses représentants en mission d’information et de solidarité à Beyrouth ces derniers jours (le député Jean Claude Lefort et Serge Guichard),  exige un cessez-le feu immédiat et sans condition.

Le désarmement du Hezbollah pour être effectif passe par un dialogue inter-libanais. C’est ce que proposent la quasi-totalité des forces politiques du Liban ainsi que son gouvernement. Le Liban, pays souverain exige justement le respect de sa souveraineté.

Le Parti communiste appelle donc les autorités françaises et de l’Union européenne à agir avec force pour :

- imposer l'arrêt immédiat des bombardements et des occupations israéliennes au Liban et en Palestine. L'arrêt de tirs de roquettes du Hezbollah et du Hamas.

- effectuer un échange de prisonniers. Toutes les personnes - soldats israéliens, élus et ministres palestiniens - détenues dans le cadre de cette crise doivent être libérées sans conditions.

- garantir le respect absolu des conventions de Genève et du droit humanitaire. La sécurité des  missions humanitaires et des secours d’urgence doit être garantie.

- exiger le retrait des troupes israéliennes de Gaza et du Liban. Une force internationale sous l’égide de l’ONU devra être chargée de faire respecter le cessez-le-feu et de garantir la sécurité du Liban, d’Israël et de la Palestine.

Au-delà du cessez-le feu immédiat, il est urgent de se mobiliser pour réunir les conditions d'une paix durable au Proche-Orient. Le défi posé à la communauté internationale est considérable. La France et ses partenaires européens doivent être à la hauteur et faire preuve d’initiatives. Une conférence internationale, dans le cadre de l'ONU, doit être convoquée pour obtenir et garantir des avancées décisives :

- La mise en oeuvre d’un nouveau processus de règlement politique du conflit israélo-palestinien. Pour cela, il faut tout de suite rétablir les financements internationaux de l’autorité palestinienne. L’objectif est d’aller vers un règlement global comprenant la création d’un Etat Palestinien dans les frontières de 1967, la sécurité pour tous, la libération de tous les prisonniers palestiniens et libanais en Israël.

- La garantie d’une pleine souveraineté libanaise où seul un Etat démocratique et non confessionnel puisse disposer de la force armée. Seul un accord politique par consensus inter-libanais doit  permettre l'obtenir le désarmement du Hezbollah.

- La définition dans le cadre de l’ONU des conditions régionales de la sécurité et d’un désarmement multilatéral, notamment nucléaire, impliquant tous les pays concernés y compris l’Iran et Israël.

Les peuples doivent peser de tout leur poids pour faire avancer ces solutions. Tous les mercredis à Paris et dans de nombreuses villes en France la solidarité s’exprime avec le peuple libanais. Le 12 août prochain a été proclamée journée d’action mondiale, par un appel de délégations internationales rassemblées à Beyrouth.. Nous invitons toutes celles et ceux qui partagent les exigences de cessez-le-feu immédiat et de paix juste et durable au Proche Orient à contribuer  aux mobilisations indispensables.

Assurons la participation populaire aux rassemblements,
partout où cela est possible !

Lille, rendez-vous le 12 août,
15H Grand Place

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/03/66/15/cessez-le-feu-immediat.pdf
Par David NOËL - Publié dans : International
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Vendredi 15 juin 2007 5 15 /06 /2007 09:53
Die-Linke.png L'Allemagne nous montre-t-elle la voie ?

Le congrès de fusion entre le Linkspartei.PDS (héritier du SED, le parti communiste de RDA) et le WASG (créé par des syndicalistes, d'anciens militants du SPD déçus du virage social-libéral de Schröder et des altermondialistes) a lieu ce weekend et un certain nombre de personnalités politiques de la gauche radicale française s'y sont rendus.

Il faut dire que Die Linke, le nouveau parti de gauche allemand a remporté 8,7 % des voix aux élections au Bundestag de 2005 et une cinquantaine de sièges. Die Linke est aujourd'hui crédité dans les derniers sondages de 11 à 12 % des voix, des scores qui font rêver les partisans français d'une alliance ou d'une union du PCF, de la LCR et des antilibéraux.

Jean-Luc Mélenchon évoque par exemple dans une interview à l'Humanité la possibilité pour les membres de son courant, PRS, de rejoindre à terme un Linkspartei à la française pour peu que le PCF veuille bien les accueillir.

Dimanche, avec le second tour des élections législatives, un cycle électoral s'achèvera. Laminée par les effets du mode de scrutin, la gauche risque de se retrouver très minoritaire à l'Assemblée nationale et le PCF n'est pas sûr de conserver un groupe parlementaire.

Les municipales de mars 2008 arriveront très vite. Dans l'intervalle, le PCF devrait tenir son congrès à l'automne.

La création de Die Linke s'explique essentiellement par la géographie politique allemande : le PDS, bien implanté dans les Länder de l'ex-Allemagne de l'Est n'a jamais percé à l'Ouest. A contrario, le WASG est né en Allemagne de l'Ouest autour d'anciens militants du SPD. Ce modèle me paraît difficilement transposable en France.

"Là où il y a une volonté, il y a un chemin", disait Lénine. J'avoue être quand même sceptique sur la volonté d'un certain nombre d'antilibéraux de s'unir avec le PCF ; la campagne de José Bové a montré quel pouvait être le jusqu'au-boutisme libertaire et anti-parti des gens qui soutenaient l'ancien leader de la Confédération paysanne.
Quant à l'aile gauche du Parti socialiste, ce n'est pas demain qu'elle quittera un PS devenu hégémonique à gauche ; les amis de Gérard Filoche ont été très clairs sur ce point et Jean-Luc Mélenchon a vraisemblablement lancé un simple ballon d'essai, sans doute avec l'accord de Laurent Fabius qui cherche à se repositionner.

A mon sens, le PCF a d'importantes réserves de voix et une marge de manoeuvre à condition qu'il se dote d'un programme clair et d'une direction nationale rajeunie et combative (comme la LCR a su le faire).

En tout état de cause, l'exemple allemand devra être scruté et il faudra débattre avec sérénité de l'avenir du Parti Communiste. Le débat est d'ores et déjà ouvert sur notre blog. A vos claviers !
Par David NOËL - Publié dans : International - Communauté : Les antilibéraux
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Samedi 29 septembre 2007 6 29 /09 /2007 11:41
Le PCF a participé, jeudi 27 septembre, à un rassemblement de solidarité organisé devant l'ambassade de Birmanie. Jacques Fath, membre du Comité Exécutif et responsable des relations internationales du PCF a pris la parole et exprimé le soutien des communistes au peuple birman en lutte contre la junte militaire au pouvoir.

Par David NOËL - Publié dans : International
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Dimanche 23 décembre 2007 7 23 /12 /2007 09:14
undefined Une conférence de presse était organisée hier matin, au Church Café, par le MJS et le Comité Ingrid Bétancourt du Pas-de-Calais, animé par Luc Mouveaux.

Pierre Ferrari et Luc Mouveaux avaient invité pour l'occasion les responsables de tous les partis démocratiques héninois. Autour de la table, on remarquait Marie-Noëlle Lienemann et Annick Genty pour le PS, Régine Calzia pour les Verts, Francis Cotard pour l'Alliance Républicaine et David Noël pour le PCF.

C'est la première fois qu'une initiative pour Ingrid Bétancourt avait lieu à Hénin-Beaumont et Luc Mouveaux s'est félicité de l'engagement des jeunes socialistes qui ont mené vendredi sur le marché une opération foto-libertad en se faisant photographier avec un t-shirt "libertad" dans les mains.

Enlevée par les FARC le 23 février 2002, la députée écologiste franco-colombienne Ingrid Bétancourt est devenue le symbole et le visage de ces 3000 otages détenus par les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie, la plus ancienne guérilla du monde.

Depuis la médiation avortée du président vénézuélien Hugo Chavez, la famille d'Ingrid Bétancourt a retrouvé un peu d'espoir : d'abord avec la diffusion d'une vidéo montrant une Ingrid Bétancourt affaiblie, mais vivante et cette semaine, avec l'annonce de la libération imminente de Clara Rojas, la directrice de campagne d'Ingrid Bétancourt.

Les communistes d'Hénin-Beaumont se félicitent de ces avancées et appellent les FARC à libérer les otages encore détenus. Le président Alvaro Uribe porte une lourde responsabilité. Autoritaire, le président colombien s'appuie sur des groupes de paramilitaires utilisés notamment par les gros propriétaires terriens et les industriels pour exécuter les syndicalistes. Alvaro Uribe a fait échouer la médiation de Chavez et rêve d'en découdre avec les FARC.

undefined Luc Mouveaux rappelait hier que 70 % des prises d'otages en Colombie sont réalisées par les paramilitaires. Il y a plusieurs jours, dans une émission de Daniel Mermet consacrée à la Colombie, un prêtre proche de la Théologie de la Libération expliquait aux auditeurs de France Inter que selon les critères occidentaux, le pouvoir d'Alvaro Uribe s'apparentait au fascisme : un pouvoir autoritaire, militarisé, de type "bonapartiste" qui s'appuie sur des milices armées utilisées par le patronat contre la classe ouvrière.

A son corps défendant, Ingrid Bétancourt est devenue le symbole d'une guerre civile silencieuse et les guerres civiles, on le sait, entraînent une brutalisation de toute la société, un mépris de la vie humaine, une animalisation des ennemis jusque dans la manière dont on traite le corps des victimes : cadavres de paysans refusant d'être enrôlés ou taxés par les paramilitaires abandonnés sur le chemin et déguisés en guérilleros, corps d'otages exécutés rendus à leur famille contre paiement d'une rançon...

La section d'Hénin-Beaumont du PCF appelle le gouvernement colombien et les FARC à s'asseoir autour d'une table et à négocier les conditions d'une paix juste et durable.
Solidaires des victimes de ce conflit qui ne veut pas dire son nom, les communistes participeront à toutes les actions pour informer et sensibiliser l'opinion publique. Nos messages de soutien, nos actions, même symboliques, peuvent faire beaucoup. Non seulement pour que les otages sachent que l'on pense à eux, mais aussi pour que la guerre civile colombienne sorte de l'ombre. Les dictatures et les guérillas craignent plus que tout la lumière...

Pour Ingrid Bétancourt et pour les 3000 otages en Colombie, pour le peuple colombien victime d'une guerre civile brutale comme pour ces jeunes de France ou d'Amérique qui sombrent dans l'enfer de la drogue, la mobilisation doit se poursuivre et monter en puissance, jusqu'à ce que soit trouvée une solution pacifique et négociée au problème colombien.
Par David NOËL - Publié dans : International - Communauté : Les antilibéraux
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Samedi 29 décembre 2007 6 29 /12 /2007 09:41
undefined L’assassinat de Benazir Bhutto est un crime contre les travailleurs et les paysans du Pakistan. Il a été commis en pleine campagne électorale, après des années de dictature militaire. Les masses pakistanaises aspirent à un profond changement. En conséquence, le PPP de Benazir Buttho connaissait une puissante vague de soutien et était assuré de remporter les élections législatives prévues pour le 8 janvier.

La campagne électorale montait en puissance, et le message socialiste de la tendance marxiste du PPP – The Struggle – recevait un accueil enthousiaste dans tout le pays. Ces élections allaient marquer un grand tournant à gauche, au Pakistan. Cela semait la panique dans la clique dirigeante. Telle est la cause de l’assassinat de Benazir Bhutto.

Cette provocation sanglante avait pour but d’empêcher la tenue d’élections que le PPP allait gagner, et de fournir une excuse à une possible réintroduction de la loi martiale et de la dictature. C’est un acte contre-révolutionnaire qui doit être condamné sans réserves.

Qui en est responsable ? Quand j’ai posé la question à nos camarades de Karachi, ils ont immédiatement répondu : « les Mullahs. » Dans des pays comme le Pakistan, les forces de la contre-révolution se drapent souvent dans les habits du fondamentalisme islamique.

Qui que soit l’agent direct de cet acte criminel, les fils en remontent très haut. Les soit-disant « jihadistes » ne sont que les laquais et les hommes de main de forces réactionnaires qui sont au cœur de l’appareil d’Etat et de la classe dirigeante. Ils sont soutenus par une partie des Services Secrets Pakistanais (ISI), par des barons de la drogue directement liés aux Talibans et par le régime saoudien, toujours soucieux d’appuyer et de financer toute activité réactionnaire à travers le monde.

L’actuelle guerre en Afghanistan a des conséquences désastreuses au Pakistan. La classe dirigeante pakistanaise avait l’ambition de dominer l’Afghanistan après l’expulsion des Russes, en 1989. L’armée pakistanaise et l’ISI y sont impliqués depuis des décennies. Ils sont toujours liés aux Talibans et aux barons de la drogue (ce qui est la même chose). D’énormes fortunes ont été accumulées grâce au commerce de la drogue, ce qui empoisonne le Pakistan et en déstabilise l’économie, la société et la politique.

L’assassinat de Benazir Bhutto est une nouvelle illustration de la dégénérescence et de la corruption extrêmes qui rongent les organes vitaux du Pakistan. La misère des masses, la pauvreté et les injustices exigent une solution urgente. Mais les propriétaires terriens et les capitalistes n’ont aucune solution à ces problèmes. Les travailleurs et les paysans voyaient une alternative dans le PPP.

Certains « de gauche » diront : « mais le programme de Benazir Bhutto n’était pas une solution ». Mais les marxistes du PPP se battent pour le programme du socialisme – le programme originel du PPP. Et les masses ne peuvent apprendre à distinguer les programmes et les politiques qu’à travers leur propre expérience.

Les élections de janvier auraient donné aux masses une opportunité de faire au moins un pas dans la bonne direction, en infligeant une défaite décisive aux forces de la réaction et de la dictature. Elles auraient alors eu la possibilité de mieux distinguer les programmes et les politiques – non en théorie, mais en pratique.

Quel effet l’assassinat de Bhutto aura-t-il sur les masses ? Les larmes ont laissé place à la colère et à un sentiment de choc général. A l’heure où ces lignes sont écrites, il y a des émeutes dans les rues de Karachi et d’autres villes. Les gens bloquent les rues et brûlent des pneus. C’est un avertissement à la classe dirigeante : la patience des masses atteint ses limites. Et leur mouvement ne peut être arrêté par l’assassinat d’un dirigeant – ou de mille.

Les masses soutiennent toujours leurs grandes organisations traditionnelles. Le PPP s’est développé dans le feu des mouvements révolutionnaires de 1968-69, lorsque les travailleurs et les paysans étaient tout près de prendre le pouvoir.

Le dictateur Zia a assassiné le père de Benazir. Cela n’a pas empêché la renaissance du PPP dans les années 80. Les forces du terrorisme d’Etat ont assassiné le frère de Benazir, Murtazar. Ils ont ensuite exilé Benazir et instauré une nouvelle dictature. Cela n’a pas empêché le PPP de connaître une nouvelle résurrection lorsque 2 à 3 millions de personnes sont descendues dans la rue pour accueillir le retour de Benazir, en octobre dernier.

Les masses sortiront du choc et de la colère immédiates. Ces émotions seront remplacées par la révolte et la soif de revanche. Ce qu’il faut, ce n’est pas une revanche individuelle, mais une revanche collective. Il faut préparer les masses à un nouvelle offensive révolutionnaire qui s’attaquera aux racines des problèmes du Pakistan.

Il se peut que la clique dirigeante retarde les élections – mais il lui faudra bien organiser des élections tôt ou tard. Les réactionnaires espèrent que la disparition de Benazir affaiblira le PPP. C’est une erreur sérieuse ! Le PPP ne peut être réduit à un individu. Si c’était le cas, le PPP aurait disparu après l’assassinat de Zulfiqar Ali Bhutto, le père de Benazir.

Le PPP ne se ramène pas à un individu. C’est l’expression organisée de la volonté des masses à changer la société. C’est les 3 millions de Pakistanais qui sont descendus dans la rue pour accueillir Benazir. C’est les dizaines de millions qui se préparaient à voter pour le PPP. Ces millions pleurent, à présent. Ils trouveront le chemin qui fera entendre leur voix.

Les masses doivent protester à ce meurtre par un mouvement qui débouche sur une grève générale. Elles doivent lever le drapeau de la démocratie. Non à la dictature ! Non à loi martiale ! Pour des élections immédiates !

La direction du PPP ne doit pas capituler aux pressions pour retarder les élections. Convocation immédiate des élections ! Que la voix du peuple soit entendue ! Surtout, le PPP doit revenir à ses principes et son programme originels.

Les principes fondateurs du PPP fixent l’objectif de la transformation socialiste de la société. Cela comprend la nationalisation des terres, des banques et de l’industrie sous contrôle ouvrier, ainsi que le remplacement de l’armée professionnelle par des milices paysannes et ouvrières. Ces idées sont aussi justes aujourd’hui que lorsqu’elles ont été écrites pour la première fois.

Rien n’est plus simple que de tuer un homme ou une femme. Nous autres humains sommes des créatures fragiles. Mais on ne peut pas assassiner une idée dont l’heure est venue !

Alan Woods
le 27 décembre 2007.
Par David NOËL - Publié dans : International
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Jeudi 31 juillet 2008 4 31 /07 /2008 06:14
C’est un Parti de la refondation communiste (PRC) divisé sur la manière de mener l’union de la gauche qui a tenu son septième congrès ce week-end, dans la cité thermale de Chianciano Terme. Au centre des débats, la « Constituante de gauche » proposée par la motion 2 du gouverneur des Pouilles, Nichi Vendola, qui n’a recueilli qu’une majorité relative (47 %) des voix des 43 535 militants ayant voté, mais qui fait l’unanimité des quatre autres motions contre elle.
Pour Nichi Vendola et la direction sortante, le PRC, sorti laminé des dernières élections législatives, doit se dissoudre dans un nouveau Parti de Gauche confédéral avec les Verts et la Gauche Démocrate, ce courant issu de DS (Démocrates de Gauche) qui a refusé la création du Parti Démocrate.

Jusqu’à dimanche, dans un climat très tendu, entre applaudissements et sifflets, tractations entre motions la nuit, le nom du secrétaire général était une incertitude. En fait, chacun est resté sur ses positions.

C’est finalement Paolo Ferrero qui a été élu dimanche soir secrétaire général du parti par le comité politique national. Ouvrier chez Fiat à l’origine et militant syndical, Paolo Ferrero a adhéré au PRC au milieu des années 90, après avoir été membre du groupe « Démocratie Prolétarienne » dans les années 80. Il ne cache pas son engagement, qui peut déconcerter, dans l’église évangélique vaudoise. Il était aussi ministre, ouvertement critique, dans le gouvernement Prodi.

Dans un premier temps, la motion qu’il soutenait prônant « une relance de Refondation communiste » n’avait obtenu que 40 % des voix des militants. Finalement, Paolo Ferrero est parvenu à trouver un accord avec trois motions minoritaires et la direction sortante, menée par Nichi Vendola et Fausto Bertinotti a été mise en minorité par 142 voix contre 134. Le congrès a également adopté une résolution, par 342 voix sur 646, affichant sans ambiguïté la rupture avec la stratégie et les pratiques politiques mises en œuvre jusqu’à présent. « La relance du Parti de la refondation communiste doit être caractérisée par un virage à gauche », expliquent les thèses politiques votées par 52 % des délégués.

Ce « virage à gauche », salué par le représentant de la motion trotskiste, Paolo Bellocchi, passe par une impossibilité « d’un accord organique » avec le Parti démocrate (PD) pour le gouvernement du pays et laisse l’interrogation sur les élections locales de l’an prochain. De plus, le document « considère fermée et dépassée la phase caractérisée par la collaboration organique avec le PD », « repousse la Constituante de gauche et n’importe quelle hypothèse de dépassement ou d’entrée du PRC dans une autre formation politique ». Un camouflet pour la direction sortante, en grande partie favorable à la constituante de gauche, mais qui avait abandonné cette option jeudi, dans le but de trouver un large accord.

Ce congrès est très marqué par la défaite des 13 et 14 avril dernier. Avec celle-ci, communistes, socialistes, Verts ont tout simplement disparu du Parlement italien, pour la première fois depuis la chute du fascisme. La faute au vote utile pour le nouveau Parti démocrate (PD) et à l’abstention dans les rangs du peuple de gauche, due à la désillusion face au bilan du gouvernement Prodi. Mais pas seulement. « Nous avons perdu le défi du XIXe siècle : cette querelle de classes et de civilisation qui a transformé le travail de marchandise pauvre et sale, de trafic de bras, de dimension biologique et privée, en épopée de rébellion et de dignité, en dimension sociale », analysait dans une présentation de sa motion aux accents poétiques, jeudi soir Nichi Vendola, alors seul candidat ouvertement déclaré au poste de secrétaire général. Certains de ses partisans souligneront que la droite est vécue comme donnant une réponse à la crise du néolibéralisme donnant du sens, par la peur et la guerre entre pauvres, en faisant « du rejet de l’autre un sens commun ».

« Si nous voyons la défaite seulement sur le long terme, c’est comme si nous n’étions pas dans l’histoire », lui rétorque le rapporteur de la motion alternative, Maurizio Acerbo. En cause, la participation de Refondation communiste sous la bannière de la Gauche - l’Arc-en-ciel (SinArc), commune avec les Verts, le Parti des communistes italiens (PdCI) et la Gauche démocrate (socialistes refusant l’entrée dans le PD).

Après son intervention samedi, Paolo Ferrero est parvenu à s’adjoindre les faveurs des positions les plus radicales en faisant l’union sur quelques points. Premièrement, un virage à gauche par le retour au lien avec les « mouvements », comme à l’époque phare de Refondation, très liée au mouvement social avant l’entrée dans le gouvernement Prodi en 2006. Deuxièmement, travailler sur « la rupture entre la gauche et la société » avant l’unité de la gauche, à partir de la « reconstruction du conflit de classes ». Dans ce cadre, le communisme, par son univers symbolique, « est encore une ressource ». Troisièmement, la présentation de Refondation communiste aux élections européennes, avec une liste rassemblant les anticapitalistes. Longuement applaudie par ses partisans, son intervention a été saluée par une partie de la salle par les chants de Bandiera rossa et Bella ciao.

Cette défaite sur le fil est interprétée comme une « régression culturelle » de Refondation communiste par les partisans de Nichi Vendola. Dans une conférence de presse lundi après-midi, celui-ci annonçait le lancement d’une tendance Refondation pour la gauche, en septembre.

Pour les communistes français, confrontés à une stratégie similaire à celle de l’ancienne direction du PRC, les conclusions du congrès du PRC, son « tournant à gauche », sont du plus haut intérêt, alors que notre propre congrès se prépare.

Le poids du bilan, l’effondrement électoral de la coalition « arc-en-ciel » (3 % au lieu de 10 %), la mobilisation des communistes italiens, auront eu raison du poids de l’appareil sortant. Et si en décembre, à leur tour, les communistes français créaient la surprise ?
Par David NOËL - Publié dans : International - Communauté : les anti-capitalistes
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Mercredi 13 août 2008 3 13 /08 /2008 06:49
C'est le Wall Street Journal, le très conservateur quotidien économique américain qui l'a révélé le 1er août dernier : le groupe Wal-Mart, géant de la grande distribution, avec 3 500 supermarchés aux Etats-Unis (6 100 dans le monde), 1,2 millions d'employés et 2,3 % du PNB des Etats-Unis a organisé plusieurs réunions internes à caractère obligatoire dans plusieurs Etats pour mettre en garde son personnel contre une victoire de Barack Obama aux élections présidentielles de novembre.

Wal-Mart s'est rendu tristement célèbre pour sa politique de très bas salaires et l'absence totale de représentation syndicale dans les magasins du groupe. Longtemps, le géant de la grande distribution a été le plus fidèle soutien du Parti Républicain, multipliant les dons aux candidats républicains. Depuis 2004, anticipant une victoire démocrate aux élections au Congrès et aux présidentielles de 2008, Wal-Mart finance également les démocrates sans que sa politique anti-syndicale ait évolué.

Depuis vingt ans, le syndicalisme américain a considérablement reculé. En 1955, l'AFL-CIO comptait 15,7 millions d'adhérents, mais le taux de syndicalisation s'est effondré, passant de 35 % en 1955 à 19,5 % en 1984 et 12,5 % en 2005. Dans le secteur des services, le taux de syndicalisation n'est que de 8 %.
La faiblesse du syndicalisme américain s'explique par une législation anti-syndicale issue de la guerre froide et du Maccarthysme. Votée en 1947, la loi Taft-Hartley interdit les débrayages spontanés et les grèves de solidarité, impose un préavis de grève de 60 jours, interdit le droit de grève des fonctionnaires fédéraux, des fonctionnaires d'Etats et des fonctionnaires des collectivités locales.

Jusqu'en 1965, les dirigeants syndicaux étaient obligés de prêter serment de non-communisme avant que cette disposition soit déclarée inconstitutionnelle.

Dans les entreprises, la création et le maintien d'une section syndicale est soumis à un processus électoral d'accréditation long et complexe supervisé par le gouvernement. Depuis le milieu des années 80, beaucoup de grandes entreprises se sont dotées de conseillers juridiques et ont délocalisé leurs unités de production dans les Etats du Sud des Etats-Unis où la législation ne donne pas la garantie des droits syndicaux. Pour les seules années 80, les Etats du Nord et du Midwest où les syndicats sont présents ont perdu 1,5 millions d'emplois au profit des Etats du Sud où les droits syndicaux n'existent pas.

Là où des syndicats sont implantés, plusieurs grandes entreprises ont engagé des élections révocatoires, par exemple à la suite d'une grève. Après avoir fait tomber le syndicat dans le piège de la grève, l'entreprise engage des travailleurs remplaçants à la place des grévistes et fait voter le personnel non gréviste pour révoquer l'accréditation du syndicat ce qui lui permet d'interdire le syndicat, de licencier les grévistes et les délégués du personnel. Chaque année, 10 000 militants syndicaux sont licenciés aux Etats-Unis pour leur activité syndicale.

Le Parti Démocrate s'est longtemps satisfait de cette situation. Anti-communistes, proches des milieux d'affaires, les démocrates ne se distinguent guère des Républicains, mais semblent avoir évolué sur la question syndicale. Barack Obama soutient ainsi un projet de loi baptisé Employee Free Choice Act qui facilitera l'implantation syndicale en entreprise.

Sans surprise, John Mac Cain, le candidat républicain, est contre ce projet et soutient les positions anti-syndicales du patronat.

Wal-Mart a choisi son camp. Hostile à toute législation favorable aux syndicats, le géant américain de la grande distribution fait ouvertement campagne pour le candidat Républicain en convoquant ses cadres et ses directeurs de magasins pour les alerter du risque que des sections syndicales voient le jour dans leurs magasins.

En France, nous n'en sommes pas encore là. Le harcèlement anti-syndical est plus insidieux. On n'imagine pas Carrefour ou Auchan convoquer leurs cadres pour les inciter à voter Nicolas Sarkozy. On ne l'imagine pas encore...

L'affaire Wal-Mart est révélatrice d'une époque. Comment douter, après ça, de la réalité de l'exploitation qui se joue au quotidien sous le capitalisme ? On nous accuse parfois d'être archaïques quand nous parlons de lutte des classes, mais la lutte des classes, les patrons la mènent sans pitié contre les militants du mouvement ouvrier.

Au moment où Barack Obama, de retour d'Europe, adopte des positions de plus en plus centristes, l'affaire Wal-Mart convaincra-t-elle le leader démocrate d'incarner le vrai changement en s'attaquant au pouvoir des capitalistes ? Il est permis de rêver...
Par David NOËL - Publié dans : International - Communauté : Les antilibéraux
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